Interview : Lussi in the sky

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Après avoir chroniqué ici en termes élogieux Nébula, le premier album de Lussi in the Sky, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec la chanteuse.

Une artiste toujours aussi agréable à interviewer, comme nous avions déjà eu l’occasion de le constater en 2011 au moment de la sortie de son EP (à lire ou relire ici). Nous espérons que cela vous plaira et vous donnera envie d’écouter le disque.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Lussi,

Ton premier album Nebula est désormais  disponible dans les bacs, comment te sens-tu ?

Je suis très heureuse, j’attendais cette sortie avec une impatience non feinte, et ça y est, les gens peuvent enfin découvrir mon projet artistique.

Tu as pris le temps de regarder les retours depuis la sortie ?

Oui, car depuis le temps que j’attendais cette confrontation publique, je me suis intéressé à leur avis, pour le moment les retours sont très positifs donc ça fait plaisir. Tout ce temps passé à travailler sur ce disque n’a pas servi à rien, car le public réagit favorablement ce que je lui propose.

On s’était rencontrés en 2011 à la sortie de l’EP, raconte-nous un peu ce qui s’est passé depuis ?

Plein de choses (rires). L’EP est sorti en mai 2011 et nous sommes partis immédiatement sur les routes car c’était notre volonté première. Nous avons fait une tournée de cinquante dates. Donc j’ai vu beaucoup de route, et parallèlement j’ai commencé à préparer l’album. L’année 2013 a été entièrement consacrée à la fin de l’écriture et à l’enregistrement du disque.

En faisant quelques recherches, on découvre que Nebula fait notamment référence à un papillon, un groupe de rock et un personnage de Marvel, de quoi te sens-tu la plus proche ?

(Rires) En fait, Nebula, c’est surtout la racine de nuage en latin et cela a donné naissance au mot nébuleux. Quand on s’appelle Lussy in the Sky et qu’on est une grande rêveuse comme je le suis, je voulais quelque chose qui se réfère au champ lexical du ciel est des astres. Après, moi aussi j’ai fouillé pour savoir à quoi ça pourrait correspondre et j’ai vu aussi ce personnage Marvel dont je ne suis pas si éloignée finalement car elle est brune à frange (rires), mais ce n’est pas la raison principale du nom de l’album.

Dis-nous un peu avec qui tu as travaillé pour créer cet album ?

Les titres ont été co-composés avec Benjamin et William Rousseau mon réalisateur artistique. Pour la création, c’est assez simple en général  avec Benjamin : j’arrive avec une idée de chanson et on travaille autour de ça. Avec William, au départ nous nous sommes rencontrés dans un studio pour tout à fait autre chose et il a aimé ce que je proposais vocalement. J’avais prévu le coup en amenant plusieurs textes que j’avais déjà écrits et deux jours après, il m’a appelé pour me dire qu’il avait écrit des chansons. Il a plutôt travaillé de son côté à partir de mes textes.

Niveau thème, on parle un peu d’amour mais pas vraiment de manière conventionnelle, c’est quelque chose qui t’amuse ça ?

J’aime beaucoup m’amuser avec les mots, j’avais vraiment envie que cet album soit drôle et léger et qu’il donne envie de danser, sans chercher midi à 14 heures. Ce thème de l’amour est souvent utilisé avec beaucoup de sérieux, moi, je voulais vraiment m’amuser avec.

Cet album est très rock, excepté Mouton lourd qui le clôt et qui est très calme. Tu avais envie d’une cassure pour laisser l’auditeur ?

Si on s’intéresse à mes précédents albums avec Mypollux, on s’aperçoit qu’il y a toujours eu une tonalité un peu sombre dans ce que je proposais. Je voulais retrouver cet esprit sur une chanson, car ça ouvre d’autres perspectives par rapport à mon personnage, et aussi simplement car c’est complètement moi. Avec ces petites chansons que j’écris toute seule, on est vraiment dans quelque chose d’intime. J’aime faire entrer l’auditeur un peu plus dans mon intimité le temps d’un titre.

L’album est porté par le premier single C’est la vie, dont le clip réalisé par Julien Reymond et Grégoire Cerruti est un plan séquence. Tu peux nous raconter comment s’est fait le travail ?

À la base, l’idée du plan séquence est de moi car j’avais vu ce procédé dans d’autres clips et j’aime beaucoup. Le réalisateur s’est montré partant. Nous avons fait des repérages, calculé très précisément les déplacements et monté un plan précis. Il faut savoir que pendant le tournage les figurants courraient partout dans la maison, ils ont un vrai parcours du combattant. Je chante et on me voit de manière assez paisible, alors qu’autour, tout s’agite énormément. Il y a eu de nombreuses prises et celles qu’on peut voir aujourd’hui est la dernière tournée à trois heures du matin après une quinzaine d’autres.

Et on s’amuse tout de même sur un tel tournage ou c’est trop rigoureux ?

C’est très éreintant, mais ce n’est que du fun car c’est d’un travail d’équipe et c’est vraiment ce que j’aime. Il y a eu une énorme énergie collective et c’est vraiment ce dont j’avais envie.

Tu as eu l’occasion de présenter ces nouveaux titres sur scène ?

On a fait quelques showcases et une présentation du nouveau spectacle. C’est vraiment un show qu’on a écrit autour de cet album et qui se travaille uniquement à deux sur scène. Ce sera un duo, presque un duel frontal en jouant chacun de plusieurs instruments et un vrai travail visuel autour de la couleur. J’incite vraiment tout le monde à venir voir ça car ce sera un vrai spectacle plus qu’un concert.

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Le Mediateaseur remercie Lussi in the Sky pour son indéfectible joie de vivre et sa sympathie. L’album Nebula est toujours disponible dans les bacs et nous vous parlerons des dates de tournée dès qu’elles tomberont.

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