Interview : Emmanuel Moire

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Nous vous proposions de découvrir ici Beau malheur, le premier extrait du nouvel album d’Emmanuel Moire.

Cet opus intitulé Le chemin sort aujourd’hui dans les bacs et à cette occasion, j’ai eu le plaisir d’avoir un long entretien avec l’artiste il y a quelques jours.

Nous avons évoqué la création de cet album et la tournée à venir. J’espère que cela vous plaira.

 

 

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Bonjour Emmanuel,

Ton nouvel album va sortir dans les bacs dans quelques jours, comment te sens-tu aujourd’hui ?

Écoute je suis très content d’avoir pu enfin terminer ce disque et de lui donner vie. J’ai eu une période de création très longue puisque je l’ai commencé il y a déjà au moins deux ans. Et après avoir fait ce cheminement de création, c’est bien quand d’un coup l’album est terminé et qu’il correspond à ce que j’avais dans la tête. Après, je suis aussi partagé, puisque forcément je me pose des questions pour savoir comment les gens vont le recevoir,  et quel impact il va avoir. Mais il ne m’appartient plus aujourd’hui, il faut laisser faire les choses (rires).

Pour te rassurez, il y a déjà le bon accueil du single Beau Malheur, tu en es content ?

Oui car en plus c’est un titre qui est assez représentative de cet album, c’est-à-dire qu’il a à l’intérieur les deux axes. Il y a quelque chose de très chargé, de par des choses plus ou moins difficiles, mais en même temps il y a une inspiration à l’éveil et à la lumière, et à beaucoup d’espoir. C’est un très bon choix de premier single qui était très cohérent avec ma démarche artistique.

Ce premier titre est accompagné d’un clip bien sympathique, peux-tu nous parler de qui a eu l’idée d’exploiter ton nouveau côté de danseur ?

C’était une volonté de ma part après avoir fait l’émission (Danse avec les stars NDLR) de continuer à travailler avec Fauve (Hautot NDLR), il fallait juste trouver la bonne idée. Je ne voulais pas faire de la danse juste pour faire de la danse, et je trouvais que  le propos de Beau malheur  été très intéressant à traduire avec le mouvement.  Quand j’en ai parlé à Fauve elle m’a dit oui automatiquement (rires), et après j’en ai parlé à Pietra (Marie-Claude Pietragalla NDLR) que j’avais rencontré aussi grâce à l’émission et je lui ai demandé si ça l’intéressait de chorégraphier une partie de la chanson. Elle m’a dit oui, et s’est tout de suite intéressée aux propos et à trouver rapidement comment exprimer à travers le corps et la danse ce titre. Il y a ces deux énergies très différentes, Fauve c’est le côté combattre avec soi, avec la vie, et moi j’amène le côté plus lumineux avec de l’espoir.  Je suis très content car jamais je n’aurais pensé un jour avoir la possibilité de travailler avec Pietra.

Les premières paroles de ce disque sont « Demain sera le jour ou rien ne sera plus pareil, j’ai attendu mon tour, voila, je réponds à l’appel ». C’est autobiographique ?

Ce disque est très autobiographique effectivement. Moi j’adore l’ouverture d’un disque car pour moi cela donne la couleur de ce qui va se passer dans ce disque. Et pour moi, La vie ailleurs « demain sera le jour où rien ne sera plus pareil », c’est vraiment ce que j’ai vécu.  Dans ma vie, j’ai vécu des cycles très différents, comme tout le monde, et je sentais depuis 2-3 ans que je rentrais dans un autre cycle. J’ai senti que, d’un coup, j’aspirais à autre chose,  que ce soit dans mon métier mais aussi dans ma vie personnelle, et j’avais besoin de changement. Et quand je commence ce disque en disant ça, c’est parce que je pense que vraiment plus rien ne sera pareil.

Pour garder ce côté autobiographique, tu as créé seul ou tu as fait appel à d’autres ?

C’est assez simple en fait dans la création du disque, moi j’ai fait toute la musique. Je sais ce dont j’ai envie et ce dont je n’ai pas envie, et mes idées sont précises, après ça vaut ce que ça vaut (rires). Niveau texte, j’ai travaillé avec un seul auteur avec qui j’avais déjà travaillé sur L’équilibre,  il s’appelle Yann Guillon et on a vraiment fait ce disque a deux. Ce sont des séances de travail dans lesquelles nous avons beaucoup discuté, chacun se nourrit de l’autre, soit autour d’un verre ou d’un piano.  On se connaît depuis longtemps avec Yann, et on travaille souvent comme ça,  c’est un vrai binôme il y a vraiment une alchimie entre son travail d’écriture et mon travail de composition.

Après plusieurs écoutes de ce nouvel album, mon ressenti est qu’il est assez mélancolique, es-tu d’accord avec ça ?

C’est toujours intéressant d’avoir l’avis des autres pour savoir comment ils perçoivent ce disque. Je ne sais pas s’il y a de la mélancolie, en tout cas, ce qui est sûr, c’est qu’il y a effectivement une partie du disque dont la création a débuté dans une période très difficile pour moi. Je venais de perdre mon frère, on venait de me rendre mon contrat, rien ne se passait comme je le voulais. Je suis parti de ce point là, tu imagines bien que la charge  émotionnelle s’est traduite sur plein de chansons, mais avec toujours l’espoir de considérer que demain sera meilleur. Donc il y a peut-être de la mélancolie, mais en tout cas, il y a toujours une aspiration à s’élever et à s’enrichir. Le titre du disque d’ailleurs Le chemin, vient de ce cheminement de partir d’un point A à un point B plus facile, mais le point de départ est loin de l’être (rires).

Certains titres ont déjà 2 ans, n’as-tu pas voulu les remplacer par des textes plus récents au final ?

Effectivement il y a des chansons qui ne datent pas d’aujourd’hui et qui ont deux ans, mais par contre elles sont irremplaçables. Je n’aurais pas pu faire ce disque avec d’autres chansons.  Cet album a pour moi a une signification avec ses chansons la. Aujourd’hui, je ne pourrais pas réécrire les mêmes chansons que j’ai écrites il y a deux ans, mais je ne pourrais pas faire le disque que avec des titres d’aujourd’hui. Sinon il n’a plus de crédibilité et il ne s’appellerait pas Le chemin.

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Si on s’intéresse aux détails, cet album dure un peu plus d’une heure, chose plus que rare de nos jours, c’était éventuellement voulu dès le départ ?

La durée en fait je m’en suis aperçu qu’à la fin (rires). La durée dont tu me parles, c’est celle de l’édition limitée 15 titres, mais c’est vrai que je n’ai pas réfléchi autant. Pour être honnête, dans la création je n’ai pas raisonné et j’ai toujours essayé d’être au plus proche de ma démarche. Ce disque est imprégné de deux ou trois idées, et elles tournent en boucle. Comme un film ou un livre, celui  qui le créé parle d’un moment précis. C’est pour ça que je te dis que je n’aurais rien changé dans ce disque, il devait se faire comme ça et il était indispensable dans ma carrière. Donc je ne me suis jamais posé les questions de timing, de trop ou pas assez de chansons, j’ai voulu le faire comme il devait se faire.

Et on t’a laissé cette liberté ?

Là dessus, j’ai vraiment été très soigné par ma nouvelle équipe chez Mercury qui m’ont fait une confiance absolue sur mon travail et m’ont laissé faire le disque que je devais faire. Bien entendu, ils ont écouté le déroulement, mais mon directeur artistique m’a vraiment laissé carte blanche et c’est assez confort de sentir que les gens autour de toi te font confiance.

Après la sortie, la prochaine étape c’est la scène, tu es impatient d’y être ?

Oulla (rires). Alors je suis très content de partir sur les routes pour rencontrer les gens et présenter ce nouveau disque,  même si je vais me permettre de faire un mix entre les trois albums que j’ai fait et revisiter des anciennes chansons.  J’ai envie de prendre le temps pour créer ce spectacle car j’ai envie de faire un super show, très cohérent avec qui je suis aujourd’hui, avec aussi bien une partie plus intime et puis les côtés un peu plus festif voir clubby car j’aime beaucoup ça. Toute la fin du concert sur la tournée de L’équilibre était très festive, le contact avec le public était super. Donc j’ai envie de refaire ça en allant encore un peu plus loin. La tournée va commencer en fin d’année et effectivement il y a ce rendez-vous des trois Olympia  et je serais encore sur les routes jusqu’en mai et juin. Ça va venir vite, mais j’ai encore un petit peu de temps pour constituer une équipe  et penser ce que je vais faire.

Il y aura un peu de danse encore ?

(Rires).  Je ne sais pas s’il y aura de la danse parce que je ne suis pas non plus devenu celui qui chante avec un micro casque et qui fait des chorégraphies.  Il y aura forcément plein de surprises, mais comment te dire que je ne peux pas trop t’en dire (rires).

Ce rendez-vous à l’Olympia, ce sont des dates importantes pour toi ?

Déjà les dates parisiennes sont toujours importantes, même si tous les concerts sont importants et qui ne faut pas privilégier les concerts parisiens. Ce qui est sûr pour moi, c’est que d’un coup viser l’Olympia et m’y poser trois jours, j’en suis très fier. En tant qu’artiste  ont a tous rêvés d’avoir les lettres rouges avec ton nom et ton prénom sur la façade de l’Olympia et c’est une super salle. Je l’ai vécu en tant que spectateur et aussi en tant qu’artiste  présent sur différents événements mais jamais tout seul. Et la j’avoue que oui ça va être assez chouette  de vivre ce rendez-vous dans cette salle mythique.

Ces derniers temps avec Cabaret ou à la télévision tu étais entouré, as-tu une petite peur ou appréhension a te retrouver à nouveau seul sur scène ?

Je ne suis pas quelqu’un qui fonctionne avec la peur, c’est plutôt un frein pour moi ce genre de sentiment. J’ai des doutes, comme tout le monde, mais la peur et les inquiétudes j’essaye plutôt de m’en dissocier. Effectivement, la dernière tournée date de deux – trois ans, mais non je suis assez impatient de retrouver cette sensation très particulière de te retrouver tout seul face aux gens qui viennent te voir et écouter tes chansons. C’est une place très privilégiée et je suis impatient de revivre ça. J’ai des supers souvenirs de tournée et là, en ayant appris encore plus de choses avec Cabaret ou Danse avec les stars c’est à moi de voir comment ça va se manifester dans ma tournée à moi. Je pense aussi que beaucoup de gens ont envie de voir ce que ça donne le petit Moire sur scène (rires).

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Le Mediateaseur remercie Emmanuel Moire pour sa disponibilité et sa gentillesse naturelle. Son nouvel album Le chemin est disponible aujourd’hui dans les bacs, nous ne pouvons que vous inviter à le découvrir.

2 thoughts on “Interview : Emmanuel Moire

  1. vivement revoir manu sur scéne le 13 03 2014 j’ai hâteeeeeeeeeee le voir j’adore !!!!!! manuuuuu merci beaucoup à toi manu est un bon courage pour ta tournée bravo pour l’album le chemin magnifique mon deuxieme chiouchou c’est toi manu et christophe maé vous étes mes deux chanteur préferé mes deux roi soleil merci sylvie moreau .*.de joué les tours .*.

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