Interview : Shaka Ponk

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Sorti ce lundi, The Geeks & The Jerkin’ Socks est le tout nouvel album de Shaka Ponk.

A cette occasion, j’ai eu le plaisir de rencontrer le groupe pour une interview très décontractée et sympathique quelques jours avant la sortie. Nous avons ainsi évoqué l’album, leur méthode de travail et la scène, j’espère que cela vous plaira.

Bonne lecture.

 

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Bonjour,

On se rencontre pour la sortie imminente de votre nouvel album The Geeks & The Jerkin’ Socks, comment vous sentez-vous avant le jour J ?

Ion : Excités, impatients de voir la réaction des gens. On a eu un petit aperçu avec les quelques concerts que l’on a donnés et c’est plutôt encourageant. On a hâte de voir la suite.

Le public peut déjà découvrir depuis un petit moment le premier extrait Let’s Bang. Etes-vous contents de l’accueil de ce morceau ?

Sam : Pour l’instant, on est assez concentrés sur le travail, c’est vrai qu’on n’est pas directement liés à tous les échos. Donc les gens pour l’instant nous disent que les retours sont assez positifs, peut-être qu’ils nous préservent (rires).

Frah : Nous, on n’est pas très habitués aux réactions positives en fait, étant donné qu’on est toujours entre 2 chaises, voir 4 ou 5. Lorsque l’on a fait How We Kill stars sur le précédent album, on était un peu catalogués dance, électro, donc les rockeurs nous disaient qu’on ne faisait pas du rock et les mecs de l’électro nous disait que ça n’en était pas. Du coup, on a l’habitude de déranger un peu sur nos choix et Let’s Bang c’est vraiment un truc spécial. Ce n’est pas vraiment rock, il y a une espèce de voix cheloue avec un petit côté « old school ».

Ce morceau est accompagné d’un clip très graphique (que nous vous proposions de découvrir ici), est-ce que vous vous impliquez beaucoup là-dedans ?

Frah : Les clips, on les fait tous nous-mêmes comme des grands, montage, un peu d’effets spéciaux, et celui-ci on l’a fait en coréalisation avec des gars qu’on connait qui ont apporté un côté un petit peu plus standard, on va dire, à l’image. Ils ont géré un tournage un peu plus standard et moins fouilli mais normalement on fait tout, tout seul.

A propos de l’album, on peut lire dans le dossier de presse qu’il a été quasiment créé dans son intégralité dans le bus durant la tournée précédente. Aviez-vous déjà travaillé de cette manière avant ?

Ion : Un peu moins, là il y a vraiment les 3/4 des prises définitives qui ont été faites dans le bus. Avant, on faisait des brouillons mais là, on avait plus de temps.

Frah : Mais c’est vrai qu’on n’est pas très studio donc nous c’est vraiment la carte son, le petit pluggin qui va, ou pas, et on fait souvent des trucs, après on se dit voilà, c’est ça. Du coup le public ne le sait pas et s’en fout sûrement mais nous, on a un petit souvenir d’un moment pour chaque titre.

Et comment créez-vous vos morceaux en tant que groupe ?

Sam : Il y a peu de méthode, c’est l’anarchie totale (rires). Des fois, on va partir d’idées visuelles qui peuvent inspirer des gimmicks ou des idées. Parfois Ion peut trouver un son de batterie, Cyril se met à la guitare et après on trouve une mélodie tous ensemble. C’est très partagé.

Frah : C’est vrai que parfois comme dit Ion on a une idée de clip ou d’images qu’on a vus et on se dit « voilà maintenant ça serait bien de faire un truc comme ça, donc il faudrait faire le morceau qui va avec, mais qui ne serait pas du tout le morceau qu’on mettrait sur un clip comme ça normalement ». Du coup on se met à chercher les idées.

Pour décidément ne rien faire vraiment comme les autres.

Frah : Non en fait je crois qu’on n’est pas doués pour faire comme les autres (rires). Chaque fois qu’on est rentrés en studio, ça a été à chier, à chaque fois qu’on a organisé un vrai tournage, on avait le millième de ce que l’on a quand on le fait à la sauvage. On est heureusement totalement incapables de faire quelque chose comme les autres. Mais ce n’est pas l’envie qui nous en manque pourtant.

J’ai pu écouter l’album avant sa sortie, je trouve qu’il part comme dit l’expression « dans tous les sens » mais pas dans le sens péjoratif. Vous êtes d’accord avec ça ?

Ion : Ca vient du côté enregistrement dans le bus, on nous le dit souvent même sur les autres albums mais c’est quelque chose auquel on ne se rend pas vraiment compte. Ca vient très naturellement et au final on aime bien car il n’y a pas la question de formatage, si ça nous plait on le fait.

Frah : Après c’est vrai que ça nous ferme énormément de portes et au début personne ne voulait nous signer car on manquait de cohérence.

Et on en parlait tout à l’heure, vous présentez déjà ce nouvel album sur scène. C’est l’endroit où vous êtes le mieux ?

Sam : Ah oui. C’est le but, la scène, la rencontre avec le public, le partage, c’est là où on s’éclate le plus. On adore le studio mais la scène c’est le gâteau qui sort du four (rires), c’est le meilleur moment.

Les morceaux sont retravaillés encore pour les concerts ?

Ion : Oui, en fait je crois qu’on met autant de temps à préparer le show qu’à faire l’album.

Sam : Les morceaux ont une tendance à être un peu plus « rockisés » sur scène. Ce n’est pas exactement le même son.

Frah : Et encore une fois, c’est un truc qui nous dessert car les gens qui nous découvrent sur scène vont voir un truc vraiment rock et bestial, ils vont adorer et vont acheter le disque en se disant « c’est quoi ce délire ». Et dans l’autre sens aussi, des gens qui sont moins concerts de graisseux qui se disent Shaka Ponk ça a l’air sympa, on va aller voir ça et ils se retrouvent à se faire sauter sur la tête et ressortent en se disant « c’est des malades ». Encore une fois on a tout fait pour avoir que des copains (rires).

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Le Mediateaseur remercie une fois de plus les membres de Shaka Ponk pour leur accueil décontracté et chaleureux. Leur nouvel album The Geeks & The Jerkin’ Socks est disponible depuis ce lundi et il vaut le détour, n’hésitez pas à vous le procurer.

Le groupe est actuellement en tournée avec des dates prévues déjà jusqu’au 25 novembre prochain. Ils passeront cet été par de nombreux festivals  dont notamment Solidays (25 juin), le Main Square Festival d’Arras (1er juillet) ou Les Vieilles Charrues (14 juillet). Pour les autres dates, consultez leur myspace en cliquant ici.

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