Interview : 1973

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Le mois dernier, Le Mediateaseur vous parlait ici de Thibaut, Nicolas et Jérôme, alias le groupe 1973. C’était à l’occasion de la sortie de leur premier album Bye Bye Cellphone. Aujourd’hui, 1973 se pose sur le site afin de parler de cet opus, de sa création et de leurs inspirations.

J’espère qu’une fois de plus, cela vous donnera envie de plonger dans leur univers et de découvrir ce très bon album.

Bonne lecture.

 

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Bonjour les gars,

Est-ce que, pour commencer, vous pourriez vous présenter rapidement pour les lecteurs, nous dire ce que vous faîtes dans le groupe ?

Nicolas : En gros, on fait de la pop en anglais, même si c’est un peu réducteur de se définir comme ça. C’est à dire qu’on travaille énormément sur les arrangements. On utilise tout un tas de sons différents, avec des instruments « réels » ou des claviers.

Thibaut : On est trois, plutôt guitaristes à l’origine, mais multi instrumentistes aujourd’hui, par la force des choses puisque justement on voulait voir plus loin que les guitares dans les arrangements. Sur scène, on est 5, avec un batteur et un bassiste.

Vous êtes donc 3 dans 1973, comment se passe le travail pour l’écriture et la composition ?

Jérôme : En général, Thibaut ou moi on trouve une grille d’accords et une mélodie, souvent devant la télé. On montre ça à Nicolas  qui écrit des paroles, en même temps on travaille dans le home studio de Thibaut sur les arrangements. Mais les rôles empiètent : on donne notre avis sur les paroles, et de la même façon Nicolas change parfois des mélodies pour se les approprier. Il a aussi composé un des morceaux qui est sur le disque.

L’album est sorti il y a un peu plus d’un mois maintenant, êtes-vous contents de l’accueil ?

Nicolas : On a de très bons retours en presse, et internet. C’est chouette de savoir qu’après avoir beaucoup travaillé, l’album plaît. On a eu une chronique au grand journal, et depuis quelques mois on avait préparé la sortie avec des premières parties. Rose, Air, Cœur de Pirate, Revolver… De chouettes expériences. Aujourd’hui ce qu’on attend, ce serait vraiment d’entrer en radio, mais ça prend du temps.

Vous vous souvenez de la première fois où la presse a parlé de vous ou de la première écoute à la radio ?

Thibaut : « Simple song » est passé en boucle sur Alouette, une radio locale vers La Rochelle. On y était tous les trois pour un petit trip surf, désolé pour le cliché, et on a bien kiffé dans la voiture avec les planches derrière…

Quelles sont vos influences musicales ?

Jérôme : On a écouté les Beatles et les Beach Boys en boucle, bien sûr… Mais aussi Joni Mitchell, Rufus Wainwright et Prince. Aujourd’hui, on écoute des tas de trucs différents, souvent autour de la pop quand même. MGMT, Phoenix, Passion Pit, Midlake, Syd Matters

Sur ce 1er album, il y a des collaborations avec Camille et Dimitri From Paris, c’est pas mal. Vous pouvez nous parler des rencontres et du comment ?

Thibaut : Nous partageons le même éditeur, Blonde Music. Camille était dans le coin quand on était en studio, dans le Perche. Elle voulait se mettre au vert pour écrire. Un soir on a parlé en rigolant de l’idée qu’elle participe, et le lendemain on enregistrait Bye Bye Cellphone. C’est pour ça qu’elle a chanté sur ce titre. Et elle apporte quelque chose de vraiment chouette.

Nicolas : Pour Dimitri from Paris, en fait on ne l’a jamais rencontré ! Mais on est très fans de son remix…

Vous vous produisez avec cet album à l’étranger notamment en Angleterre, était-ce une ambition dès le début d’être connu à l’international ? Est-ce pour cette raison que l’album est en anglais ?

Nicolas : En fait la question d’écrire en français ne s’est jamais posée. On écoute essentiellement de la musique anglo-saxonne,  c’était naturel d’écrire en anglais. Il y a tout un tas de sons qui n’existent pas en français, des accentuations différentes, et qui sonnent comme on aime que la voix sonne. Et par ailleurs pour la musique qu’on fait, il y a des sons en français qui sont plutôt embarrassants, qui ne sonnent pas.

Jérôme : C’est vraiment culturel, ce n’est pas une question d’ambition. Mais après évidemment, tant mieux si on a un public plus large !

Justement sur scène, 1973, ça ressemble à quoi ?

Thibaut : Sur scène, on est accompagnés d’un batteur et d’un bassiste. On en envoie du gros !

Jérôme : On a beaucoup travaillé pour que les morceaux marchent bien même si on est « seulement » 5 sur scène. Ce n’était pas très simple, puisque les morceaux ont été enregistrés avec plusieurs dizaines de pistes ! Au résultat, on est très contents. C‘est un peu plus « rock », ou plutôt un peu plus « brut », mais les arrangements sont quand même assez fouillés. On a fait un Café de la danse pour la sortie de l’album, c’était plein et on a eu de très bons retours…

Nicolas : Maintenant on attend avec impatience la rentrée et justement ces dates anglaises…

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Merci encore au groupe 1973 de nous avoir accordé un peu de temps. Vous pourrez les retrouver sur scène à la rentrée, voici les dates déjà disponibles.

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