Interview : Olivier de Benoist

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En plus de jouer son spectacle Très Très Haut Débit au Point-Virgule, Olivier de Benoist est un récurrent de l’émission On ne demande qu’à en rire sur France 2. C’est là personnellement que Le Mediateaseur l’a découvert et nous avons très vite accroché à son univers et à son humour.

Afin de discuter avec lui de sa présence dans l’émission et bien entendu aussi de son spectacle, nous avons fait une proposition d’interview à Olivier qu’il a acceptée très rapidement.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Olivier,

On peut vous voir régulièrement dans l’émission On ne demande qu’à en rire de Laurent Ruquier. Comment êtes-vous arrivé dans ce programme ?

J’ai fait l’Olympia avec d’autres humoristes du Point-Virgule. La production de l’émission était dans la salle et ils ont décidé que le format que je proposais pouvait inaugurer l’émission, car j’étais le premier candidat. Ils m’ont proposé d’essuyer les plâtres car pour eux j’étais un bon candidat, à la fois un inconnu, ça c’est la première condition, et malgré tout, avec un certain capital confiance qui permettait de lancer le programme. Et au bout de 24 fois, j’y suis toujours.

Pouviez-vous penser y rester aussi longtemps ?

Non non. En fait la chance exceptionnelle que j’ai eue c’est que je ne connaissais pas les règles du jeu à l’époque où je l’ai inauguré. Au départ, on ne parlait pas de récurrence, je ne savais pas qu’il y avait des notes. On m’avait dit : « tu fais un sketch et si Ruquier et le public aiment bien tu peux revenir ». Donc dans ma tête, je ne m’attendais vraiment pas à ce qui allait m’arriver, je suis tombé sur la tête.

Ecrivez-vous vos sketches tout seul ou avez-vous des auteurs ?

J’ai commencé à écrire les 5 ou 6 premiers tout seul et très vite je me suis fait accompagner par Vincent Leroy, qui est le candidat malheureux de la première émission. J’ai rencontré l’auteur avec qui je travaille et avec qui on arrive à faire des choses sympas dans l’émission. Ruquier m’a apporté une petite notoriété en tant qu’humoriste mais également un auteur, et même très récemment un producteur. En 3 mois, on ne peut pas dire que je n’ai pas été gâté.

Vous détournez assez régulièrement les sujets, est-ce une sorte de style Olivier de Benoist ?

Oui pour moi c’est fondamental pour que ce soit drôle. On est vraiment revenu aux arènes de Rome, c’est-à-dire que si dès les 20 premières secondes on n’a pas retourné le public, on est mort quoi qu’il arrive. Donc toute la magie de la première vanne comme dans le sketch de la maison close, le transposer dans un commissariat, ou la feuille d’impôts transformée en sudoku. Après des fois ça ne marche pas comme la fête des voisins en Palestine.

Vous vous produisez également dans votre spectacle Très Très Haut Débit, pouvez-vous nous dire un peu ce que l’on trouve dans ce spectacle ?

En fait Très Très Haut Débit, c’est un spectacle qui part d’une extraordinaire mauvaise foi qui est d’imaginer que les hommes sont malmenés par la gente féminine. C’est un regard, de l’homme supposé malheureux dans une société contrôlée par les femmes. A partir de là tout est permis. Par exemple, je fouille dans le sac à mains d’une femme pour découvrir des objets insolites, c’est un style avec un cadre large qui me permet après de m’éclater sur un sujet universel.  

C’est un spectacle très écrit ou il y a une part à l’improvisation ou l’actualité ?

Il y a une part d’impro mais contrôlée. Je ne sais pas si ce sont des termes qui vont ensemble. C’est-à-dire que parfois les gens ne savent pas si c’est de l’improvisation ou si c’est dans le spectacle.

Vous vous rendez compte de l’impact de vos passages télé sur la fréquentation ?

Ah oui, je suis complet tout le temps maintenant. Le plus beau changement c’est qu’il y a de nombreux jeunes aussi maintenant dans la salle. Quand on est humoriste le vrai plaisir c’est de toucher un maximum de gens et ne pas cibler que les trentenaires ou autres. Et là avoir dans la salle des vieux, des plus jeunes, c’est ça qui m’éclate le plus.

Et vous aimez cette proximité qu’apporte le Point-Virgule ou avec le succès vous aimeriez maintenant une salle plus grande ?

J’adore la proximité du Point-virgule car en plus elle m’entraine vraiment pour Ruquier.

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Le Mediateaseur remercie encore une fois Olivier de Benoist pour son temps et sa simplicité. Son spectacle Très très haut débit se joue au Point-Virgule du mercredi au samedi à 21h15. Il y a également des représentations exceptionnelles pour les fêtes si vous voulez passer un bon moment en compagnie de l’humoriste. Il s’agit des dates du  24 Décembre à 20h et 21h15 et du 31 Décembre à 17h30 et 21h15.

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