Interview : Juliette Katz

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Juliette Katz, c’est cette artiste dont nous vous parlions ici en diffusant le clip de son premier single Tout le monde, titre que nous aimons beaucoup.

Alors lorsque l’occasion de rencontrer la jeune femme s’est présentée il y a quelques jours, nous n’avons pas réfléchi et nous avons sauté sur l’occasion. Nous avons ainsi pu parler avec Juliette de l’album Tout va de travers qui sort aujourd’hui dans les bacs et de sa manière de travailler ses morceaux.

J’espère que vous prendrez autant de plaisir à lire cet entretien ci-dessous que j’ai eu à le faire.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Juliette,

A quelques jours de la sortie de ton premier album, comment te sens-tu ?

Je me sens hyper stressée, angoissée, excitée et tous les mots qui terminent en « é » (rires). Je suis très curieuse d’avoir le retour des gens, de savoir ce qu’ils pensent, comment l’album va être reçu et tout ça. C’est aussi flippant car c’est un peu mon premier bébé qui se lance dans le grand bain. Dans tous les cas, c’est une chouette expérience.

Il y a 12 titres sur ce album, comment as-tu travaillé sur ces morceaux ?

Les choses sont venues assez naturellement, il y a des titres qui datent de 4 ou 5 ans, Tout va de travers par exemple date de 6 ans. Après il y a certaines chansons pour lesquelles j’ai collaboré avec mon réalisateur qui s’appelle Scott Jacoby, nous sommes partis à New York composer ensemble chez lui. On n’avait pas d’idées au préalable pour partir dans cette direction-là ou une autre, les choses se sont faites très naturellement. Et avec Bardi Johansson par contre, on avait un univers un peu plus précis de ce que l’on voulait pour les titres Efface-toi et Vague à l’âme. Pour les textes, pareil c’est venu tout seul, j’avais pas mal d’idées de thème, j’en ai parlé à mes auteurs et on a travaillé ensemble pendant 6 mois de façon très proche.

Il y a de nombreuses collaborations sur ce disque comme Albin de la Simone ou Sia, peux-tu nous parler de ces rencontres, de qui a été vers qui ?

Pour Albin, qui a arrangé Les yeux des mouches, c’est mon réalisateur Marlon qui a fait appel à lui naturellement. Moi, je connaissais déjà ce qu’il faisait et il est venu mettre sa pâte. Et par rapport à Sia, j’avais envie de faire un duo avec une artiste et quelqu’un de mon album m’a proposé Sia. J’ai tout de suite dit non car je pensais qu’elle n’accepterait jamais et je ne voulais pas avoir la honte alors que je suis une vraie fan depuis longtemps. On lui a envoyé des chansons, elle a tout de suite accepté et elle a fait ses textes et sa musique aussi très vite. C’était une super expérience aussi.

Et pour les réalisateurs qui sont des pointures dans le métier ?

Ca, c’est plus mon manager qui a fait appel à eux car moi clairement je n’y connais rien. Par rapport à Scott, le réalisateur américain, on s’est croisés dans les couloirs de mon label, c’était peut-être fait exprès, je ne sais pas. On a eu un très bon feeling et je suis partie travailler avec lui, et puis Marlon, on avait déjà un peu travaillé quand j’ai signé dans mon label et j’étais hyper contente de travailler avec ces 2 artistes.

Le premier extrait, Tout le monde, est un peu « engagé », est-ce que tu te sers parfois de tes chansons pour faire passer des messages ?

Oui oui. Alors je ne me définis pas comme engagée car il y a d’autres artistes qui le sont vraiment par rapport à moi. Par contre, oui, pour moi être artiste c’est faire des chansons pour soi, pour les autres et partager, mais quand on chante en français, du moins moi, j’ai besoin d’avoir des choses à délivrer et je m’inspire beaucoup de la vie. Je m’assois, je regarde les gens et les choses viennent naturellement encore une fois.

Justement tu parles du français, c’est important pour toi de chanter dans notre langue contrairement à d’autres artistes de la même génération ?

Pour de vrai, j’ai dit à mon manager que j’aimerais bien chanter en anglais mais pas pour l’album, juste pour 1 ou 2 titres car c’est une langue qui groove et tout ça, et il m’a dit « non on fait du français ». Au début j’étais un peu mitigée et en fait le français, je ne me vois faire que ça pour l’instant car c’est une très belle langue et des artistes comme Pauline Croze ou Brel savent faire groover les mots dans notre langue.

Un second extrait est disponible, il s’agit de Tout va de travers, tu le penses ?

Tout va de travers est une chanson qui a 6/7 ans qu’un auteur qui s’appelle Gwen Dresser m’a composée et écrite, on s’est rencontrés dans notre école de musique et je ne me lasse pas de la chanter car c’est un titre que j’adore, je trouve ça assez frais et hyper ironique car finalement tout va bien.

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Le Mediateaseur remercie encore Juliette Katz pour le temps qu’elle nous a accordé et pour sa simplicité et son sourire. L’album Tout va de travers est disponible depuis ce matin dans les bacs et nous ne pouvons que vous conseiller de vous le procurer.

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