Interview : Nicolas Poiret

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En attendant d’interviewer Raphaëline Goupilleau et Bruno Madinier, les têtes d’affiche de la pièce Même pas vrai qui se joue en ce moment au Théâtre Saint-Georges et dont vous pouvez découvrir notre chronique ici, nous avons croisé Nicolas Poiret, l’un des co-auteurs.

Nous n’allions pas rater l’occasion de discuter avec l’un des deux responsables d’une très bonne soirée de rire et nous avons donc improvisé un question-réponse avec lui.

Bonne lecture,

 

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Bonjour Nicolas,

Vous êtes l’un des co-auteurs de la pièce Même pas vrai, dîtes-nous un peu comment est venue l’idée de cette création ?

On avait des envies et des idées. Déjà de parler des choses qu’on cache car mes parents sont justement un peu comme ça. Je voulais développer cette idée, lorsqu’on est du côté des personnes à qui l’on cache quelque chose, comment faire exploser la bombe. Après ce sont les personnages qui ont amené ces situations de rebondissements et de secrets de plus en plus loufoques.

Et comment s’est déroulée l’écriture à quatre mains ?

L’écriture s’est faite en ping-pong. Avec Sébastien Blanc, on se connaît depuis très longtemps et on a de la chance car on se contre jamais. Si une idée ne plaît pas à l’autre, on la laisse tomber et on enchaîne, du coup c’est très réactif. On est aussi fan des dialogues et c’est un peu eux qui ont écrit l’histoire, même si dans le fond on savait ce qu’on voulait pour les personnages.

Vous vous êtes impliqué tous les deux dans le choix des comédiens ?

À la base, on travaillait sur le projet avec Anne Mondy, c’est ma sœur et c’est une des premières personnes à avoir lu le texte. Comme elle venait de travailler sur la pièce Rendez-vous avec Jean-Luc Revol (le metteur en scène NDLR) c’est lui qui est arrivé en premier sur notre projet. Après, d’un commun accord, on a eu certains noms en tête, Raphaëline Goupilleau fut une évidence. Elle fait partie des deux piliers de ce couple qui se devait d’être réaliste. Et comme avec Bruno Madinier, ils s’aiment beaucoup dans la vie, cela s’est fait comme çaj’ai sauté au plafond lorsque j’ai appris qu’ils étaient tous les deux d’accord. Ensuite Thomas Maurion et Anne Bouvier ont été proposés par Jean-Luc et Valérie Zaccomer et Christophe Guybet sont arrivés après par casting.

Une fois les comédiens trouvés, avez-vous retouché un peu le texte pour eux ?

On a travaillé des choses avec les comédiens car on voulait qu’ils aient le texte en bouche et que ce soit facile pour eux. Avec Sébastien, on a toujours mis un point d’honneur à ce qu’une pièce ne soit terminée qu’à la dernière représentation. On évolue en permanence, on est à l’écoute du public, cela nous arrive de changer certaines choses, on peut réalimenter le texte pour qu’il soit le plus efficace possible.

La pièce reçoit un très bel accueil depuis le début, quel effet cela vous fait ?

Ça fait super plaisir, mais en ce moment je suis dans un état de spectateur. Je n’arrivepas à me rendre compte du succès, et je passe régulièrement devant le théâtre pour bien regarder que mon nom est sur l’affiche. On est vraiment aux anges avec Sébastien d’avoir un retour aussi fort du public et des critiques, même si ce n’est pas unanime car on ne peut pas plaire à tout le monde, et c’est même mieux, ça met moins de pression pour la prochaine pièce.

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Le Mediateaseur remercie Nicolas Poiret de nous avoir accordé un peu de temps de manière imprévue. Nous ne saurons que trop vous conseiller d’aller voir Même pas vrai pour découvrir une pièce bien écrite et qui vous fera rire.

A noter que Bruno Madinier et Raphaëline Goupilleau seront également en interview sur le site dans les jours à venir. Restez vigilants. 

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