Interview : David Sauvage

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David Sauvage est ce que l’on appelle un touche-à-tout. Il est notamment auteur, comédien et chanteur.

Côté théâtre, il est l’auteur de 2 pièces qui se sont jouées en même temps sur Paris, c’est assez rare pour le signaler. Il s’agit de Veuve la mariée ! et de Marché de Dupes. Afin de discuter un peu de son écriture et de ses projets, David nous a accordé une interview en toute simplicité.

Bonne lecture.

 

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Bonjour David,

Tu es l’auteur de la pièce Vive la mariée !, peux-tu nous dire comment est venue l’inspiration de cette pièce ?

« Veuve… », mais la confusion est logique, puisqu’elle est voulue. L’idée m’est venue comme une fulgurance. Je voulais écrire quelque chose de drôle à partir d’une situation qui de prime abord ne l’est pas. Je voulais également confronter un personnage qui semble intelligent et calculateur et le mettre aux prises avec une situation délicate, en l’occurrence la mort subite de son futur mari à quelques heures de la cérémonie, et qui est tellement obnubilé par sa vénalité qu’elle va tout faire pour passer outre ce « petit désagrément », au risque de se laisser aveugler par sa cupidité et de peut-être finir par s’en mordre les doigts.

Tu l’as écrite seul, combien de temps ça t’as pris ?

L’écriture aussi fut une fulgurance car si je compte en jours, il m’a fallu moins d’une semaine pour l’écrire, mais si je compte en heures, j’ai presque honte de dire qu’il ne m’aura sans doute pas fallu plus d’une douzaine d’heures pour arriver au résultat final.

As-tu réussi facilement à la faire jouer dans un théâtre ?

La faire jouer fut assez aisée… c’est toujours plus facile quand on a un théâtre à soi. Et puis comme ma co-directrice tient le rôle principal (Perrine Blondel NDLR)…  Je sais, c’est très mal la corruption.

La pièce a rencontré un joli succès. On ne peut jamais le savoir à l’avance mais est-ce que toi, tu sentais un vrai potentiel ?

Le succès, même s’il est encore relatif, nous n’en sommes pas encore à jouer au Gymnase ou au Temple, est véritable. La pièce rencontre un bel accueil du public. Un accueil qui s’est montré encore beaucoup plus chaleureux en province d’ailleurs. Mais si je sentais un potentiel (enfin, pour être honnête, ceux qui l’ont lue et ont souhaité la jouer ont œuvré à m’en convaincre), je ne pensais pas être aussi content du résultat ni que les critiques seraient aussi bonnes. L’originalité paie. C’est plutôt encourageant.

Avec Marché de Dupes, cela te fait 2 pièces qui se jouent en même temps, je suppose que c’est un vrai plaisir pour toi ?

Un plaisir oui… Mais beaucoup d’angoisse aussi. Porter deux projets en simultané, c’est double pression. Mais c’est aussi deux univers très différents, même si on peut y trouver quelques similitudes. Dans le fond, les deux traitent de manière différente de la vanité.

Cette pièce-ci va se jouer la première quinzaine de février à Perpignan. Comment cela s’est fait ?

« Marché de dupes » va en effet se jouer à Perpignan. La Boite à rire est un théâtre ami. Ils m’avaient déjà accueilli avec mon one man show et mon spectacle pour enfant. Ils ont récemment accueilli « Veuve la mariée » également. J’avais des réticences à leur proposer « Marché de dupes » qui n’est pas le genre de comédie qu’ils programment habituellement. Mais c’est eux qui ont insisté, alors je me suis laissé convaincre. Mais à l’approche de la première, l’angoisse est grande. Le public habitué à voir des comédies légères adhérera-t-il à une comédie sombre, cynique et en demi-teinte ? Le doute est réel. Même si je sais que la pièce plaît (même plus que ce à quoi j’aurais pu m’attendre), elle n’est pas a priori « grand public »… Alors, on croise les doigts.

Tu aimerais pouvoir proposer plus tes créations en province ?

Bien sûr, j’ai envie que ces deux pièces aient une vraie destinée. Qu’elles sillonnent la France. Et qu’elles fassent rire même au-delà des frontières. C’est un peu mégalo, non ? (rires)

Avec tout ce travail, tu as le temps de penser à la suite ? Et si oui, peux-tu nous parler un peu de tes projets ?

La suite… oui… Des projets. Plus ou moins avancés. D’abord sans doute prochainement mon nouveau One Man Show, écrit à 80%, d’une tonalité très grinçante. Et puis une nouvelle pièce en travaux (cette fois, il y a moins de fulgurance… j’en bave… j’en bave… mais j’espère que le résultat sera à la hauteur des deux précédentes). Et puis, sans doute pour l’été l’adaptation anglaise de « Marché de dupes »… ce n’est que justice, pour une comédie à l’anglaise. Elle sera signée Simon Porter, et fera ses premiers pas… à La Petite Loge évidemment.

Le Mediateaseur remercie une fois de plus David Sauvage pour sa disponibilité et sa gentillesse. Veuve la mariée ! se joue encore les 4 vendredis à venir jusqu’au 11 février inclus à 19h30 au Théâtres des Deux Rêves (Paris 19ème).

Marché de dupes sera au Café-Théâtre La Boite à Rire à Perpignan du 1 au 12 février 2011 du mardi au samedi à 19h30.

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