Interview : Kellylee Evans

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Il y a quelques semaines maintenant, I Remember When, le nouvel album de Kellylee Evans est sorti dans les bacs.

Un opus différent des autres, car l’artiste a changé de style musical et propose ici des reprises de grands tubes en version jazz ou encore hip-hop.

J’ai eu le plaisir de rencontrer cette chanteuse très sympathique et souriante pour un entretien en toue décontraction. J’espère vous donner envie d’entrer dans son univers.

 

 

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Bonjour Kellylee,

Nous nous rencontrons aujourd’hui pour parler de votre nouvel album qui est sorti il y a un petit mois maintenant, êtes-vous contente de son accueil jusqu’à présent ?

Oui carrément (rires). On a de bons retours, et ce qui me plaît c’est que les gens qui me connaissent avec les trois premiers albums sont d’accord pour dire que, même si ici je change de style, ça reste toujours moi. Cette remarque est parfaite et me fait vraiment plaisir.

En un mois de temps, avez-vous eu le temps d’apprécier ces bons retours ?

Oui j’apprécie les retours de ceux qui me disent qu’ils sont fans de moi et qui ont acheté l’album en France, et je suis aussi très impatiente de la sortie du disque le 16 avril au Canada et j’ai hâte d’avoir l’avis de ses fans là aussi. J’essaye d’échanger avec mon public via les réseaux sociaux et de parler de ma musique tous les jours, rien qu’avec cela je suis contente.

Vous présentiez justement cet album sur scène hier (le 27 mars au Café de la Danse), comment cela s’est passé ?

C’était super chouette !  Je ne m’attendais pas à une salle aussi pleine, elle était même surblindée.  Tous les gens étaient enthousiastes, ils m’ont vraiment transmis de la joie et de l’énergie jusque sur  scène. C’était un véritable échange est un vrai concert super chouette.  On a eu plusieurs concerts sympas cette semaine, comme à Rennes ou à Carquefou par exemple.

C’est un plaisir de rencontrer autant de public français ?

Oui j’adore, car même si on ne mange pas la même chose dans toutes les régions, ce sont les mêmes gens aussi enthousiastes partout. Je ne me suis pas encore produite dans beaucoup de pays, juste pour l’instant aux Etats-Unis, en Grèce et en Suède et en France donc, et ce que je constate ici, c’est que vous avez des gens qui sont vraiment accro à la musique live. Quelqu’un qui, après avoir acheté l’album, prend le temps d’aller le voir en live c’est génial.

Donc cet album, est un petit changement de style en votre carrière, pouvez-vous nous dire à quel moment en avez-vous eu l’envie ?

Je me demande comment ça s’est passé.  J’ai presque toujours fait à la fin de mes concerts, comme rappelle une chanson rap. C’était bizarre à la fin des concerts jazz de faire du rap mais ça fait parti de moi.  Je crois que ça a donné l’idée à Sébastien Vidal (programmateur de la TSF Jazz NDLR) de me faire essayer un nouveau style, et il est allé en parler avec les gens d’Universal. Il voulait créer un lien entre l’univers du pop et celui de la soul et du jazz et il a ramené Éric Legnini, le producteur de l’album qui aime aussi beaucoup ces mélanges. À nous trois on a fait une équipe et on a créé cet album dont je suis assez fiere.

C’est un album de reprises, pouvez-vous nous dire comment vous les avez choisis ?

Là aussi ça s’est fait entre nous trois, nous avions une liste et nous avons décidé ensemble. Pour moi, il faut que je puisse chanter les chansons pour toujours. Même s’ils aimaient une chanson, mais que moi je ne l’aimais pas, on ne la faisait pas. Je regardais vraiment les paroles en me demandant si je pouvais les chanter pour toujours, même si ce n’est pas pour toujours, au moins pour les deux prochaines années. Si je disais oui ça allait.  De mon côté j’avais amenée Use Yourself, dès qu’on a commencé à parler du projet car il me fallait une chanson hip-hop qui était facile à chanter pour moi en tant que femme et mère. Et quand j’ai lu ces paroles d’Eminem, même si la chanson n’avait pas été écrite par mois ou pour moi, je pouvais vraiment y trouver un lien.

Il y a aussi deux reprises de chansons françaises (Désolé de Sexion d’Assaut et Alors on danse de Stromae), vous les connaissiez avant de les interpréter ?

En fait, ce sont ces deux chansons que je chantais à la fin des concerts. J’ai appris d’ailleurs le français en utilisant ses chansons. Donc personne ne m’a forcé à intégrer ces chansons françaises pour le bien de l’album (rires).

Une fois les chansons choisies, il y a eu beaucoup de travail j’imagine pour les réorchestrations ?

Oui, nous avons passé pas mal de temps dans le studio d’Éric juste à faire des maquettes et les pré-prod. J’ai adoré la manière dont nous avons choisi les thèmes et les samples. On a vraiment travaillé comme si nous étions des musiciens hip-hop. Éric à un tas de vinyle, et il est super doué pour se souvenir lequel contient tels ou tels morceaux.  Ça a pris beaucoup de temps, c’était vraiment très fun et je me suis vraiment sentie intégrée dans la création des titres.

Avez-vous eu éventuellement des retours d’artistes que vous avez repris ?

Uniquement celle de Stromae.  On avait fait un live pour OFF TV, et il a posté la vidéo sur ces réseaux sociaux, donc ça fait vraiment très plaisir. Mais rien d’Eminem (rires).

Et pour les lives, il y a d’autres dates françaises de prévues ?

Oui, on va faire des dates cet été, dont la première partie de Joe Cocker au Festival Jazz à Marciac et ça c’est cool (rires). On va aussi au Jazz Nice Festival et il va y avoir quelques dates jusqu’au mois de novembre pour cette année.  C’est beaucoup de boulot pour toute mon équipe de me faire introduire en France, mais les rares dates que nous avons sont vraiment très bien.

Devant un tel enthousiasme, nous allons vous garder en France.

Ah oui ça je veux bien ! (rires).

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Le Mediateaseur remercie Kellylee Evans pour ses sourires et sa bonne humeur contagieuse. Si vous voulez découvrir ce nouvel album, n’hésitez pas il est dans les bacs, en attendant, je vous laisse avec le titre éponyme dans une version live sur RTL.


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