Interview : An Pierlé

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Ce lundi est sorti dans les bacs Strange Days, le nouvel album d’An Pierlé, cette fois-ci en solo.

Nous vous avions diffusé ici la vidéo de son premier single, Such A Shame, la reprise au piano de Talk Talk.

Depuis, j’ai eu le plaisir de rencontrer la très sympathique An et de parler un peu de cet opus, du travail en solo et de la scène. J’espère que ça vous donnera envie de découvrir son univers.

 

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Bonjour An,

Votre album Strange Days est dans les bacs depuis quelques jours, dans quel état d’esprit êtes-vous après cette sortie ?

Ah je suis très heureuse. Je suis un peu dans les airs avec toutes les interviews et les sessions, mais c’est très gai d’avoir toutes ces réactions maintenant. Quand on fait un album on attend ça car les gens peuvent ne pas aimer. Apparemment ils aiment bien,  donc c’est un plaisir et en plus d’être ici à Paris.

Quel rapport avez-vous justement avec la France ?

Un rapport très chaleureux et je suis vraiment contente d’avoir la France qui me suit. Avant on disait toujours le public parisien est horrible, mais c’est toujours un plaisir de jouer ici et je suis bien accueillie partout en France. Quand tu compares avec la Hollande c’est très bien ici.

Vous avez eu le temps de voir un peu les premiers retours du public ?

Oui ça commence à arriver et dans l’ensemble j’ai l’impression qu’il est bien accueilli. Même si dans les retours, il y a rarement des gens qui vont aller sur les sites pour dire qu’ils trouvent ça pourris. C’est souvent des fans, mais beaucoup disent que ça fait du bien de se retrouver.

Vous êtes de retour en solo cette fois, c’était une envie de « liberté » ?

Le truc, c’est que je n’avais pas envie de me débarrasser des autres (rires) ou que j’en avais marre, mais c’est vrai qu’après 10 ans de recherche avec une même équipe, tu as un peu tout explorer, et il faut prendre du temps et du recul pour te nourrir. Koen (Gisen NDLR) enregistre plein de nouveaux groupes en tant que producteur, le batteur peut enfin prendre du temps pour son groupe qu’il a toujours laissé un peu de côté pour nous. Ca fait un peu d’oxygène pour tout le monde.

Est-ce que la méthode de travail est très différente en solo ?

Je me dispute moins (rires) ou sinon ce n’est que avec moi-même. Sinon non, écrire des chansons c’est toujours le même processus, et ce qui est chouette c’est que quand tu est seule, tu peut vraiment te perdre. Parfois tu regardes l’heure et il est passé 4 heures depuis le début du travail, c’est agréable ça.

Comment créez-vous de manière générale ?

Ca peut prendre toutes les formes, mais en général je n’écris pas tout un texte en entier au début. Mais souvent c’est lié petit à petit. Certaines chansons datent d’il y a plusieurs années mais ils leurs manquaient un thème ou un couplet et parfois il faut du temps pour avoir un regard frais sur la même chanson et ça peut l’enrichir.

Votre premier single est une reprise de Talk Talk. Vous faites souvent des reprises, c’est un exercice que vous aimez ?

Le truc c’est qu’on en fait régulièrement car on a fait beaucoup Le Fou du Roi sur France Inter, et il te demande à chaque fois de faire une reprise. Beaucoup de gens apprennent la musique en faisant les reprises, tu grattes la guitare en jouant les Rolling Stones, mais moi je n’ai pas cette base-là. Je viens du classique et pas du créatif mais vraiment des exercices avec les doigts et donc les reprises ça m’ouvre l’esprit. Quand tu es dans l’univers de quelqu’un d’autre tu regardes comment c’est fait et tu essayes de t’approprier la chanson.

Such A Shame est une chanson qui vous parle particulièrement ?

Oh oui depuis toujours, c’est une chanson que je connais depuis ma jeunesse. C’était vraiment la chanson des premiers bals en plein air où je pouvais sortir dans le Sud de la France en vacances. Après j’ai vraiment grandie avec Talk Talk.

Et le choix de présenter l’album avec une reprise, c’était un choix personnel ?

Tu sais, les singles c’est un métier à part. Moi je fais mon travail et la maison de disque dit « comme introduction ça sera plus facile », en général je suis contre ça, mais cette fois-ci j’ai trouvé que ça collait vraiment bien avec l’atmosphère des autres chansons.

Votre style justement est très différent des artistes belges qu’on connaît qui sont souvent très rock ou variété, c’est facile pour se faire une place ?

En Belgique je ne fais partie d’aucune scène, et de temps en temps c’est chiant car je ne suis pas dans les hits ou à la mode. Mais ce n’est pas grave, car j’ai déjà survécu à beaucoup de modes qui n’ont pas durée longtemps, car elles avaient un style défini.

La prochaine étape pour cet album c’est d’être présenté sur scène, vous avez déjà pensé à sa transposition ?

Le truc c’est que j’ai eu tellement de travail que je vais tout simplement le jouer sur scène. Ce sera la musique qui parlera et ce sera la performance du soir. Comme on va faire beaucoup de petits théâtres bien intimistes, ça n’a pas besoin de plus.

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Le Mediateaseur remercie An Pierlé pour son sourire, sa gentillesse et sa simplicité. L’album Strange Days est dans les bacs depuis ce lundi et nous ne pouvons que vous conseiller d’y prêter une oreille attentive.

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