Interview : Puggy

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Le groupe Puggy, c’est véritablement le coup de cœur du Mediateaseur en ce moment. Je n’ai pas hésité à vous en parler plusieurs fois déjà et aujourd’hui c’est l’interview du groupe que je vous propose.

C’est Matthew, le chanteur, qui a répondu à mes questions sur l’album, le groupe et la scène. J’espère que cela vous plaira.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Matthew,

Vous êtes le chanteur du groupe Puggy dans lequel vous êtes 3. Pouvez-vous nous dire comment vous vous êtes rencontrés ?

Alors on dit qu’on s’est rencontrés à Bruxelles, car c’est plus facile, mais c’est un mensonge. A la base, Romain et Egil se sont connus à Waterloo. Ils ont commencé à jouer ensemble dans un groupe de reprises suédoises. Peu de temps après, moi, j’ai rencontré Romain dans une école de jazz à Anvers. On s’est bien entendu humainement et musicalement et il me parlait souvent de ce batteur que je devais absolument rencontrer. Un soir, il arrive à me convaincre vers 4h du matin dans un bar en me disant « demain matin on va jouer avec le batteur voir comment ça tourne ». On s’est retrouvés à 9h du matin et 15 minutes plus tard on savait tous les 3 où on allait  et ce qu’on allait faire avec ce groupe. On a tous arrêté de suite les autres projets, c’était il y a 4/5 ans et on n’a pas a arrêté depuis.

Comment travaillez-vous pour la création ?

On n’a pas vraiment de méthode particulière. Il y a des morceaux qui sortent d’une balance et puis on retravaille, on réécrit, on réinterprète après. Il y a d’autres morceaux écrits en 15 minutes sur une guitare, juste pour avoir des parties, des refrains. Après on se retrouve un week-end pour travailler dessus. Il n’y a pas vraiment de façon de faire, ce n’est pas une personne qui écrit et les autres instrumentalisent. Ca peut venir de partout et on laisse l’inspiration venir.

L’album est sorti il y a quelques jours. Avez-vous déjà eu le temps de voir les retours et si oui, en êtes-vous content ?

Pour les retours oui avec tout ce qui est facebook, myspace etc, on a une équipe qui s’occupe très bien du web, et on essaye de répondre le plus possible. Les avis sont très positifs, en plus on est numéro 1 en Belgique sur iTunes et numéro 4 en France donc on est vraiment ravis. Les fans ont l’air content et on en est heureux.

Vous avez déjà fait des grandes scènes et des premières parties (notamment celle des Smashing Pumpkins à Bercy NDLR). Est-ce qu’on a quand même un peu de stress avant la sortie ?

Il y a toujours un stress même si ce n’est pas le même que pour un examen d’école (rires). C’est une énergie en fait, c’est très positif. Evidemment on espère qu’on ne va pas se faire haïr, on est dans ce métier car on aimerait plaire. C’est vraiment une énergie, comme lorsque l’on monte sur scène pour un concert et c’est très puissant.

Dans les albums que l’on me fait parvenir, le votre sort véritablement du lot sans conteste. Avez-vous un secret ?

Je ne sais pas si c’est un secret, il y a eu une chose quand on a commencé le groupe à la base. On vient vraiment tous les 3 de l’école musicien, on a un amour profond pour la musique et on a énormément de respect les uns envers les autres dans le groupe. Il n’y avait pas d’idée de faire du genre, on ne s’est pas dit « tient, on va faire un groupe de rock ». Parfois on partait dans des morceaux un peu pop, un peu reggae, un peu jazz car on est curieux et surtout jamais on ne s’autocensure. On ne se dira pas c’est un peu trop ci ou un peu trop ça, tout doit être au service de la chanson.

Vous allez défendre ce nouvel album sur scène très bientôt, vous pensez déjà à la transposition des morceaux ?

On essaye. On aime beaucoup changer les structures car on est joueurs. Après il faut faire attention car les gens viennent en concert et veulent quand même entendre les morceaux comme ils sont sur l’album. On laisse un peu de place à l’impro et bien sûr on a beaucoup plus de punch sur scène que sur l’album. On voulait faire un chouette album, on l’a bien travaillé et sur scène on aime lui donner une pêche différente et beaucoup d’énergie. On a un batteur Suédois qui a une certaine frappe et qui est vraiment dynamique, le retenir et le restreindre, ça serait vraiment con. On vit sur scène et ça pulse.

La tournée passera notamment par la France et la Belgique, ressentez-vous une différence entre l’accueil dans les 2 pays ?

Tous les publics sont un peu différents. Par exemple le public de Liège aime faire la fête et parfois ils sont un peu bruyants. Les français sont très attentifs et j’ai beaucoup apprécié ça. Pour la tournée d’avant, on jouait sur des scènes devant 800 ou 1000 personnes qui n’avaient jamais entendu parler de nous. Et le public laisse toujours au moins 2 ou 3 morceaux, c’est l’impression que j’ai eue, ils permettent aux artistes de s’exprimer et s’ils aiment bien ils rentrent dedans. A Londres, ils sont peut-être un peu plus gavés car ils ont 15 concerts par soir mais c’est un public très très curieux et ils vont voir les choses indépendantes.

Pour la France, ce qui a toujours été génial c’est qu’elle a souvent été vers des artistes et les a propulsés. Je pense à Ben Harper qui a d’abord explosé en France ou encore Jeff Buckley qui a été découvert en France avant les autres.

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Et suivre ce parcours, c’est bien tout le mal que souhaite Le Mediateaseur à Puggy. Merci encore à Matthew pour sa simplicité et sa disponibilité. L’album Something you Might Like est toujours disponible, n’hésitez pas à le découvrir, vous ne serez pas déçu.

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