Interview : Les Stentors

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La semaine dernière, nous vous proposions d’écouter ici Le chant des partisans, le premier extrait de Une Histoire de France, le nouvel album du quatuor Les Stentors.

L’opus est disponible depuis lundi, et j’ai eu le plaisir de rencontrer les 4 garçons, Vianney Guyonnet, Mowgli Laps, Sébastien Lemoine et Mathieu Sempere il y a quelques jours pour parler de sa création.

Un entretien à lire ci-dessous.

 

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Bonjour tous les 4,

Votre nouvel album Une Histoire de France va sortir dans quelques jours, dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Sébastien : Impatients. Assez tranquille tout de même car nous n’avons pas de peur particulière. Nous sommes très contents de ce qu’on a fait, on a fait un album qui nous ressemble, qui nous plaît  et dans la lignée du premier.

Vianney : Timide, conquérant, et confiant. On ne sait pas comment ça va être pris par le public, mais en effet nous sommes très fiers. On trouve que cet album est mieux que le précédent car nous avons amélioré des choses.

Après le succès du premier, il n’y a pas une petite « pression » ?

Sébastien : Non, car de toute façon ce qui nous attendent au tournant, nous attendent quoi qu’on fasse. Nous, notre travail est terminé, on a fait l’album, on a choisi les titres, on les a enregistré, après les gens le recevront comme ils le recevront, mais on peut plus rien faire. Donc ce n’est pas trop la peine de stresser et de se mettre la pression. Nous sommes dans le milieu du disque depuis peu de temps, on apprend à le connaître, et si malheureusement cet album ne reçoit pas le même succès que le premier, nous ne nous en saurons pas malheureux.

Mowgli : Ce qui nous rends aussi optimiste, c’est que nous avons maintenant une base de fans très fidèles et qui sont extrêmement impatients de découvrir notre nouvel album. On sent une attente de leur part et nous sommes contents de pouvoir leur présenter notre nouvel opus.

Vous auriez pu vous imaginer un tel accueil lors de la création du premier disque ?

Sébastien : Non c’est pareil, nous ignorions ce qu’était un succès dans le monde du disque.  On nous a dit tout de suite que ça marchait très bien et que nous étions numéros un. Evidemment c’est une fierté, nous n’allons pas dire le contraire, on ne s’y attendait vraiment pas, et ça été vraiment une belle surprise d’être parmi les albums les plus vendus de l’année dernière.

Ce nouvel opus s’intitule Une Histoire de France, est-ce les chansons qui ont inspiré le thème ou inversement ?

Sébastien : En fait un peu des deux. Quand la question s’est posée de savoir si on allait faire un deuxième album,  nous avions envie de faire une suite logique. Dans le premier album, justement nous avions choisi un thème à la fois fort mais en même temps restrictif car il interdisait plein de chansons, et on a eu envie cette fois-ci de pouvoir mettre les chansons qu’on voulait vraiment. On adore les chansons qu’on a choisi, et le thème s’est imposé naturellement en disant, on va reprendre des chansons qui ont fait l’Histoire de France.

Mathieu : On voulait faire une suite, mais pas n’importe quoi, qu’il y ait tout de même une logique et  la il y a  encore le mot France dedans. C’est une défense de notre patrimoine culturel.

Comment s’est fait à 4 le choix des chansons présentes sur le disque ?

Mowgli: Comme pour le premier, nous avons tous discuter, donner nos avis, vu nos petites préférences personnelles et vu ensuite si cela s’adaptait avec nos voix lyriques. Je trouve que  ça a été plus facile que pour le premier, on ne s’est pas trop taper dessus, il n’y a pas eu trop de bleu (rires).

Et pareil pour les orchestrations, comment se passe les adaptations à 4 ?

Vianney : Eh bien on tape sur la tête de Mowgli pour faire la grosse caisse (rires).  Là aussi c’est un travail collectif en collaboration et notre arrangeur lorsqu’on a défini une liste de chansons. On se met à table, on les prend une par une, en se demandant ce qu’on peut en faire. On cherche quelle orchestration on peut y mettre, en fonction de nos voix qui sont arrêtées. Avec telle chanson, ce sera telle voix qui sera mise en avant, telle autre chanson, telle autre voix, dans celle-ci il y aura plus d’harmonie, dans l’autre moins, dans celle-ci, il aura plus de chant à 4 et dans d’autres plus de phrases solos. Tous les quatre, en tant qu’interprètes,  nous avons chacun notre manière de ressentir ces chansons et quand on commence à poser nos voix en studio sur une base musicale très dépouillée, cela influence l’arrangeur pour aller dans telle ou telle direction. C’est très intéressant à faire comme travail, c’est pour ça que nous passons plusieurs mois en studio à chaque fois.

Le premier album est sorti l’année dernière, et il y a eu plusieurs mois de studio pour celui ci, l’idée d’en faire un deuxième est venue rapidement donc ?

Sébastien : Oui, il est venu dès l’automne quand on nous a posé rapidement la question « est-ce qu’il y aura un deuxième album ? ». Nous n’étions pas fermés à cela, mais nous avons tous les quatre une carrière solo et il fallait aussi que nous en ayons envie.  Comme le public le voulait, et la maison de disques aussi, nous avons commencé à en discuter. C’est en effet venu très rapidement.  Là, nous ne sommes pas du tout dans l’optique d’un nouvel album, mais dans six ou huit mois, si cela fonctionne, qui sait, on commencera à y penser.

Le premier single est Le chant des partisans, là aussi c’est un choix collégial ?

Vianney : Oui, il s’est imposé, comme Les Corons s’était imposé pour le premier disque. Nous avons besoin, nous, en tant que chanteur lyrique, d’un hymne ou de quelque chose dans lequel il y a un lyrisme gigantesque. Quand on a fait chacun notre short liste, elle s’est imposée immédiatement.

N’avez vous pas pensé qu’elle était un peu trop « marquée » ?

Sébastien : Dans notre choix des chansons, il y a aussi des titres qui ont été chantés par des gens comme Piaf par exemple,  et si on a peur, on ne fait rien de ses chansons la et on ne fait même pas d’album.

Mathieu : Et celle-ci n’est pas marquée par un interprète, mais dans le temps par un esprit de liberté. C’est une façon aussi de ne pas oublier ce qui s’est passé, il n’y a pas d’engagement politique ou quoique ce soit, c’est un hommage. C’est vrai qu’il y a beaucoup de jeunes qui ne connaissent pas cette chanson et s’ils peuvent apprendre ce qui s’est passé grâce à cela, ça sera très fort.

Les dates de tournée sont déjà connues, j’imagine que vous êtes impatient d’y être ?

Sébastien : Ah oui complètement. Nous avons fait une mini-tournée pour le premier album, et la nous préparons intensément la suite de cette tournée.  On n’y intègre des nouvelles chansons de cet album. Nous sommes vraiment impatients car ce qu’on aime avant tout, tous les quatre c’est être sur scène. C’est là où nous sommes les meilleurs, car  c’est vraiment de la ou nous venons.

Mowgli: d’ailleurs quand le public vient nous voir, il trouve a chaque fois cela mieux que l’album.  On entend mieux les voix sur scène et les gens aiment beaucoup voir notre complicité.  Il y a une vraie interaction entre nous, ce n’est pas non plus un one-man-show, mais le public voit qu’on prend du plaisir, et  il trouve ça plus impressionnant que d’écouter un album chez soi.

Est-ce que sur scène il y a beaucoup de changement par rapport au disque ?

Vianney : Par rapport au disque, oui.  On a retravaillé aussi les arrangements vocaux car on ne peut pas faire toutes les harmonies qu’on fait en studio sur scène.  On ne va pas vous dire  tous nos secrets, mais quand nous nous harmonisons nous-mêmes sur nous-mêmes en studio, nous ne pouvons, malgré nos grandes capacités vocales, pas le faire sur scène (rires).

Mathieu : L’esprit est le même, car ce sont les mêmes chansons avec la même puissance, mais il y a aussi des surprises comme par  exemple des chansons que vous n’entendrez sur aucun album. Et en général, les gens sont ravis d’assister à ces moments uniques.

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Le Mediateaseur remercie Les Stentors pour cette rencontre bien sympathique et pleine de bonne humeur.

Leur nouvel album Une Histoire de France est déjà disponible dans les bacs avec notamment des reprises de L’Hymne à l’amour, La Mer ou autre J’attendrai.

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