Interview : Michel Leeb

michel-leeb-interview-mediateaseur-home

Suite à notre chronique (disponible ici) de l’album Repères, nous avons le plaisir de nous  entretenir avec Michel Leeb.

Comment se sont opérés le choix des chansons ainsi que les arrangements, voilà quelques réponses que vous trouverez dans cette interview.

Bonne lecture,

 

 

*****

 

 

Bonjour Michel Leeb,

Votre album Repères est sorti ce lundi, comment allez-vous depuis cette date ?

Je suis en pleine promotion actuellement, donc je suis vraiment excité et je tourne aux boissons énergisantes pour tenir le coup. Je suis très content que cet album soit sorti dans les bacs, sachant que le vrai but de l’opération c’est de le monter sur scène.

Votre précédent opus date de 2002, cette longue absence des bacs est due à un manque de temps ou d’envie ?

C’est surtout un manque de temps, car je me suis beaucoup consacré au one man show et au théâtre, et quand on décide de faire un album il faut vraiment s’engager. Il faut penser à la réalisation, au choix des chansons et où on veut emmener l’album. Il faut avoir sept ou huit mois libres devant soi pour la réalisation, pour assurer la promotion, et pour la tournée des festivals. Donc c’était vraiment un problème de temps, car chanter est une passion et un véritable plaisir et ça me manquait vraiment.

Cet opus parle de repères dans une vie, c’est important pour vous d’en avoir ?

Je pense qu’on a tous des repères qui correspondent à des lignes de vie, par rapport à notre éducation et à notre mode de vie. On a de plus en plus besoin de ces repères aujourd’hui, d’où une certaine nostalgie d’une certaine époque. Artistiquement, ça tourne vers les années 60,70 et 80 car ce sont des années florissantes, emplies d’espoir et on avançait sans trop se poser de questions. Il y avait beaucoup moins d’angoisse qu’aujourd’hui, désormais on ne sait plus où sont ces balises et ces repères dans notre société. Je pense que s’il y a une façon de transmettre des valeurs et des repères, c’est la musique qui peut nous aider.

Comment avez-vous fait le choix final des titres présents sur le disque ?

J’ai choisi cette période là de la jeunesse et de l’adolescence, et quelques chansons de mon passage à l’âge adulte, car je me souvenais précisément de ces moments et non pas juste de la période. Par exemple, pour Ain’t no sunshine c’est une superbe chanson, c’est le moment où j’ai rencontré ma femme. La chanson est beaucoup plus ancienne mais elle passait à ce moment-là à la radio. Et il y a aussi l’envie de chanter certaines chansons plus que d’autres.

On y trouve également le titre Skype écrit par vos soins, pouvez-vous nous en parler ?

Skype est une chanson qui pose une question : la virtualité est-elle un repère pour le futur ? Aujourd’hui on peut avoir des relations amicales, voire sexuelles, à travers des écrans et on peut discuter avec une personne aimée à l’autre bout du monde. Je trouve ça absolument incroyable, mais en même temps, est que tout cela ne va pas remplacer la vérité des choses comme le véritable contact ou la sensualité ? Est-ce vraiment ça le futur point de repère de nos enfants, c’est une question que je me pose et que je trouve un peu désespérée.

Les morceaux sont superbement arrangés par Pierre Bertrand. Qui est allé vers qui pour cette collaboration ?

C’est moi qui suis allé vers lui. Je connaissais ses arrangements de et il a gentiment accepté de faire l’album.

Vous êtes-vous impliqué dans la création des arrangements ?

J’ai donné une direction à Pierre en disant, ici ce sera rock, ici plutôt bluzzy, ici plus mambo, et il a compris très vite ce que je voulais. Il m’a proposé aussitôt des arrangements et une couleur que je trouve magnifique. J’ai fait quatre albums et je crois que c’est le plus réussi.

Les musiciens sont également très bons, ce sont ceux qu’on retrouvera sur votre tournée ?

Oui, c’est la même formation qu’on retrouvera pour la tournée. Il y aura également d’autres musiciens de jazz car certains ne seront pas disponibles tout le temps, mais ils sont tout aussi pointus et formidables.

Vous savez déjà quelle atmosphère se dégagera des concerts ?

Ce que je peux dire pour l’instant, c’est que ce concert durera dans les deux heures environ, et reprendra cet album et quelques chansons des précédents.

michel-leeb-repere-cover

Le Mediateaseur remercie Michel Leeb de nous avoir accordé cet entretien téléphonique. Si vous aimez le jazz, nous vous conseillons vivement d’écouter Repères, un album très réussi déjà dans les bacs.

Nous vous laissons avec le clip du premier extrait, Je voudrais être noir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *