Interview : Un air de famille

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L’adage populaire dit « Derrière chaque grand homme, se cache une femme ». Et bien derrière le succès sans faille de la pièce Un air de famille depuis l’été dernier, s’en cachent deux.

Il s’agit d’Alexandra Moussai et de Maud Dreyer, les deux fondatrices de la compagnie En vie 2 scène. Pour savoir notamment pourquoi elles ont choisi de monter cette pièce et de jouer dedans, j’ai eu le plaisir de les rencontrer toutes les 2 autour d’un verre.

Bonne lecture,

 

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Bonjour toutes les 2,

Vous êtes à l’affiche d’Un air de famille qui se joue actuellement à Paris. Pouvez-vous nous dire pour débuter pourquoi votre choix s’est porté sur cette pièce ?

Maud : Il y a plusieurs choses qui entrent en compte, déjà le fait qu’on aime beaucoup l’écriture de Bacri et Jaoui, c’est drôle, osé, ce n’est jamais vulgaire. Et puis il y aussi le fait que Jean-Pierre Bacri a fait comme nous l’école Jean Périmony, et que mine de rien, on a beaucoup étudié ses textes en cours. C’était un peu une évidence d’être sur ses traces et d’avoir accès à ce texte-là.

Un amour pour le film aussi peut-être ?

Alex : Oui j’avais vu le film mais sans être fanatique. Depuis que je joue la pièce, je l’ai revu et je l’adore. Mais, c’est vraiment l’écriture de la pièce qui a joué.

En ayant vu le film ou en étudiant le texte, vous étiez-vous déjà dit un jour, j’aimerais jouer tel ou tel rôle ?

Alex : Alors moi c’était une évidence que je voulais faire Jaoui. Moi, j’avais fait une scène de cette pièce à l’école et j’adore ce rôle. Et puis il paraît que ça me va plutôt bien, c’est une fille cash, un peu rebelle, qui a une grande gueule.

Maud : Moi du coup, comme je ne pouvais pas jouer la mère (rires)… Et au début, en toute franchise, je n’avais pas vu le plaisir à jouer Yoyo et j’ai découvert que je pouvais m’amuser vraiment avec ce rôle à la première quand il y a eu des retours.

Alex : Et puis il y a aussi un peu le fait que dans notre précédente pièce, Venise sous la neige (jouée durant la saison 2010-2011 NDLR), moi je jouais la nunuche et Maud jouait la chieuse et du coup on s’est dit que pour ne pas se lasser, on allait inverser les rôles.

Une fois la pièce choisie, quelle était l’étape d’après ? Trouver le théâtre ? Les comédiens ?

Alex : Ca s’est passé très très vite. Cette idée, on l’a eue avec Florian Guérin, qui est un ami avec qui on a joué Venise sous la neige, et qui voulait aussi jouer dans cette pièce. C’était Philippe, le mari de Yoyo à la création. Et tout de suite, on a trouvé la Comédie des 3 bornes. Ils avaient envie de travailler avec nous, ils nous connaissaient et nous faisaient confiance, donc on leur a fait une lecture. Et les comédiens aussi, ça a été très vite, je crois que concrètement le tout a pris 3 jours.

Le succès et les prolongations sont au rendez-vous depuis le début, vous arrivez à l’expliquer ?

Maud : Ca vient de la pièce. Mais c’est marrant car au départ on s’est dit peut-être que les gens en ont ras-le-bol de cette pièce vue et revue, car elle est très jouée, et finalement ça a été l’effet inverse. En fait les gens aiment bien aller voir des choses qu’ils connaissent déjà.  Le bouche-à-oreille a bien fonctionné car on a eu la chance d’avoir beaucoup de critiques de presse positives et ça a amené du monde.

J’imagine que tout le monde a apporté ses idées à la création pour ne pas faire juste un copier-coller ?

Maud : Oui, aucun d’entre nous, ni la metteure en scène, n’avaient envie de juste copier, de reprendre les voix ou les manières. Et comme on n’a pas du tout le même âge que les comédiens dans le film, on nous dit souvent qu’on a réussi à les faire oublier. Et puis c’est très rythmé avec le côté vivant du théâtre, les réactions du public, les imprévus …

Pour cette reprise il y a des « nouveautés » ? Histoire de donner envie d’y retourner pour ceux qui sont déjà venus aux 3 bornes.

Alex : Oui, on a un super décor. Comme on a une scène un peu plus grande qu’aux 3 bornes, on a des murs, et une déco qui fait vraiment petite brasserie de province. Et puis on a un nouveau Bacri qui vient d’arriver, qui est Pierre Cabanis et une nouvelle assistante metteure en scène qui est Valentine Revel.

Le Mediateaseur remercie une fois de plus Alexandra Moussai et Maud Dreyer pour leur disponibilité et leur simplicité. Un air de famille se joue actuellement du mardi au samedi à 21h30 au Funambule Montmartre (Paris 18ème), ne ratez pas l’occasion d’y aller.

Si vous voulez contacter la compagnie pour que la troupe vienne dans votre théâtre ou contacter les comédiennes pour l’un de vos projets, vous pouvez cliquer ici.

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