Interview : Puggy

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Lundi est sorti dans les bacs To Win The World, le nouvel album du trio Puggy.

Un opus résolument rock grâce auquel j’ai eu le plaisir de pouvoir m’entretenir avec le groupe dès le lendemain de la mise en vente.

Découvrez l’interview dans son intégralité ci-dessous, j’espère que cela vous plaira.

 

 

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Bonjour les garçons,

On se rencontrent pour votre nouvel album qui est sorti hier dans les bacs, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Romain : Nerveux, car il y a beaucoup de promo qui va encercler cette sortie, il faut qu’il se démarque et qu’il soit bien reçu. On n’a pas encore eu le temps de lire les retours sur le net mais on est impatients de les lire et de faire du live, car c’est pour ça qu’on fait ce métier. Nous sommes vraiment impatients de pouvoir défendre ce disque sur les routes.

Et avec un titre comme To Win The World, êtes-vous prêts à  conquérir le monde ?

Matthew : On nous pose souvent cette question, mais les journalistes et  surtout les fans, savent qu’il  y a toujours  un double sens  chez nous. Nous aimons beaucoup ce titre  car il a énormément de lecture. À la base il y avait vraiment un point d’interrogation, comme la question de savoir jusqu’où on avait besoin d’aller pour être heureux et une remise en question par rapport à beaucoup de choses.  On savait qu’on allait faire un nouveau disque, nous avions déjà beaucoup de chansons, et la question était de savoir comment nous allions enregistrer ce disque. On voulait enfin arriver là où on a toujours voulu aller et faire le disque qui nous ressemble le plus avec notre énergie en live. On aurait pu faire quelque chose d’hyper produit en studio, où bien on allait retourner aux sources du groupe avec la complicité musicale qu’on a quand on joue ensemble, et on est parti sur cette idée-là. C’est pour ça qu’on a fait appel à un producteur pour la première fois, pour avoir quelqu’un qui arrive à prendre des groupes qui jouent ensemble car c’est con à dire, mais beaucoup de groupes ne jouent pas ensemble en studio.

Romain: C’est aussi le titre du premier morceau qui a vraiment fondé ce disque parce qu’il était là très tôt. Sans savoir pourquoi, on a tous décidé que ce serait le titre de l’album, on ne s’est pas trop posé de questions. C’est le thème de la chanson, c’est une fille qui gagne le monde, et ce qu’elle est contente avec ou pas, et qu’est-ce qu’elle va en faire ?

Et cette réflexion de faire cet album, de cette manière, avec un réalisateur, elle a pris longtemps ?

Romain : C’est un rêve de gamin. On n’a pas pu le faire jusqu’à présent, et là, on a appelait Eliot James, il était libre, on avait le temps et les moyens de le faire, alors on s’est lancés. On a fait ça à l’ancienne finalement, comme les groupes faisaient dans les 70’s. On enregistrait en live, avec un producteur, avec des bandes et pour nous c’était extraordinaire de vivre sa.

Ziggy : c’est l’album qu’on a toujours voulu faire. Avoir quelqu’un avec énormément de savoir-faire pour nous aider vraiment à mettre en avant le côté live du groupe. On a toujours produit nos albums nous-mêmes, et il y avait toujours quelque chose de diffèrent entre ce qu’on faisait en studio et ce qu’on écoutait. Et là, avec le savoir-faire d’Eliot il n’y a rien qui se perd.

En écoutant plusieurs fois ce nouvel album, je l’ai trouvé beaucoup plus rock que les précédents, êtes-vous d’accord avec ça ?

Romain : (il applaudit) On a eu un long épisode avec le label, qui nous disait que nous étions presque partis trop loin avec cet album, et 90 % des gens  qu’on rencontre nous dise qu’il est 20 fois plus pop que celui d’avant. Il y a une grande séparation entre ce que les gens entendent sur le disque et ce que nous pensions avoir fait. Tu es l’un des premiers qui dit qu’il est plus rock et nous en sommes vraiment content.

Matthew : on a vraiment joué fort, avec les amplis à fond en studio, et en effet on a pas mal de retours qui parlent de pop. Mais je pense qu’il parle plutôt au niveau des mélodies, parce que pour moi le précèdent était beaucoup plus acoustique, et celui-ci est beaucoup plus électrifiés, vivant, et live. Pour l’instant nos disques se complètent, on a fait un chemin, et pour celui-ci, c’est un peu l’aboutissement pour le moment. En tout cas on apprécie que tu l’entendes rock.

Toute cette énergie en studio, c’est parce que vous pensez déjà aux versions live ?

Romain : Non on n’y pense pas, je t’avoue que dès l’album enregistré on se pose des questions et ça prend beaucoup de temps. Et d’ailleurs pour cette tournée, on a pris quelqu’un en plus, un ami, pour faire des claviers et les percussions car on voulait un peu délaisser. À la fin, on jouait tous nous-mêmes, même des instruments avec les pieds, c’était super, mais en même temps on perdait un peu le contact avec le public pour se concentrer sur nos instruments. Du coup, là, en déléguant un petit peu on pourra aller au pour plus près de la scène. Mais à la composition même, on n’y pense pas du tout.

Matthew : Moi quand je compose, j’essaie de faire des chansons qui sont fortes, de raconter des histoires, et de créer des émotions. Ensuite, on va en studio et on arrange pour faire un disque, et quand on va tourner, on arrange pour faire du live, c’est une question d’orchestration. En studio tu peux te permettre des choses que tu ne pourras pas faire sur scène, et inversement.

Est-ce que vous pouvez nous parler justement un petit peu de la création des  morceaux en tant que groupe ?

Matthew : Nous n’avons jamais eu une seule manière unique de travailler. La grande règle générale c’est que moi j’écris mes idées, je les maquettes, mais je ne termine jamais les choses. Je les laisse à la libre interprétation des autres, c’est des couplets, des refrains, je fais une structure pour dire qu’il y en a une et je les envoie, et après c’est validé ou non par les autres. Mais Ziggy a également écrit quelques morceaux pour ce disque de la même façon, et ensuite on se retrouve à trois pour les travailler et les arranger.  Pour ce disque, en entrant en studio, on a donné toute nous maquettes à Eliot. Il y avait 30 chansons qu’on avait choisies parmi plus, on lui a dit « on sonne comme ça en live, et tu te démerdes ». C’était vraiment sa mission. Nous avions les bases de la composition, et beaucoup d’orchestration et d’arrangements se sont faits en studio, on voulait surtout laisser place à la magie du moment. Tu prépares trop parfois avant d’entrer en studio et ça devient trop mécanique, et on voulait vraiment garder ce côté instinctif qui caractérise notre groupe.

Plus de 30 morceaux ça fait beaucoup, vous aviez commencé cet album dès la fin de la tournée précédente ?

Romain : En fait, je me souviens que ça n’a jamais arrêté, on avait fini de masterisé l’album précédent, on répétait pour les concerts, il y avait déjà des morceaux qui étaient là.  On ne s’arrête jamais vraiment.

Et donc la prochaine étape c’est de le présenter dans son intégralité sur scène ?

 Ziggy : On encore un peu de rodage à faire mais c’est génial de pouvoir piocher dans trois disques. Ça te change la vie.

Romain : A chaque concert, tu peux piocher dans d’autres titres, tu es toujours en découverte. Tu n’es jamais dans le « confort »  de te dire je n’ai qu’un disque à jouer, neuf titres à retourner dans tous les sens tous les soirs, et les mêmes pendant un an. Là, on peux puiser dans un répertoire de plus de 30 morceaux et ça change vraiment tout.

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Le Mediateaseur remercie Matthew, Romain et Ziggy du groupe Puggy pour le temps qu’ils nous on accordé, et surtout leur grande simplicité et gentillesse.

L’album To Win The World est dans les bacs depuis lundi, si vous ne l’avez pas encore écouté, nous vous conseillons de le faire rapidement.

Puggy sur scène c’est pour très bientôt, retrouvez toutes les dates en cliquant ici. Je vous laisse avec le clip de Last Day On Earth (Something Small), le nouveau single.

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