Interview : Mallock

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Les visages de Dieux, nous vous en avons parlé ici et nous vous avons également proposé de vous en faire gagner 5 exemplaires.

Aujourd’hui c’est l’auteur de ce roman, Mallock, qui est notre invité du jour pour une interview conviviale et sans langue de bois. C’était un vrai plaisir de discuter avec lui et nous sommes heureux de lui donner un peu d’espace pour s’exprimer car il le mérite.

Le Mediateaseur ne manquera pas de vous parler régulièrement de ces travaux.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Mallock,

Vous êtes l’auteur du roman Les visages de Dieux. Pour faire un peu connaissance, pourriez-vous nous dire comment vous êtes arrivé à l’écriture ?

J’ai commencé à écrire en fin de compte quand j’avais 12 ans, donc c’est vieux (rires). L’écriture de roman, j’en ai vraiment terminé un à l’âge de 18 ans et heureusement je l’ai égaré (rires). A côté de ça, je fais aussi de la musique et des toiles et je sors régulièrement mes productions que j’ai gardées longtemps car j’estimais à chaque fois que je pouvais encore améliorer les choses. Je me suis décidé en 2000, j’avais 50 ans car j’ai pris mon temps et j’ai envoyé Les Visages de Dieux. J’ai fait ça par courrier à 6 ou 7 maisons et j’ai reçu 3 réponses favorables, je me rends compte avec le recul que c’était énorme.

Ce roman sort cette fois-ci dans une nouvelle version, comment cela se fait-il ?

Ce roman est donc sorti en 1999 dans une version beaucoup plus courte que je ne trouvais pas assez développée mais Le Seuil a voulu le publier comme ça. Quand j’ai décidé de retravailler l’ensemble de ce que j’appelle Les Chroniques Barbares (7 romans avec le personnage d’Amédée Mallock), j’ai commencé par le tome 2 Le massacre des innocents et j’ai renégocié les droits pour récupérer Les visages et le faire comme je voulais vraiment il y a 10 ans. Il fait maintenant pratiquement le double de la version d’origine.

Comment se passe le travail de réécriture de sa propre œuvre ?

Je m’étais dit que j’allais souffrir (rires) et que ça allait être pénible. Je savais qu’il y avait beaucoup de passages que je voulais développer et j’ai donc repris tout le texte. En fin de compte, ça a été un grand plaisir et comme une évidence, tout ce que je voulais développer c’est fait tout seul. J’ai travaillé pendant 3 ou 4 mois ça a suffi, le style y était même si j’ai encore un peu raboté.

Avez-vous déjà eu des retours de personnes ayant lu les 2 versions ?

C’est une excellente question à laquelle je vais répondre non. Excepté mes proches comme mon éditeur ou ma femme mais pas de gens étrangers. Ce qui les a étonné c’est qu’ils ont eu l’impression qu’il était déjà comme ça dans leur imaginaire et l’ont trouvé « vachement bien » (rires).

Vous parliez tout à l’heure d’une « saga » de 7 romans, où en êtes-vous dans l’écriture ?

J’en ai écrit 3 et demi totalement terminé. J’ai décidé de me lancer que lorsque j’avais un peu d’avance car ce sont des gros morceaux. Je peux écrire un roman de moins de 300 000 signes en mois d’un an sans problème mais quand ça dépasse les 600 000 et que l’histoire est complexe, il me faut beaucoup plus de temps. Et comme je ne veux pas que les gens attendent trop, j’ai avancé mon travail au maximum.

Donc Amédée Mallock va devenir un personnage récurrent dans nos librairies.

Normalement, s’il rencontre son public car il faut malheureusement des quantités de ventes pour continuer à publier. Et pour ça il faut de l’exposition médiatique, les retours de lecture sont très bons mais je n’ai pratiquement aucun article. On dirait que les journalistes se regardent en chien de faïence pour savoir qui va oser venir vers moi.

Pour en revenir à l’histoire en elle-même, on navigue beaucoup dans l’univers des icônes et de la spiritualité. Vous faîtes beaucoup de recherche lors de votre écriture ?

Oui ça correspond aussi au temps que je mets pour écrire une chronique barbare c’est parce qu’elles sont extrêmement documentées. Quand j’ai terminé mon plan qui est très développé, il peut faire 20 ou 30 pages, je regarde les endroits où je vais avoir besoin de documentation. Parfois j’y passe beaucoup de temps même si ce n’est que pour une demi page mais c’est très important que ce soit précis.

Parlons aussi des meurtres du Maquilleur qui sont assez détaillés.

C’est une volonté aussi. Quand ça doit être tendre ou poétique ça l’est mais quand ça doit être sanglant, ça doit l’être vraiment. Les Chroniques Barbares doivent se contenter de l’excès. Si je peux troubler le lecteur c’est important, il ne faut pas que les meurtres soient banalisés comme on a beaucoup dans les policiers en France. J’essaye par contre de rendre cela très graphique comme un tableau en parlant de la mise en scène et des éclairages. Mais il ne faut pas que la partie tableau vienne troubler le malaise créé par le meurtre lui-même.

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Le Mediateaseur remercie encore une fois Mallock pour sa confiance et cet entretien assez complet. Nous espérons que vous prendrez plaisir à le lire en entier et que vous aurez envie de vous plonger dans l’univers de cet auteur talentueux.

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