Interview : Pony Pony Run Run

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Révélation du Printemps de Bourges en 2010, le groupe Pony Pony Run Run n’a jamais cessé de faire parler de lui depuis la sortie de son 1er album You need Pony Pony Run Run, l’an dernier. Le single Hey You n’a échappé à aucune radio et le second Walking on a line est en train de suivre le même chemin.

Le groupe, toujours en tournée, a reçu en mars dernier la Victoire de la Musique du Groupe ou artiste révélation du public de l’année. Ils seront en concert demain à l’Elysée Montmartre et mercredi au Bataclan à Paris pour 2 concerts complets.

A cette occasion, Le Mediateaseur qui a toujours soutenu ce groupe s’est entretenu avec Antonin, l’un des membres, pour faire un petit survol du parcours du groupe. Bonne lecture.

 

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Bonjour Antonin,

Le groupe n’arrête pas d’être honoré en ce moment, est-ce que tu pouvais penser à ça au début de l’aventure ?

Je ne pense pas, il y a toujours un mélange entre le rêve et la réalité. C’est vrai qu’on veut aller loin avec ce projet, que ce soit dans le temps ou avec ce qu’on peut avoir. On s’est juste dit en sortant l’album qu’on était contents, et qu’on avait de bonnes chansons. Il fallait attendre pour voir mais on le sentait bien, mais de là à s’attendre à une Victoire de la Musique ou à un disque d’or, surtout en ce moment avec la crise du disque, on ne s’attendait pas à ça. On est même encore spectateur de ça et on est super heureux de pouvoir encore faire des concerts avec cet album sorti il y a un an.

Quel regard portes-tu justement sur le parcours des Pony Pony Run Run ?

On s’est rencontré en 2005 et on a fait 3 ou 4 ans de concerts très rapidement par nous-même en France et en Europe comme Italie, Suisse, Pologne, Espagne…. C’était de manière très indépendante, et on mettait des nouveaux morceaux sur internet. On s’est fait une espèce de formation à l’ancienne durant laquelle on a appris à jouer ensemble et à vivre ensemble. Après on a voulu avoir un vrai album à défendre et on a trouvé le partenaire parfait qui est 3ème bureau. Cette formation de galère et de live durant 3 ans nous a été vraiment salutaire et le succès est vraiment devenu progressif pour nous. Avec ça, on a su gérer.

Vous avez reçu une victoire de la musique, le prix venant du public, est-il plus important pour toi ?

Oui vraiment, je ne sais pas comment se passe le vote des pros pour les autres prix, même si ça a de la valeur aussi. Mais par le public, oui c’est hyper important car on se sent soutenus. Et se dire que les gens votent pour nous car peut-être ils ont apprécié le concert et que les fans nous soutiennent assez pour voter. On ne s’y attendait absolument pas et ça a été une vraie surprise, et ça nous situe un peu dans le monde de la musique en France.

En parlant du public, vous vous produisez partout en Europe, l’accueil est-il le même partout ?

Avant l’album, on avait tendance à dire que le public à l’étranger été plus réactif, car en Allemagne ou en Angleterre, il y a une culture club ou les gens vont dans les clubs écouter des groupes. Mais depuis l’album et la reconnaissance avec Hey You, on n’a jamais eu un public comme ça. Les gens crient, il y a des fans, et en plus depuis octobre, on a principalement fait la France et ça a été une vraie redécouverte de ce public-là.

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La tournée dure depuis plus d’un an, et elle est loin d’être finie, est-ce le même spectacle depuis le début ?

Non, il a vraiment évolué car on a commencé la tournée en septembre avec les moyens du bord avec du matériel pas génial. Tous les 2 mois, on a fait des sessions de travail pour changer les chansons et on fait encore ça maintenant. Dès janvier, on est arrivés à une forme qui nous satisfaisait bien pour le format long et aussi pour les festivals. C’est le principal travail du moment, comme on n’a pas vraiment de temps pour composer, mais le travail de live et de covers, etc… c’est un truc qu’on fait.  Et je pense que si depuis septembre, on avait rien changé on se serait aussi emmerdés, on serait restés sur nos acquis et ça devient moins excitant. Il y a un mois pour le début des festivals, on a aussi revu pour faire des sets plus courts et plus efficaces. Que ce soit court mais assez représentatif du groupe.

Donc pas trop le temps de travailler sur le prochain album ?

Il y a des petites brides chacun de son côté, on réfléchit aussi à l’achat du matériel, on en parle comme ça. Cet été, on aura un tour bus avec un peu plus de confort et on pourra plus se poser. Mais pour l’instant, on retient un peu les choses. Et comme je te disai,s le peu de temps qu’on avait, on le passait à parfaire les chansons et le concert.

Vu le succès de l’album, est-ce qu’on a un peu la pression pour le second ?

Je te dirais que non car on est toujours excités à l’idée de faire des nouvelles chansons. On se met pas la pression mais quand on sera au moment de la pré-production ou qu’on devra montrer des choses à nos partenaires, je pense que ça viendra à ce moment-là. Le 1er album, tu ne sais pas trop à qui tu parles et tu fais un peu ce que tu as envie. Le deuxième, tu sais que les gens ont aimé certains trucs. On est libres artistiquement et on s’entend bien avec le label, moi j’ai plus peur de la pression qu’on va se mettre et qui ne sera pas nécessaire, c’est la pire. On va essayer de se trouver un petit endroit à la fin de l’année pour finaliser des choses au calme. Mais qu’on le veuille ou non, on y pensera car les journalistes ou le public vont nous attendre au tournant.

Avant de vous quitter Antonin a un petit message pour vous.

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