Interview : Salim Kechiouche

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Fortunes est une série totalement décomplexée d’ARTE, qui se joue avec humour des religions et des clichés. Nous vous présentions ici, il y a peu, cette déclinaison série du téléfilm du même nom diffusé en 2008.

Parmi les 4 amis, il y a notamment Brahim, qui est un peu le personnage central, même si c’est une série chorale. Il est interprété par l’acteur Salim Kechiouche qui est aujourd’hui notre invité. Avec lui, nous revenons sur le casting, son personnage et le tournage.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Salim,

Tu interprètes le rôle de Brahim dans la série Fortunes diffusée sur ARTE. Rôle que tu avais déjà dans le téléfilm en 2008. Peux-tu nous dire de quelle manière tu es arrivé sur ce projet ?

En fait par casting tout simplement, un peu comme tout le monde. Mais ce n’était pas des essais traditionnels, on ne devait pas faire une scène à partir d’un texte ou autre. Là, on devait ramener des photos et puis parler dessus, ensuite en dire le contraire, il y avait des jeux d’impro entre comédiens aussi. C’était intéressant.

Qu’est-ce qui t’a vraiment donné envie d’y jouer en lisant le scénario ?

Le point de départ, déjà. L’histoire d’un couple mixte, comme ça, avec des origines maghrébines d’un côté et portugaises de l’autre, avec le poids des traditions, de la famille etc… Il aurait pu prendre une française de souche mais on s’est rendu compte que les portugais étaient plus ancrés dans leurs religions et traditions Et puis que le réalisateur ait choisi la comédie pour en parler. Pouvoir confronter 2 milieux sociaux et voir dans la comédie comment on peut rigoler de ça. Et on a vu sur le tournage qu’avec la bande de potes autour qui essaye de nous aider et de nous soutenir, c’était beaucoup plus drôle. Et donc ils ont décidé de développer beaucoup plus la bande de potes pour la série.

Bande de potes, c’est le mot quand on regarde la complicité à l’écran. L’ambiance était la même sur le tournage ?

Oui, on s’est bien éclatés. On était épuisés aussi car c’est un rythme un peu plus soutenu de faire une série télé. Mais malgré les petits stress, on a formé une vraie famille, une vraie équipe. On s’était vu aussi avec les autres comédiens avant le tournage pour essayer de créer une connivence. Même des auteurs comme Bertrand Cohen étaient tous les jours sur le tournage, ce n’est pas toujours comme ça que ça se passe. Il y a eu un vrai esprit de famille avec des pleurs, des rires, des engueulades mais on était tous soudés.

Concernant ton personnage, tu as pu apporter quelques petites idées ?

Oui oui, c’est-à-dire avec les impros déjà, on essaye de s’approprier quelque chose. Après c’est très carré et les textes sont écrits, mais c’est à nous de les dire à notre manière et avec ce qu’on a. Du coup, ça nous donne une petite part de naturel mais il faut faire attention à ne pas trop déborder dans l’impro et rester dans la scène. C’est sûr que le personnage ce n’est pas moi mais il a des choses comme ma gestuelle etc… On se consulte tout le temps également, il n’y avait rien d’imposer véritablement.

Brahim est très gentil au début et devient un peu plus « méchant » au fil des épisodes. C’est intéressant à jouer pour un comédien, je suppose ?

Oui, c’est très intéressant. En plus les remarques que j’ai eues de l’entourage après les premiers épisodes c’est que mon personnage était trop gentil, mais ils n’avaient pas vu les autres épisodes, eux. Car après je deviens, je ne dirais pas méchant, mais plus dur, car finalement Salim, il n’est jamais méchant. Mais il se frotte à d’autres personnages et il ne va pas parler de milliers ou de millions d’euros avec des enfants de chœur, donc oui c’est intéressant à jouer, l’évolution. Si ça avait été un personnage niais et qui n’évolue pas ça aurait été lassant de jouer pareil pendant les 8 épisodes.

C’est la première saison et c’est une série qui sort de l’ordinaire, tu vas faire attention aux audiences de diffusion ?

Forcément (rires). Oui, on fait attention à ça et on aimerait que ça marche. C’est vrai qu’on aime ce qu’on a fait, et on a envie de le partager avec un maximum de gens donc on surveille.

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Et d’après les chiffres que l’on a, on peut dire que le public a été au rendez-vous, et nous, nous ne serions vraiment pas contre une deuxième saison, surtout après le final. Le Mediateaseur remercie une fois de plus Salim Kechiouche pour sa gentillesse et sa décontraction.

Fortunes continue sur ARTE avec la diffusion des épisodes 7 et 8 mardi prochain 12 avril.

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