Interview : Léon

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Léon, c’est ce chanteur de soul dont nous vous avons chroniqué ici son concert au Batofar il y a quelques jours.

J’ai depuis eu l’occasion de rencontrer l’interprète de l’album Chocolate paru dans les bacs il y a quelques mois déjà.  Un entretien très décontracté autour du disque et de la musique soul à lire ci-dessous.

 

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Bonjour Léon,

Ton album Chocolate est disponible dans les bacs depuis maintenant quelques mois, es-tu content de son accueil par le public ?

Oui, je suis hyper content de l’accueil. Ce qui est un peu compliqué en France, c’est que la soul est réservée à une certaine élite ou à un certain public. Et de la voir se démocratiser, ca me rend très heureux.

La promo du disque débute vraiment maintenant, c’était voulu ou c’est un souci de planning ?

En fait, je l’ai voulu et c’est à la fois un problème d’emploi du temps. Entre-temps, moi, j’étais en tournée au Maroc, et comme j’avais pas mal de dates, je ne voulais pas que ça empiète.

Tu es donc un chanteur de musique soul, peux-tu nous parler de ta rencontre avec ce style musical ?

La rencontre avec ce style de musique c’est grâce à mon papa qui m’a initié à ça. Quand j’étais petit, mon père le dimanche mettait son petit peignoir, buvait un petit café et passait de la soul, il était heureux. Et moi, à force, c’est resté, et quand j’écoute de la soul, ce n’est plus qu’un morceau, c’est limite comme un film qui m’amène aux dimanches quand j’étais gosse. La soul correspond à de très bons moments de ma vie.

Parmi les artistes que tu entendais, y en a-t-il certains qui t’ont vraiment donné envie de te tourner vers la soul ?

Carrément, il y a Al Green, James Brown, Bobby Womack, Marvin Gaye, Stevie Wonder

On entend déjà quelques comparaisons entre toi et certains de ces chanteurs, est-ce que ça te fait plaisir ? Et est-ce facile de se faire un nom dans la soul ?

Et comment, j’en suis très heureux (rires). Pour se faire un nom, c’est super compliqué, mais comme moi, à la base, je suis un fan de ces artistes-là, limite ça me plait qu’on m’en parle. J’ai l’impression que c’est une manière pour les gens de me dire « tu as fait du bon boulot ».

Créér des titres soul, c’est une chose facile ou non ?

Non, c’est très compliqué. C’est la production qui est compliquée car il n’y a pas d’ordis, pour que ça sonne, il faut être entouré des musiciens. On a passé grosso-modo 3 mois à n’enregistrer que des batteries par exemple car ça ne sonnait pas. On voulait vraiment retrouver le son de l’époque et on a beaucoup bossé là-dessus. J’espère que ça s’entend un peu sur l’album sinon on a fait ça pour rien (rires).

Comment t’es venue l’inspiration pour les textes et les thèmes ?

Avant de faire cet album j’étais dans un autre groupe dans une maison de disque italienne, puis le groupe s’est séparé. Je me suis retrouvé alors un peu seul, et ensuite 2/3 mois après la personne avec qui j’étais est partie. De là, je me suis retrouvé avec moi-même et je me suis tourné vers la soul en voulant faire un album pour me faire plaisir. C’est une manière d’éviter d’aller voir un psy pour ne pas pleurer seul (rires).

Il y a du français et de l’anglais dans le disque, c’était un choix dès le départ ?

En fait, j’ai le petit souci que faire de la soul en français, c’est assez compliqué. Parfois les mots ne sonnent pas bien. Et ma manière à moi de fonctionner c’est de m’adresser à une personne quand je fais un texte, et à chaque fois je me dis « est-ce que cette personne comprendra mieux le français ou l’anglais ? ». Et au moment de l’album, j’ai perdu ma mamie et là est né en plus le morceau en lingala. Comme je lui parle à elle, en français elle n’aurait pas tout compris, en anglais encore moins, donc je l’ai fait en lingala.

Le clip de Promise of Love (que nous vous proposons de visionner ci-dessous) est assez sympa et tout à fait dans l’univers soul. Est-ce que tu t’impliques et fais attention au côté visuel de ta carrière ?

Tout à fait, il y a tout un package avec la soul, il y a une manière d’être et de se présenter, un peu propret. Il y a un vrai état d’esprit et on essaye de respecter ça au possible.

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Le Mediateaseur remercie Léon pour sa spontanéité et sa simplicité. C’était un vrai plaisir de faire cette interview dans cette ambiance et j’espère vous avoir donné envie d’écouter l’album Chocolate dont voici le clip du single Promise of love.

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