Interview : Didier Wampas

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Le 15 avril dernier est sorti dans les bacs Comme dans un garage, le nouvel album de Didier Wampas, entouré du groupe Les Bikini Machine.

J’ai eu l’occasion de rencontrer le chanteur il y a quelques jours afin de parler de la création de cet opus et de quelques textes de ces chansons. Un entretien en toute décontraction et sans langue de bois que vous pouvez lire sous la vidéo.

 

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Bonjour Didier,

Ton nouvel album Comme dans un garage est sorti il y a quelques jours maintenant, es-tu content de l’accueil ?

Ouais. Tu sais, je m’en fou un peu. Quand le disque est fait je n’ai pas envie de savoir combien j’en ai vendu etc., je m’en fous. Pour moi faire un disque c’est vraiment une démarche artistique et après que ça plaise ou non. Je m’en moque un peu. Je sais que de toute façon ça ne passera pas à la radio, donc je fais ce qui me fait plaisir et les gens prennent ce qu’ils veulent.

Cet album n’a pas été fait avec le groupe Wampas, y a-t-il une raison, si ce n’est pas trop indiscret ?

Non non. Comme j’avais sorti un disque l’année dernière (Taisez-moi, NDLR) enregistrée avec des Américains, et que j’ai tourné pendant un an et demi avec les Bikini Machine je me suis dit comme on fait des nouvelles chansons, autant concrétiser ça par un disque.

Une belle rencontre musicale donc ?

Musicale et humaine aussi. Ça se passe très bien sur scène donc on s’est dit faisons ce disque.

Est-ce que la manière de travailler pour créer les morceaux était la même qu’avec ton groupe ?

Oui c’est un peu pareil. On a un peu plus bossé qu’avec les Wampas parce qu’avec les Wampas on ne bosse pas beaucoup, en général on arrive en studio pas préparé et c’est n’importe quoi. Là on a un peu plus répété mais ça n’a pas servi à grand-chose d’ailleurs puisqu’une fois en studio, le producteur a prit les choses en main et si on n’avait pas bossé, ça aurait été pareil.

Et au niveau des textes, c’est toujours toi qui as la main dessus ?

Tu sais, c’est tellement personnel de chanter que ça me semble assez logique. C’est toi qui les chantes après, donc il faut assumer.

Pour mieux te connaître, je voudrais m’intéresser à une ou deux chansons de ce nouvel album. Tout d’abord, penses-tu vraiment que  le disco ça pue ?

 Je m’en fou en fait,  ce n’est pas vraiment après le  disco que j’en ai mais c’est plus large que ça, c’est la société en général. La musique aujourd’hui est symptomatique de comment marche la société, tout va dans le même sens uniquement pour se faire du fric et endormir les gens. Après le disco c’est une image.

Justement, avec les Wampas tu n’as jamais fait dans le commercial, comment tu expliques la longévité du groupe ?

Eh bien justement parce que je m’en fous de tout ça, je ne veux pas entrer dans aucun système et je me fiche de savoir si ça plaît ou non. Après de toute façon qu’est ce qui peut t’empêcher de faire de la musique ? Tu es coincé quand tu vendre des discours ou ne serait-ce que de vivre de ta musique, car après tu es dépendant des tourneurs, des programmateurs de radios ou des maisons de disques.  Quand tu t’en fous de gagner de l’argent avec ta musique, les gens n’ont aucun pouvoir sur toi.

Il y a un hommage aussi sur cet album, en l’occurrence à Olivier Messiaen, peux-tu nous parler de ce titre ?

Avec plaisir,  car personne ne m’en parle de cette chanson.  Je ne connaissais pas ce monsieur, mais je coûte beaucoup de musique classique, je m’y suis forcé  au début des années 90. Ça m’a ouvert sur tout un monde que je ne connaissais pas et j’ai bien aimé le travail d’Olivier Messiaen donc voilà, j’ai décidé comme ça un jour par hasard de lui rendre hommage. Je ne sais pas pourquoi spécialement lui mais j’aime bien ce qu’il fait.

Le disque se termine sur le titre Tant qu’il y a du bruit, il y a l’espoir, est-ce une pensée à laquelle tu adhères ?

Oui un peu (rires). Tant que les gens feront entre chose que du disco de la musique pour endormir les gens aime s’améliorer de l’espoir. On a besoin des gens qui ont du bruit que ce soit en musique ou au cinéma.

J’ai trouvé que sur pas mal de titres, il y avait des sonorités très 60’s,  est-ce que tu est d’accord avec ça ?

Un peu oui, vu le son qu’on a. Comme ça été enregistré en huit pistes vraiment comme en 63, ça peut ressortir.

Pour terminer, que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Rien de précis, que j’écrive de bonnes chansons encore et que je fasse des bons concerts. C’est mon seul but dans la vie.

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Le Mediateaseur remercie Didier Wampas pour sa disponibilité et sa spontanéité. L’album Comme dans un garage est toujours dans les bacs, nous vous laissons avec le scopitone de Le disco ça pue.

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