Qu’on l’aime ou la déteste, un nouvel album de Mylène Farmer est toujours un évènement dans le paysage musical francophone. Annoncé de façon un peu laconique dans un communiqué de presse surprise, Bleu Noir, le 8ème album de la belle rousse, est sorti ce lundi dans les bacs.
A la rédaction, nous étions curieux de découvrir cet opus, porté par le très Gagaèsque Oui, mais… non (et pour cause, il est réalisé par RedOne), et de découvrir ce que pouvait être Mylène Farmer sans son collaborateur de toujours, Laurent Boutonnat.
Après écoute, les avis sont partagés. Seule Lonely Lisa (le 2ème excellent titre réalisé par RedOne) n’a grâce aux yeux de Mathieu, et surtout à ses oreilles. Pour ma part, je trouve qu’il s’agit là d’un bon album de l’artiste française, quoique bien moins original que le laissait présager le 1er single. Car il faut l’avouer, Bleu Noir est un album globalement triste et mélancolique, loin de Point de suture qui nous avait habitués à des rythmes plus entraînants.
Les collaborations avec Moby (Moi je veux…, Bleu Noir, N’aie pas d’amertume, Toi, l’amour, M’effondre et Inseparables), quoiqu’un peu classiques, présentent des arrangements tantôt électriques, tantôt électroniques et prolongent bien les deux duos entre ces artistes (Slipping away (Crier la vie) et Looking for my name) en mélangeant leur univers respectif.
Trois autres titres complètent l’album : Light me up, Leila et Diabolique mon ange. Tous réalisés par Darius Keeler & Danny Griffiths du groupe Archive, ils sont pourtant tous les trois assez différents. Light me up est dans la droite ligne de ce que le groupe produit régulièrement. Le très surprenant Leila intègre une mélodie arabisante qui se marie parfaitement avec la voix de Mylène. Et Diabolique mon ange reste le titre qui se rapproche le plus de la production classique du duo Boutonnat/Farmer.
Au final, Bleu Noir est un album aux sonorités plutôt surprenantes, mais où on retrouve les thèmes et l’univers habituels de l’artiste aux 9 titres classés n°1 au Top 50 hexagonal. A écouter avant de juger.
Visionnez ici le clip de Oui, mais … non.







tristan jarvis
1 année ago
tant de critiques lus et le même refrain reviens sans cesse.
l’album ne bouges pas.
Melle farmer n’est pas connu pour faire de l’euro dance.
d’autres s’en chargent. souvenez-vous de la mylène des débuts ou sur l’album l’autre ou » ainsi soit je » ..
mylène revient à sa mélancolie passée apres avoir recousu ses blessures dans point de suture …
Pour la dance, nous avons lady gaga et consorts …
mylene as toujours aimé radiohead, archive, moby, qui ne sont pas connus pour faire des tubes à se trémousser sur le dance floor. Peut – être devrait elle mettre son nouvel album dans le rayon trip hop ?
Mathieu
1 année ago
Je ne trouvais sincérement pas qu’on pouvait lire le même refrain qu’ailleurs dans cette chronique mais chacun à le droit de s’exprimer sur ce site.
Remy
1 année ago
Tristan,
Je n’ai peut-être pas été assez clair dans ma chronique, mais je trouve que cet album est très bon. Elle change, elle évolue, elle brouille les postes, elle a toujours fait ça. Qu’elle s’entoure de Moby et d’Archive, je n’ai pas à me plaindre, ce sont des artistes que j’apprécie.
Si tout le monde s’accorde à dire que l’album est triste et mélancolique, c’est sans doute que c’est un fait… Mais ça ne me pose aucun problème, ça change de tout ce qui s’ententd. Finalement, c’est Oui mais… non qui est contre nature.
Globalement, nous sommes d’accord, et il me semble que c’est que j’ai écrit dans cette chronique. Du coup, je ne comprend pas la véhémence de ton post.