Interview : Annie Cordy

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La grande artiste qu’est Annie Cordy est en ce moment en tournée avec la pièce Laissez-moi sortir. Faut-il encore présenter cette chanteuse, danseuse et comédienne qui nous illumine à chaque apparition par son sourire et son énergie.

Seule en scène durant 1h20 dans le rôle de Joce de Guérande, Annie Cordy sillonne les routes de France jusqu’en juin 2010. Une pièce durant laquelle une comédienne doit fêter son jubilé lors d’une émission télé mais se retrouve enfermée sur le balcon et doit se contenter de passer sa vie en revue seule.

C’est lors d’un jour de relâche, alors qu’elle répondait à son courrier d’admirateurs depuis son bureau qu’Annie Cordy m’a fait le très grand plaisir de répondre à mes questions sur cette pièce. Bonne lecture.

 

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 Bonjour Annie,

Vous jouez dans la pièce de théâtre Laissez-moi sortir, comment êtes-vous arrivée sur le projet ?

Christian Morin avec qui je tournais m’a dit : « Mon ami Jean-Marie Chevret (ndlr : auteur de Le squat et Les amazones) a écrit une pièce, et il aimerait te la faire lire ». J’ai donc dit oui pourquoi pas, et je l’ai lue. Cela m’a plu donc ça c’est fait naturellement. On a juste changé des choses car ce n’était pas écrit pour moi mais, l’histoire d’une comédienne qui fête son jubilé, ça pouvait très bien s’accorder avec moi. La plupart du temps d’ailleurs le public fait l’amalgame alors que ce n’est pas ma vie du tout.

Y a-t-il un point précis qui vous a fait accepter rapidement ?

Le tout, cela permettait pleins de choses. Il y a des choses tendres et d’autres dures. Mais surtout les gens rient beaucoup. C’est le personnage et l’histoire vraiment.

Votre personnage essaye de fêter son jubilé, aimez-vous les hommages en ce qui vous concerne ?

Pas du tout, vraiment pas non. Je prends tellement de plaisir à faire mon métier que c’est moi qui devrait donner des médailles aux gens. Je n’ai jamais aimé les honneurs, j’ai des médailles plein les valises et parfois je redécouvre des choses, ça fait du bien mais je n’y attache pas une grande importance.

Est-ce le même trac avant d’entrer en scène que pour un tour de chant ?

Ah oui, le trac ça s’écrit T.R.A.C dans tous les domaines et je l’ai toujours. Le jour où je ne l’aurai plus je ne pourrai même pas jouer. Il faut que je sois au maximum de mes capacités à chaque fois pour les gens qui me suivent depuis tant d’années. Je ne veux pas qu’ils se disent : « Ah tient ce soir c’était moyen ». Non !

Vous êtes partie avec cette pièce pour une tournée jusqu’en juin, d’où puisez-vous votre énergie ?

Dans la passion de mon métier, j’ai beau être fatiguée parfois, une fois que j’y suis, j’y suis.

Avez-vous donné un peu votre avis sur la mise en scène ?

Oui, tous les jours on trouve des trucs d’ailleurs. J’ai 2 metteurs en scène formidable, Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé, on a travaillé main dans la main. C’est une sorte de coordination entre nous. La seule chose qui compte c’est le résultat final et quand nous sommes tous d’accord, c’est qu’il y a quelque chose.

Avez-vous le temps de penser à d’autres projets pour la suite ?

On m’a fait 2 autres possibilités de pièces, mais je ne pense pas que je les ferai. J’aimerais repartir un peu dans la musique après cette tournée et je cherche une idée justement en ce moment. Je n’ai pas encore de piste mais ça va venir.

C’était un vrai bonheur de m’entretenir avec Annie Cordy et je la remercie pour sa gentilesse et sa bonne humeur. Avant de partir, Annie vous a laissé un message sur le répondeur, à écouter ci-dessous.

One thought on “Interview : Annie Cordy

  1. Mouai, lol, on s’est toujours pas ce qu’il y a sous son grand chapeau …

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