Interview : Vincent Niclo

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Nous vous proposions de visionner ici le clip d’Ameno, 1er extrait de l’album Opéra Rouge de l’artiste Vincent Niclo.

Depuis cet album est sorti dans les bacs et j’ai eu le plaisir de rencontrer le chanteur quelques jours avant pour un entretien en toute simplicité.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Vincent,

Votre album Opéra Rouge sera disponible dans les bacs dans très peu de temps, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Assez stressé, car on va avoir le verdict bientôt. J’aimerais qu’il y ait une démarche pour découvrir tous ces grands airs d’opéra. Ca me ferait plaisir que les gens arrivent à entrer un peu ça dans leur play-list.

C’est vrai que c’est un projet assez ambitieux.

C’est ambitieux, oui. Je dois avouer que quand j’ai commencé à l’élaborer dans ma tête, je ne pensais pas en arriver jusque-là. C’est difficile aujourd’hui de signer un album, d‘autant plus avec des airs d’opéra. Et en plus, j’avais déjà en tête de taper à la porte des Chœurs de l’Armée Rouge. Je m’attaque un peu au patrimoine mondial, j’espère que ce sera bien perçu.

On vous connaît surtout pour vos rôles dans des comédies musicales, vous êtes-vous servi de cela comme d’un tremplin ?

En fait j’ai vraiment commencé par l’opéra. J’ai une formation classique et mon premier job, je l’ai décroché à l’Opéra Royal de Wallonie. Après c’était à l’Opéra d’Avignon, et là je me suis fait repérer par Richard Cross, un coach vocal, qui m’a proposé d’intégrer une comédie musicale. J’ai passé les auditions, ça a marché et après j’ai enchainé les rôles. Je n’ai pas vraiment réfléchi mais comme il faut danser, chanter, jouer la comédie, c’est une école et ça ne peut pas faire de mal.

Bien que vous ayez la légitimé pour, avez-vous « peur » que les gens disent « il se prend pour qui, c’est un artiste de variétés » ?

Oui bien sûr, je m’y attends (rires). Les gens vont sûrement dire ça, mais c’est normal car ils ne connaissent pas mon cursus. Moi, j’ai une formation pour faire ça, certes je me suis retrouvé sur le devant de la scène avec des comédies musicales, mais quand on fait ce genre de spectacles, on a besoin d’avoir un très bon organe, ce n’est pas de la chansonnette. Et puis j’avais fait mes armes à l’opéra donc je m’attends à ce qu’on me dise ça, mais qu’ils viennent vraiment écouter l’album pour juger.

Comment avez-vous fait le choix des titres présents sur cet album ?

Je ne vous cache pas que j’avais déjà mes petites préférences et puis on s’est concertés avec mon équipe aussi. Il fallait que l’album soit assez différent dans ses airs, donc il y en a des plus enlevés, d’autres qui donnent plus la chair de poule. On a essayé de les rendre aussi beaux qu’à leur création mais avec les chœurs et des arrangements un peu plus modernes.

Evidemment le plus de cet album c’est donc ces fameux Chœurs de l’Armée Rouge qui vous accompagnent, pouvez-vous nous parler de votre 1ère rencontre ?

Ah oui, c’était incroyable. Je leur ai envoyé mon travail et leur agent m’a répondu rapidement en me disant « oui, on va le faire ». Il a fallu que je les rencontre donc je suis parti à Moscou et je me suis retrouvé comme dans un James Bond. C’était les ex-bureaux du KGB avec les fils barbelés, les gardes armés, on n’a pas le droit de se déplacer à l’intérieur sans un garde. Et puis surprise, il y avait un très beau théâtre caché dans la caserne et ils m’ont fait un spectacle pour moi et mon équipe, une dizaine de personnes, et, je n’ai pas honte de le dire, j’ai chialé. Ces voix vous tapent dans les tripes et j’ai une chance inouïe.

Il y a aussi une autre invitée de choix en la personne de Julia Migenes. Là aussi, vous pouvez nous raconter la rencontre ?

On avait vraiment envie de mettre Libiamo, extrait de La Traviata de Verdi car c’est un air très célèbre et on s’est dit : « qui serait la personne la plus à même pour reprendre ce rôle ? ». Comme Julia Migenes l’avais chanté un nombre incalculable de fois, on a tenté en envoyant le projet à son agent. Et la réponse a été positive. Donc un jour où elle était de passage à Paris, on a bloqué une séance studio. Je l’ai laissée faire sa séance seule pour ne pas la déranger et en plus elle a un petit côté sauvage. Et après, ça s’est super bien passé.

Ameno, le premier single qui soutient l’album possède un clip très beau, vous êtes-vous impliqué dans le côté visuel de la pochette et du clip ?

Oui. Ce qui est super agréable pour moi, c’est que j’ai la chance de pouvoir donner mon avis sur tout. On a travaillé avec Thierry Vergnes, dont j’aimais bien l’univers, car il travaille beaucoup avec les effets spéciaux. Quand il nous a proposé des choses, on a décidé ensemble et je suis très content du résultat. Il a l’impact que je voulais qu’il ait.

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Le Mediateaseur remercie Vincent Niclo pour sa décontraction et sa bonne humeur. L’album Opéra Rouge est disponible depuis lundi et il reçoit déjà un très bon accueil, bien mérité.

Le chanteur repartira sur les routes de France avec les Chœurs de l’Armée Rouge à partir du mois de mars 2013. Nous aurons l’occasion de vous en reparler d’ici là.

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