Interview : Lisa Leblanc

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Nous vous présentions ici Lisa Leblanc, en vous parlant de son premier album éponyme.

J’ai eu le plaisir de rencontrer l’artiste, quelques jours après la sortie de cet opus et de ses deux concerts qu’elle a donné à La Boule Noire.

Un entretien à lire ci-dessous, pour découvrir un peu plus cette artiste talentueuse.

 

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Bonjour Lisa,

On se rencontre aujourd’hui alors que votre premier album vient de sortir chez nous, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Et bien écoute tout va bien, tout se passe bien, la preuve on mange même des pains au chocolat (l’interview s’est faite tôt le matin NDLR).

Ce disque est déjà certifié disque d’or chez vous, j’imagine qu’il y a une petite fierté ?

Oui c’est sûr, d’être disque d’or c’est vraiment immense. Cela veut dire que l’album a vraiment été bien accueilli, et je ne peux pas demander mieux. Je suis très  contente, et je suis vraiment très reconnaissante a tout le public qui a acheté l’album

En France, vous repartez à zéro pour faire connaître cet album est-ce facile à faire ?

Moi j’aime vraiment ça le concept de recommencer à zéro. Les gens qui viennent aux concerts maintenant c’est parce qu’ils sont curieux d’entendre quelque chose de nouveau, et c’est très plaisant. Et puis c’est super cool aussi d’avoir les journalistes qui parlent de l’album et de recommencer les interviews. Et comme ça les choses redeviennent fraîches pour moi.

Vous avez présenté cet album lors de deux concerts à Paris, pouvez-vous nous parler un petit peu de l’ambiance ?

C’était vraiment fun, et le show était vraiment cool. Je n’avais aucune idée de ce à quoi m’attendre, il pouvait n’y avoir que trois personnes  dans la salle et faire un flop, mais finalement, à notre grande surprise, les deux soirs étaient complets.  Pour moi c’était incroyable, j’arrive de nul part et de voir tout ce public, je n’en reviens encore pas.  Les gens été vraiment généreux.  La première soirée, il y avait beaucoup d’Acadiens, et des amis à moi qui étaient en France et qui ne voulait pas rater mon show, du coup c’était vraiment funky.  Le deuxième soir, le public était plus parisien,  c’était une autre ambiance mais tout aussi fun avec une grande énergie.

C’est un plaisir de jouer à Paris ?

Oui vraiment, et c’est un grand honneur aussi. Pour nous autres, aller jouer à Paris c’est tout de même un peu exotique, c’est un gros choc culturel.

Pour en revenir à l’album, pouvez-vous nous dire, comment vous créez vos morceaux ?

Dans cet album, ce sont toutes des chansons qui parlent vraiment du quotidien, de choses qui me sont arrivées.  J’écris beaucoup au je, car ce sont soient des choses qui sont arrivées à des personnes que je connais sois à moi. J’écris simplement, c’est très honnête et ça vient comme je pense.

Effectivement, vous parlez de tout et très facilement dans vos chansons, vous arrive-t-il de vous dire « non ça une fille ne peut pas le dire dans une chanson » ?

Non je n’ai jamais pensé ça. En fait je viens vraiment d’un monde de gars et j’ai toujours été un peu garçon manqué si tu veux.  Je ne voulais pas justement écrire comme une fille  et chanter des chansons de « fifilles » comme je les appelle. Je n’ai jamais eu de grosses influences féminines et ça m’a toujours suivie toute ma vie.  Alors je n’ai jamais pensé à ça, au contraire j’écris comme je pense et puis c’est tout.

Vous nous parlez de vos influences, pouvez-vous nous dire lesquels sont-elles ?

Il y a beaucoup de classique rock surtout, que j’écoute depuis que je suis ado et que j’ai découvert avec les  vinyles de mes parents. Après j’ai pris un peu de partout, j’écoutais aussi du grunge par exemple, ce qui explique ce côté éclectique dans ma musique.

Les chansons de cet album sont très énergiques, cela vient de votre côté Acadien qui ressort ?

Je pense que c’est sur que ça aide.  Je viens d’un petit village, et ma mère m’a toujours dit que si je voulais que le monde m’écoute, il fallait que la musique soit un peu Up-tempo. Si je ne joue que des ballades, le monde ne va pas écouter, et j’ai donc cette phrase de ma mère en tête depuis que j’ai 13 ans. Et toujours dans la démarche de ne pas vouloir écrire comme les filles, qui font beaucoup de ballades, j’ai pris ce côté très festif et folklorique.

Le disque est déjà sorti depuis un an chez vous, avez-vous déjà commencé à écrire des nouvelles chansons depuis ?

Oui tranquillement, j’ai recommencé cette année en fait. En 2012, on a tellement été occupé avec la tournée que je n’ai juste pas eu le temps et l’envie d’écrire. Cette année, on a un peu plus de temps pour respirer et j’ai repris le goût à l’écriture et de jouer de la guitare pour le fun, comme je le faisais avant. Ça fait du bien et tranquillement ça arrive tout doucement.

Avez-vous eu le temps de profiter du succès un peu avec cette longue tournée ?

Pas tant que ça, mais en même temps j’essaie de rester le plus loin possible du succès, et de rester simple. Je ne me suis jamais vu comme une vedette car je déteste le vedettariat. Je veux juste vivre ma vie le plus normalement possible, et je vais en profiter avec les quelques vacances que je vais avoir bientôt. Pour le reste, je fais ma tournée comme je le faisais avant, ce qui a changé c’est qu’il y a peut-être plus de monde aux shows.

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Le Mediateaseur remercie Lisa Leblanc pour sa fraicheur et sa simplicité. Son album éponyme est actuellement dans les bacs,

Pour le moment l’artiste à 2 autres dates de prévues chez nous, le 15 juillet prochain aux Fraconfolies de La Rochelle et le 25 novembre à La Cigale.

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