Interview : Empyr

Alors que nous vous proposons toute la semaine de gagner leur nouvel album Unicorn (voir ici), nous publions aujourd’hui notre entretien avec le groupe Empyr.

Une interview réalisée en toute décontraction quelques jours avant la sortie de l’opus. Les 5 membres sont tous plus sympathiques et disponibles les uns que les autres et ils ont répondu à toutes nos questions sans hésitation (à l’exception de Benoit Julliard absent lors de l’entretien).

Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à la découvrir ci-dessous, que nous à l’avoir réalisée.

Bonne lecture.

 

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Bonjour les gars,

Avant de parler de votre nouvel album Unicorn, pouvez-vous revenir pour nous sur la création du groupe Empyr ?

Ben Poher : En fait on se connaissait déjà tous depuis bien longtemps, Fred (Frédéric Duquesne NDLR) a travaillé avec Kyo et Vegastar, Vegastar a fait la première partie de Pleymo et de Kyo à l’époque. Et à force de se croiser et de trainer ensemble, on est vraiment devenus spécialement tous les 5 assez potes jusqu’à ce qu’un soir on se dise qu’à bien s’entendre, pourquoi ne pas essayer de faire de la musique tous les 5. C’est vraiment parti d’un truc de potes et d’amitié et on ne savait pas que ça prendrait cette tournure et que ça deviendrait aussi sérieux.

Ça a été simple de travailler ensemble avec 5 personnalités ?

Ben : Curieusement oui, on ne savait pas trop ce que ça allait donner et on avait tous des plannings différents mais on avait commencé à travailler quelques titres et quand on s’est retrouvés à tous jouer ensemble, ça s’est super bien passé.

Empyr s’est un groupe qui chante en anglais, c’est pour toucher un public plus large ?

Ben : En tout cas, on ne s’est pas posé la question et dès le départ on a décidé de chanter en anglais. Le style de musique que l’on voulait faire l’imposait. Et puis dans les groupes précédents, les textes prenaient beaucoup le devant donc c’était mieux en français.

Il y a 11 titres sur ce nouvel album, comment travaillez-vous ensemble pour créer vos morceaux ?

Florian Bubost : Ca n’est jamais vraiment pareil, on a plusieurs façons de faire. Soit tu arrives avec une chanson écrite presque de A à Z en guitare-voix avec les paroles, la mélodie et tout le monde donne son avis et essaye de la mettre en valeur. Tu peux aussi avoir des idées qui se mélangent entre nous, et des fois s’est carrément juste un instru sur lequel on va poser après une mélodie. Et pour les textes, on donne notre avis mais c’est presque toujours Ben qui écrit avec aussi un peu Ken (Andrews NDLR), notre producteur, qui a pas mal aidé et qui a des bons avis. Il n’hésite pas à dire si ça lui plait ou s’il faut tourner la chose différemment.

On discutait hier de chansons laissées de côté, combien en aviez-vous travaillées à peu près ?

Ben : Entre 30 et 40 je pense, mais pas tous fini bien sûr ou pas toujours avec les textes, même s’ils arrivent de plus en plus naturellement en anglais. Et puis on a des phases durant lesquelles on va écrire souvent le même style de morceaux, puis on sort du cycle pour aller dans un autre et après on en garde 2-3 par cycle, on va dire. Histoire d’avoir un truc un peu complet.

Et comment se fait le choix final des titres présents sur l’album ?

Ben : On fait un tableau avec les titres et les prénoms de chacun et des croix. Ça se fait comme ça sauf qu’à la fin, quand le résultat ne plait pas, les négociations commencent (rires).

Jocelyn Moze : Il y a toujours 5 ou 6 titres où c’est facile et tout le monde est d’accord, et puis ça se joue à 2-3 titres et là on arrête de réfléchir et on fait les tracklists car ça peut faire sortir des choses évidentes sur un titre plus qu’un autre.

Ben : Et après c’est pot de vin, restos, etc… (rires)

Unicorn sort dans 3 jours (au moment de l’interview), comment vous sentez-vous tous ?

Ben : On est contents qu’enfin il sorte car il a été repoussé plusieurs fois. C’est chiant pour les fans qui attendent le disque mais c’est aussi chiant pour nous de la même façon.

Frédéric Duquesne : Ca fait même presque bizarre, je trouve. Parce que c’est vrai qu’on l’a enregistré en décembre 2009, ça fait un petit moment maintenant, et on se dit « tient, mais pourquoi ça sort maintenant ce truc ? ».

Ben : C’était bien d’avoir fait l’écoute hier soir avec les fans et du bon son car on ne se met pas notre album tous les jours. C’était un peu ma frayeur car la musique peut vieillir avec les choses qui bougent, mais comme dans le rock, il ne s’est absolument rien passé en 2 ans, moi ça m’a rassuré de voir que l’album est toujours frais et dans l’air du temps.

Justement, parlons de l’écoute d’hier soir, c’est important pour vous ce retour direct du public et la rencontre avec les fans ?

Fred : Oui très important car les fans, tu ne leur fais pas gober n’importe quoi, c’est limite eux les plus durs. Ils connaissent le fonctionnement du groupe et si ça ne leur plait pas au contraire ils vont le faire savoir. Mais c’est vrai que l’avis hier soir était plutôt sympa et enthousiaste sur l’ensemble du disque.

Une autre occasion de voir le public ce sont les concerts, qu’est-ce qu’on peut y voir ou y entendre sur scène ?

Ben : Justement les fans avaient des requêtes hier soir et l’avantage d’avoir 2 albums à présenter c’est de vachement pouvoir varier les plaisirs et il y a plus de relief dans le show. Pour l’instant, on n’a pas trop fait évolué la set-list, mais parmi les requêtes pour la Boule Noire (le 31 mai NDLR) il y en a qui nous conviennent assez bien et il y a quelques morceaux que j’aimerais bien rejouer comme Forbidden Song par exemple.

Et un live pour garder une trace de la tournée ça pourrait être envisageable ?

Ben : Ça serait cool en tout cas, j’aimerais bien audio et filmé. J’ai toujours rêvé de me voir en concert mais je ne peux pas (rires).

empyr-unicorn-cover

Merci encore à Empyr pour ce bon moment passé avec eux et pour la bonne humeur de chacun. L’album Unicorn est toujours disponible dans les bacs et vous pouvez jeter un œil ci-dessous aux prochaines dates de concert du groupe.

Le 28 avril à L’atelier (Luxembourg Ville), le 7 mai au Ramier (Toulouse), le 18 mai à l’Ancienne Belgique (Bruxelles), le 31 mai à La Boule Noire (Paris) et le 2 juillet à Lourdes.

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