Interview : Didier Caron

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Nous vous proposions ici notre chronique de la pièce Un pavé dans la cour qui se joue actuellement au Théâtre Michel.

L’auteur en est Didier Caron dont j’aime beaucoup le travail théâtral depuis Un vrai bonheur. J’ai eu l’occasion il y a quelques jours de m’entretenir avec lui pour mon plus grand plaisir pour parler de la pièce.

Un entretien à lire ci-dessous.

 

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Bonjour Didier,

Vous êtes l’auteur de la pièce Un pavé dans la cour, pour commencer, pouvez-vous nous dire comment vous est venue cette idée de fête dans une cour d’immeuble ?

Je cherchais un lieu où les gens pouvaient se réunir, se retrouver, et plutôt un lieu de fête pour être en contrepoint des propos qu’ils puissent tenir, et je voulais éviter le cadre de la famille. Il m’a semblait que le voisinage, peut-être influencé par Un air de famille, je ne sais pas,  était bien, et comme ça devait être l’été je suis tombé sur la fête des voisins.

Vous aviez déjà assisté à vous-même à l’une de ces fêtes ?

Jamais, et avec ma pièce ça ne donne pas envie en tout cas (rires).

Cette pièce est entre humour et émotion, j’ai bien reconnu votre style et votre « marque », est-ce que vous y pensez au moment de l’écriture ?

Il y a toujours une surprise. Je sais qu’il y a de la violence verbale parfois, j’essaye de patiner ça avec de l’humour, c’est un mélange déroutant toujours sur le fil et cela donne quelque chose de toujours ambivalent. Je ne me sens pas trahi, cela correspond assez a ce que j’avais en tête.

Paul a parfois des propos qui vont très loin, vous êtes vous interdit certaines choses ?

Non. Je voulais rester toujours dans la limite de ce qu’on peut entendre, surtout en ce moment avec le débat sur le mariage pour tous. Je savais qu’il ferait rire, car il est trop extrême, et qu’il serait hué, car il tenait des propos intenables, mais je ne me suis rien interdit car j’allais déjà assez loin et je ne voulais pas plus.

Entre la création des personnages et les dialogues, savez-vous combien de temps cela vous a pris pour l’écrire ?

Je l’ai écrite il y a 3 ans je crois, et il y a du avoir 12 ou 13 moutures entre la première fois et le texte que vous avez vu là. La structure est ce qu’elle est à 90% très vite, et après il y a toujours des petits dialogues qui changent, des ajouts de scènes, c’est pour ça que je prend toujours beaucoup de temps sur la structure.

Vous êtes vous occupé du casting également ?

Oui. Il y a eu une tournée, il y a des comédiens qui étaient dans la tournée que je n’ai pas voulu prendre sur Paris. Mais par exemple Bruno Paviot (Paul), c’est quelqu’un avec lequel je voulais travailler depuis longtemps, Gaëlle Lebert (Myriam) pareil. C’est un casting issu de mes connaissances, qui sont des gens très humains et des bons camarades pour une pièce chorale.

Quelques comédiens ayant changé, êtes-vous à l’écoute des éventuelles propositions des arrivants ?

Oui, je suis à l’écoute de plein de choses. Je ne veux pas que les personnages soient dans un carcan donc j’écoute les propositions. Mais en même temps je leur demande de respecter l’auteur. Ici en l’occurrence c’est moi, mais peu importe l’auteur, car il a pris du temps pour réfléchir et ça permet à certains comédiens d’être plus rigoureux et de se retrouver dans leurs jeux.

L’accueil est plus que chaleureux par le public, j’imagine que vous êtes heureux ?

Oui car c’était une façon d’écrire différente. Je voulais plus parfois suggérer des choses sur des thèmes simples, mais qui révèlent des choses un peu plus profondes sans faire d’explication de texte. Tout le monde peut s’y retrouver. Et oui je suis très content car on trouve le bon tempo en ce moment entre grave et comédie.

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Le Mediateaseur remercie Didier Caron de s’être arrêté un moment chez nous et pour sa simplicité.

La pièce Un pavé dans la cour c’est actuellement au Théâtre Michel (Paris 8ème), du mardi au vendredi à 21h, le samedi à 16h30 et 21h et le dimanche à 16h, durée 1h35.

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