Interview : Family One

family-one-interview-mediateaseur-home

Le chœur gospel Family One vient de sortir son cinquième album, Fill my dreams.

Cette formation d’une vingtaine de jeunes de la Fondation Apprentis d’Auteuil a à sa tête le chef de chœur Charles Dumas. C’est avec lui que j’ai eu le plaisir de m’entretenir pour discuter de ce nouvel opus.

Bonne lecture.

 

*****

 

 

Bonjour Monsieur,

Vous êtes le chef de chœur d’une formation de gospel qui a vu le jour en 2000, pouvez-vous nous parler de sa création ?

C’est né de la création d’un service à la Fondation Apprentis d’Auteuil, Arts et Loisirs, avec ma petite personne. On propose aux jeunes un cursus d’arts du spectacle, il y a du chant, de la danse, du théâtre etc. C’est une belle création car au départ j’avais monté un spectacle avec des jeunes qui avait bien marché, et on m’a dit qu’il serait bien de rependre tout ça dans toute la Fondation. À partir de là, on a créé des projets partout en France au sein de la Fondation, dont Family One.

Quand on sait que les jeunes ont toujours du mal à chanter devant leurs camarades, se sont-ils appropriés l’idée facilement ?

(Rires) Je vois que vous connaissez bien la jeunesse. C’est vrai qu’il était plus facile pour eux de chanter devant des personnes à l’extérieur que devant leurs copains. Si vous connaissez la Fondation, je dirais que la tendance de ce qu’ils écoutent est plutôt rap ou r’n’b, mais quand j’ai proposé le projet aux jeunes, j’ai été étonné  de recevoir autant de retours à la fois de garçons comme de filles. Au début, on organisait des soirées devant leurs copains, c’était un peu difficile mais stimulant. Certains jeunes ont eu envie de nous rejoindre après car ils ont entendu qu’on faisait des choses de qualité.

Vous pensiez que ce projet allait rencontrer ce succès ?

Pas du tout. C’était un programme éducatif dans lequel on voulait construire de belles choses et faire encadrer les jeunes par des professionnels et des coachs venus de l’extérieur. De fil en aiguille, on a été invités un peu partout et dans cette perspective, j’ai pensé que pour un chœur gospel, ce serait bien  de se rendre aux Etats-Unis pour faire un échange avec une chorale sur place.

Finalement c’est un enregistrement d’album qui s’est fait là-bas grâce à Ulysses Owen Jr, vous pouvez nous raconter comment cela s’est passé ?

Il se trouve que par une amie, Ulysses Owen Jr, qui est un batteur de jazz aux deux Grammy Awards, a entendu parler de notre projet et nous a invité. Nous sommes donc tous partis l’année dernière enregistrer notre album et ce fut un rêve éveillé. Aujourd’hui c’est une très belle carte de visite pour nous et on a vraiment trouvé le son du groupe.

Et vous en avez profité pour vous produire au célèbre Apollo Theatre.

Oui, nous n’avons pas fait les choses à moitié, on a pu se produire à l’Apollo Theatre de New York pour présenter l’album avec les musiciens avec lesquels nous avions enregistré. Quand nous sommes entrés dans le théâtre, en voyant toutes les affiches et les noms de ceux qui s’y sont produits, ce n’était plus des cris de joie mais des hurlements.

Vous êtes à l’origine des chansons, est-ce facile de créer du gospel ?

C’est une bonne question car ça n’a pas été facile non (rires). Au départ on était partis sur des répertoires plutôt jazz et soul, le problème c’est qu’il y a des gens qui font ça beaucoup mieux que nous et au niveau des droits d’auteurs nous n’avions pas envie de dépenser de l’argent avec les reversions. J’ai donc pensé revenir à ce qu’on sait faire, chanter en chœur avec notre identité, c’est beaucoup plus proche de nous. Pour écrire, j’ai observé la vie de ces jeunes, j’ai mis en musique leurs aspirations, leur désir d’accomplir leurs rêves et ça a plutôt bien marché. On a reçu un bon accueil, et ce, même si les gens ne nous connaissent pas, ni nos titres. Quand on arrive sur scène, ça fonctionne bien.

Il y a eu concertation avec les jeunes durant l’écriture et la composition ?

Oui bien sûr. Certains ont apporté des petites mélodies, j’ai fait la base et on a réadapté ensemble en fonction des uns et des autres. C’est un réel ouvrage commun et les jeunes ont beaucoup transmis volontairement, et involontairement parfois.

family-one-fill-my-dreams-cover

Le Mediateaseur remercie Charles Dumas pour sa bonne humeur et le plaisir qu’il prend à parler de Family One.

L’album Fill my dreams est disponible et si vous désirez en connaître plus sur le chœur ou sur la Fondation Apprentis d’Auteuil, cliquez ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *