Interview : Même pas vrai

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Nous écrivions ici le plus grand bien de Même pas vrai, la nouvelle pièce du Théâtre Saint-Georges écrite par Sébastien Blanc et Nicolas Poiret (dont vous pouvez retrouver notre interview ici).

Nous avons eu l’occasion de pouvoir nous entretenir avec Raphaëlline Goupilleau et Bruno Madinier à propos de cette pièce qui vaut le détour. Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à lire cette interview que nous avons eu à la réaliser.

Bonne lecture,

 

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Bonjour à tous les deux,

Vous incarnez le couple autour de qui l’histoire de Même pas vrai tourne, comment êtes-vous arrivés sur cette pièce ?

Raphaëlline : Jean-Luc Revol, avec qui j’avais déjà travaillé, m’a parlé de cette pièce et de la lecture qui allait en être faite. C’est amusant, car avec Bruno nous avions déjà lu une pièce un an auparavant dans laquelle nous devions censés être mari et femme. J’ai donc parlé de Bruno, avec qui j’avais très envie d’être mariée sur scène, et cela a fonctionné dès la lecture.

À la lecture de la pièce, qu’est ce qui vous a vraiment convaincu dans l’histoire ou dans vos personnages ?

Bruno : Ce qui m’a vraiment donné envie d’y aller, ce sont avant tout les personnes présentes sur ce projet, à savoir Jean-Luc et Raphaëlline. Et J’ai vraiment découvert la pièce au moment des répétitions, je n’avais pas mesuré sa profondeur et l’épaisseur des personnages en la lisant.

Raphaelline : J’ai vraiment apprécié que qu’au-delà de la comédie, on montre la véritable histoire qui explique pourquoi ce couple est insupportable et fermé sur lui-même. C’est vrai que l’équipe donnait envie, au théâtre c’est fondamental, tout seul on ne peut rien faire.

Cette pièce est une vraie comédie, vous qui avez joué de nombreux registres, est-ce un vrai plaisir lorsqu’on vous propose un tel projet ?

Raphaelline : Le problème sur une comédie, c’est que ça me parait dix fois plus difficile à jouer qu’un texte dramatique. Il faut beaucoup plus de rigueur, on peut moins tricher, je ne dis pas qu’on peut faire ce qu’on veut avec un texte dramatique mais une comédie demande encore plus d’attention.

Bruno : La comédie m’a toujours plu, tout petit je faisais le pitre devant ma famille et au conservatoire j’aimais faire rire. Ce que dit Raphaëline est vrai, il faut une véritable rigueur et nous sommes très inquiets dès qu’on fait un peu moins rire la salle ou qu’une chose marche moins bien que d’habitude.

Il n’y a donc jamais d’improvisation ici ?

Bruno : Non, des acteurs ont la veine improvisante mais je ne fais pas partie de cette catégorie, néanmoins je trouve qu’ici, en plus, nous avons une marge de manœuvre dans le cadre.

Avez-vous apporté des petites choses à cette pièce pour mieux être en phase avec vos personnages ?

Bruno : Non, ça arrive beaucoup plus fréquemment lorsque l’on tourne que lorsqu’on joue une pièce. En général lorsqu’on accepte une pièce, on l’accepte avec son écriture. On peut éventuellement parler avec les auteurs ou le metteur en scène d’une petite chose qu’on a du mal à avoir en bouche, mais il y a les répétitions pour faire des coupes.

On sent une véritable complicité entre tous les comédiens, celle-ci est venue rapidement ?

Raphaëlline : On a eu la chance de créer ce spectacle à Lyon, nous allions dîner tous les soirs ensemble et donc en plus de s’être bien entendus aux répétitions, nous avons créé une sorte de famille. C’est aussi la « science » du metteur en scène de trouver, indépendamment des personnalités qui vont convenir aux rôles, des personnes qui vont pouvoir travailler ensemble.

Après Lyon vous êtes sur Paris depuis janvier, sentez-vous la différence de public comme on en parle souvent ?

Raphaëlline : Ah oui. Il y a de nombreuses villes réputées « froides » dont le public va apprécier le spectacle mais qui sera moins démonstratif. Paris n’est pas un public facile, mais les salles sont souvent mélangées. À Lyon, le public était un peu plus âgé et moins démonstratif, mais au salut nous constations qu’il avait aimé.

Bruno : Mais même à Paris, tous les soirs sont différents. Certains soirs les spectateurs réagissent moins, ça ne signifie pas qu’ils n’apprécient pas, mais c’est vrai que sur scène, nous y sommes sensibles. Les soirs où le public se manifeste un peu plus, cela nous porte davantage.

La pièce reçoit vraiment un très bon accueil, j’imagine qu’on est heureux quand on est à l’affiche d’un tel projet ?

Bruno : Oui, surtout que les spectacles nous impliquent sur des périodes assez importantes en général, ceux qui marchent moins bien s’arrêtent assez vite et le supplice avec (rires). C’est agréable quand ça dure car ce sont des aventures humaines avec le public et entre nous. Je suis resté beaucoup plus ami avec des gens avec qui j’ai partagé des scènes de théâtre, qu’avec des gens avec qui j’ai tourné.

Dans un peu plus d’une heure vous serez sur scène, avez-vous des rituels avant de jouer ?

Raphaëlline : Nous avons deux rituels. Le premier est de tous se tenir dans les bras sur scène avant le lever de rideau et le second est de boire du champagne ensemble entre les deux représentations du samedi (rires). On ne quitte pas le théâtre, on reste ensemble et c’est très agréable.

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Le Mediateaseur remercie beaucoup Raphaëlline Goupilleau et Bruno Madinier pour leur gentillesse et leur disponibilité avant de monter sur scène.

Nous ne pouvons que vous inciter à les découvrir très vite sur la scène du Théâtre Saint-Georges dans Même pas vrai aux côtés de Valérie Zaccomer, Anne Bouvier, Christophe Guybet et Thomas Maurion.

Même pas vrai, Théâtre Saint-Georges, du mardi au vendredi à 20h30 et les samedis à 17h et 20h30.

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