Interview : Merwan Rim Partie 2

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Suite et fin de notre interview de Merwan Rim pour la sortie de son album L’échappée. Première partie à lire ou relire ici.

 

Il y a 2 styles de chansons sur cet album, des ballades et du rock, est-ce que par exemple tu t’es rendu compte à un moment qu’il y avait trop de titres rocks et que tu t’es dit il faut aussi des ballades ?

C’est plutôt l’inverse pour moi, j’ai toujours tendance à écrire un peu trop de ballades (rires) et à un moment donné je me suis retrouvé avec beaucoup trop de ballades. J’avançais sur d’autres titres qui étaient un peu up-tempo et c’était important pour moi qu’il y ait aussi des titres qui le soient. Mais j’ai aussi tendance à faire des chansons qui ont le cul entre 2 chaises, c’est à dire pas des ballades et pas non plus de l’up-tempo. C’est vrai que c’était assez délicat de choisir quels titres allaient être sur l’album, à des moments ça m’a fendu le cœur de me dire tel titre n’y sera pas et je me rassurais en me disant que c’est des titres forts, que j’aime et que quoi qu’il arrive je les défendrais sur scène. Et ils seront même sûrement sur le deuxième album, je suis déjà en train d’y réfléchir (rires).

Il y a eu beaucoup de titres de côté ?

Il y en a une bonne vingtaine qui sont restés de côté car je ne les voyais pas tout de suite, ou sinon on se serait retrouvé avec une espèce de double-album et pour un premier album c’est pas trop ça (rires).  C’était important  pour moi de faire un album ambivalent et presque à 2 têtes avec 2 de mes côtés dans cet album et c’est pour ça aussi que je l’ai coupé en 2 avec l’instrumental en 7ème titre. Je voulais dire vous avez écouté la première partie de l’album, maintenant voici la deuxième. La première partie, c’est mon côté plus pop comme j’aime l’écouter, avec des titres directs qui vont chercher les gens, et  ensuite c’est plus introspectif et peut-être même quelque chose de plus cinématographique.

Justement tu peux nous parler un peu de cet interlude que l’on est plus du tout habitué à entendre sur des albums actuels ?

Oui c’est quelque chose que j’aime beaucoup faire et j’aime la musique en rapport avec l’image, ça vient peut-être de mes études de cinéma. C’est peut-être aussi pour moi inconsciemment une manière de me positionner en tant que compositeur et je ne m’en rends compte qu’aujourd’hui. C’est vrai que c’est surprenant, on me le dit beaucoup et les gens attendent que je commence à chanter mais je ne chante pas. Et c’est drôle car je l’ai appelé Interlude, donc c’est quelque chose qui est censé être court, et là il dure 3 minutes, et je l’ai appelé Interlude… Année lumière, et c’est exactement moi ça, les opposés, et je m’en suis rendu compte à la fin après avoir écrit les titres en me disant « c’est tout à fait toi ».

Sur cet album il y aussi un duo avec Jamie Hartman sur Un nouveau jour / Happy New Year, comment est venue l’idée de collaborer ensemble ?

On m’a présenté Jamie Hartman et son travail en me disant c’est un auteur compositeur anglais qui vit maintenant à Los Angeles et qui a travaillé notamment avec Jason Mraz, Natalie Imbruglia, Joss Stone et on m’a dit que lui et moi ça pourrait bien le faire. Donc j’ai demandé à écouter ce qu’il fait, on m’a envoyé 3 titres de lui et je suis littéralement tombé fou amoureux et je voulais les 3 sur mon album. C’étaient des titres qui existaient déjà en anglais et on est parti là-dessus, lui vit à Los Angeles, moi à Paris, on échangeait par webcam et on parlait musique pendant des heures. C’est une amitié virtuelle assez drôle mais c’est comme ça qu’on a fait Mens-moi,  le duo et Tous les hommes en un. C’était un grand bonheur car il est très talentueux, plein d’idées et complémentaire avec mon travail.

Quand tu parles de cet album depuis le début, on sent que tu es vraiment fier, j’imagine que maintenant tu as vite envie de le présenter sur scène ?

Oui ça c’est la prochaine étape. J’ai envie de le présenter sur scène de manière vachement forte, je veux qu’on retrouve les sonorités de l’album mais qu’on lui apporte aussi autre chose. Ca va être une grosse épopée sonore et j’ai très hâte. Les dates se mettent en place, il y a déjà celle du 11 juin à l’Alhambra à Paris et là où je suis heureux et fier c’est que les musiciens sur scène avec moi sont mes amis avec qui je joue depuis des années et sont ceux de l’album. En plus c’est vraiment une tournée après une sortie d’album, c’est ce que j’ai attendu toute ma vie. Pour le coup, les gens viennent pour moi et ça me surprend presque (rires) Je cherche les 6 ou 7 autres chanteurs qui sont avec moi d’habitude alors que quand j’ai commencé, il y a 10 ans, j’étais seul donc je devrais avoir l’habitude. Mais les gens m’ont tellement connu entouré d’autres artistes et de danseurs qu’ils ont peut-être un peu de mal. Je peux comprendre que les gens se disent « c’est un chanteur de comédie musicale, en plus il en a fait plusieurs » c’est assez délicat d’arriver comme ça mais je suis surtout chanteur tout court et c’est une fierté de venir défendre mon album. Je le fais comme si c’était le seul de ma vie et que je suis fier de ce bébé.

Justement ça te fait un peu « peur » cette image de chanteur de comédie musicale ?

Au début ça me faisait un peu peur oui car tu vois la réaction des gens qui est assez négative en générale par rapport à ça. Ils pensent qu’ils sont saoulés car il y en a de trop, qu’on se ressemble tous. Alors peut-être que certains ont donné cette image-là, mais ce n’est pas celle que j’ai des gens avec qui je travaille en tout cas. Tout le monde était très différent sur les spectacles sur lesquels j’ai travaillé, on avait tous nos qualités et nos défauts et je suis heureux d’amener ma petite pierre à l’édifice. Aujourd’hui je suis sous mon vrai jour, mon vrai visage que j’ai toujours eu mais que les gens ne connaissent pas trop ils m’ont vu en Ramsès dans Les 10 commandements, en Duc de Beaufort dans Le Roi Soleil, le clown démoniaque dans Mozart, l’opéra rock, l’aubergiste dans La taverne allemande. J’ai été un comédien sur scène et aujourd’hui je suis mon propre rôle et mon propre spectacle musical.

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Le Mediateaseur remercie encore une fois Merwan Rim pour sa simplicité et sa gentillesse. Nous espérons que vous aurez pris autant de plaisir à lire les 2 parties de cette interview que nous à la réaliser. L’album  L’échappée est toujours disponible dans les bacs, n’hésitez pas à vous le procurer si ce n’est pas déjà fait et à guetter les dates de la tournée de Merwan.

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