Interview : Blankass

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Blankass a sorti son nouvel album studio intitulé Les Chevals ce lundi 6 février, nous vous le chroniquions ici.

Pour discuter de ce nouvel opus, j’ai rencontré Guillaume Ledoux, le créateur du groupe, avec son frère Johan, en toute simplicité autour d’un café. Nous vous proposons de lire l’intégralité de cet entretien ci-dessous.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Guillaume,

Le nouvel album de Blankass est sorti depuis quelques jours maintenant, est-ce que tu es content de l’accueil ?

Oui, on est très contents de l’accueil, ça démarre très très bien. On ne savait pas du tout, surtout avec un album avec une faute d’orthographe comme Les chevals, mais les gens sont vraiment sympas, ils nous ont pardonné cette faute. On n’a qu’une hâte maintenant c’est d’être sur la route dès le 9 mars.

Ce disque arrive 7 ans après le dernier album studio. Dans le premier titre vous parlez de rendez-vous, c’en était un de revenir maintenant ?

Oui, c’était un rendez-vous qui nous a surpris et qui est arrivé un peu plus tôt que l’on croyait finalement, parce que nous, nous étions en train de faire 2 albums solo avec mon frère, chacun le sien, et puis pendant l’enregistrement, car on travaille ensemble même sur les albums de l’autre, Johan m’a fait écouter un ou deux titres pour le futur de Blankass, mais sans savoir quand ça serait. Puis j’ai commencé à écrire dessus, on a enregistré ces 2 titres, puis un 3ème, un 4ème et un 5ème puis on s’est rendus à l’évidence : on était en train de faire le nouvel album de Blankass et non plus les albums solo. Donc on a tiré sur la ficelle, il y avait plein de chansons au bout et cet album qui nous as surpris.

Donc c’était une envie commune ?

On voyait plus 2013 et puis c’est 2012, et la perspective de repartir ensemble sur les routes était vraiment plus forte que tout. Puis surtout quand les chansons, elles sont là, il ne faut pas lâcher l’affaire. C’est Keith Richards qui disait qu’il n’y a pas de bons compositeurs, il n’y a que des gens qui savent attraper des chansons qui tournent dans l’air. Là, on avait cette impression-là, chaque chanson arrivait presque dans le même ordre que sur l’album et le titre Exil, qui est la dernière sur le disque, c’est la dernière qu’on a enregistrée. C’était un peu magique.

Est-ce que tu peux nous parler un peu de la création en elle-même de cet album ?

La création, ça a été vraiment l’imprévu et du coup on s’est permis plein de choses, on a exploré toutes les pistes sonores qui s’offraient à nous et on avait pas spécialement prévu de faire des chansons de Blankass avec des sons un peu électro ou des choses comme ça. Ne rien s’interdire ça a été le maître mot de cet album et surtout on s’est amusés sans deadline. Avant la maison de disque louait un studio pour 3 semaines donc on arrivait avec les chansons finies et ce n’était pas très créatif, du coup le fait d’être dans notre studio sans limitation de temps ni même d’impératif de sortie car on ne savait pas quand il serait fini cet album, on était vraiment plus libérés. On a laissé des titres terminés de côté pour en avoir 10, on voulait un album énergique et dansant pour sortir de cette grisaille 2012-2011.

Energique, c’est vraiment le mot que j’avais employé dans ma chronique. Le groupe ne pouvait pas imaginer revenir avec un style différent ?

Moi, mon album solo qui a été arrêté en cours de route était quelque chose de très intimiste mais oui, Blankass, on voulait vraiment quelque chose de très énergique.

Au niveau des textes, 2 semblent vraiment autobiographiques J’attends depuis si longtemps et Je me souviens de tout, ils le sont vraiment ?

C’est le cas oui, J’attends depuis si longtemps, on parle à tous les amis de Blankass, à nos « fans », et la vraie phrase qui est dans au milieu de la chanson c’est « Je vous aime depuis si longtemps » et puis Je me souviens de tout, ça nous ressemble bien, on es très portés sur le souvenir des gens, sur ce qu’on a fait.

Pensiez-vous en studio à la transposition sur scène des morceaux ?

On y pense forcément un peu mais on s’est vraiment efforcés pour une fois de travailler sur les chansons comme elles le seront en studio sans penser à ce qui sera réalisable ou non sur scène. Après à nous de nous adapter aux chansons et pas le contraire, c’est la première fois qu’on fait ça.

Et pour convaincre vos fans, si c’est vraiment nécessaire de le faire, de venir vous voir en concert, est-ce que tu pourrais nous dire un peu ce à quoi ils vont assister ?

Ca va être une espèce d’énergie maitrisée pour une fois qui va être beaucoup plus efficace que d’habitude et je pense qu’on va vraiment bien rigoler tous ensemble dans les salles et dans les festivals. Venez voir les chevals (rires).

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Le Mediateaseur remercie une fois de plus Guillaume Ledoux du groupe Blankass pour sa disponibilité et sa sympathie. L’album Les Chevals est toujours dans les bacs et la tournée débutera le 9 mars, ne ratez pas ce rendez-vous quand ils passeront près de chez vous.

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