Interview : Cats on Trees

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Cats on Trees, derrière ce pseudonyme se cachent Yohan Hennequin et Nina Goern, un jeune duo talentueux et prometteur.

Leur premier album éponyme vient de  sortir et vous avez déjà sûrement entendu leur premier single Sirens Call.

Etant tombé sous le charme de ces artistes, j’ai eu beaucoup de plaisir à m’entretenir avec eux il y a quelques semaines à propos de cet opus. Un entretien à lire ci-dessous.

 

 

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Bonjour à vous deux,

Votre premier album Cats on Trees sort dans les bacs dans moins de trois semaines, dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Nina : Impatients.

Yohan : Impatients et super contents de l’accueil du premier single. Pour l’illustrer, nous sommes partis en Bolivie pour tourner le clip et on a plein de supers retours. On commence à passer un peu en radio aussi donc on est surpris et très contents. C’est un travail de longue haleine et il nous tarde de le défendre.

Ce clip (que vous pouvez voir en fin d’interview) est à l’image de la pochette de l’album, très esthétique, vous intéressez-vous à l’univers visuel autour de votre duo ?

Nina : Oui complétement. Ce qui est différent, c’est qu’avant on avait fait un premier EP et on avait réalisé les dessins nous-mêmes. Yohan est peintre donc il s’intéresse à l’art visuel. Après, pour cet album, il s’agit vraiment de collaborations. On a fait beaucoup de choses tous les deux, à savoir la musique, la composition et les arrangements et on avait envie d’avoir des gens talentueux autour de nous. On a fait appel à une photographe qui s’appelle Anna Bloom, c’est elle qui a fait la pochette et à  André Palais qui a fait nos graphismes.

Yohan: En fait, ce qui nous plait dans cette pochette, c’est qu’elle illustre vraiment qui on est. Ce qu’on a cherché à développer dans cet album, ce sont des morceaux très sensibles avec une ambiance calme ; je trouve que c’est représenté par le côté organique avec les plantes et le fait que nous soyons torse nu. Après il y a le côté pop, plus moderne et frais avec le dynamisme des triangles, des formes géométriques et des couleurs.

On évoquait le premier EP qui date de 2007, l’album sort en 2013, entre temps Ce fut une longue période de création ?

Nina : Oui car c’est un album qu’on a énormément mûri. On a composé énormément de chansons et c’était difficile de faire un choix. On a vraiment choisi de prendre notre temps, chaque morceau raconte une histoire personnelle et c’était important pour nous de la raconter avec philosophie et beaucoup de recul. Il a fallu du temps pour mûrir tout ça et on a pris le temps pour les compositions.

Yohan : En fait, on teste beaucoup de choses avec tout un tas d’arrangements. On s’autorise tout sur un disque, quand la chanson nous plaît, on l’arrange de toutes les manières pour avoir un résultat qui nous satisfasse. Donc le temps était vachement utile et on a beaucoup évolué au fil des rencontres et des concerts.

Nina, tu me dis que les textes sont des histoires personnelles, d’où vient ce choix de vous livrer au public ?

Nina : On part du principe qu’à partir du moment où tu as envie d’être original, le mieux c’est d’être ce que tu es et de te montrer sans masque. On a vraiment cette volonté d’être le plus sincère possible et ça nous paraît évident de raconter des choses sans détour.

Yohan : Après, dans les textes, on essaie de ne pas donner toutes les clefs. Déjà nous, on a du recul par rapport à la situation, même si c’est du vécu, chacun peut se plonger dans la chanson car les thèmes sont classiques au final. Tout le monde vit des ruptures amoureuses, des joies, des peines, des décès. Quand on écrit, on essaie toujours de penser à la résolution des situations difficiles et de montrer un peu d’optimisme.

Petite question rituelle pour les groupes français, pourquoi écrire et interpréter en anglais ?

Nina : Déjà on aime beaucoup de chanteurs français, nous ne sommes pas hermétiques à cette langue (rires). C’est juste qu’on s’est rendu compte que lorsqu’on écoute un texte en français, on fait énormément le focal sur le texte. Yohan et moi on est amoureux de la mélodie et c’était important pour nous que celle-ci soit aussi, voire plus importante que nos textes.

Yohan : On veut vraiment créer une sensation globale dans nos morceaux. On les voit comme un tout, non pas comme un texte et comme une musique qui l’accompagne. Après, on est attirés par plein d’expériences différentes et il se peut tout à fait que dans le prochain album il y ait trois morceaux en français. Nous sommes très ouverts.

C’est toi qui chante seule quasiment tous les titres Nina, la répartition s’est faite dès la création du duo ?

Nina : Alors en fait, et après je te laisse répondre Yohan, on a jamais réfléchi à la formation qu’on voulait prendre musicalement. Quand on s’est rencontrés, on a voulu monter un projet musical avant tout.

Yohan : Le chant s’est développé comme ça. Moi j’ai toujours été touché par la voix de Nina. Elle a une sensibilité qui donne beaucoup de corps à l’interprétation et du sens à la musique, du coup je lui laisse la place. Quand je le sens, je ne m’interdis jamais de faire un chœur ou le chant comme sur Wichita.

Quand on écoute cet album, on a l’impression d’entendre des titres qui sont déjà présents dans l’inconscient collectif et c’est loin d’être péjoratif. Ça vous plait si je dis ça ?

Yohan : Oui. C’est très flatteur de faire quelque chose qui fait écho en toi, qui fait référence à des choses qui t’ont marqué ou touché. On est content d’avoir passé trois ans à le composer et à le mûrir.

Vous êtes impatients de le présenter sur scène maintenant ?

Yohan : On a fait une résidence il n’y a pas longtemps pour préparer le live. Le gros de la tournée sera surtout en 2014, mais on a déjà des dates intéressantes jusqu’en décembre, notamment le 20 novembre le Café de la danse à Paris. On est pressé d’y être car on se permet d’autres choses sur scène pour réinterpréter les morceaux. On sera que deux sur scène pour préserver notre complicité et faire un triangle vertueux avec le public.

Nina : La genèse du projet c’est piano, batterie et chant et même si les titres ont été beaucoup arrangés sur l’album, on a quand même remarqué, heureusement, que les morceaux n’étaient pas tributaires de ces arrangements. Ainsi, c’est facile pour nous de les chanter sur scène, comme à la genèse avec juste un piano et une batterie.

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Le Mediateaseur remercie Yohan et Nina de s’être prêtés au jeu des questions-réponses avec autant de sympathie et de naturel. Si ce n’est déjà fait, nous conseillons vivement d’écouter leur premier album, nul doute qu’on entendra beaucoup parler d’eux.

Nous vous laissons avec le clip de Sirens Call que nous évoquons dans l’entretien.

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