Interview : Aurélie Cabrel

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Aurélie Cabrel s’apprête à sortir son nouvel album, À la même chaine, au printemps prochain.

Celui-ci est précédé du single Bref s’aimer, que nous proposions ici en écoute.

Il est agréable de discuter avec des artistes passionnés et passionnants, nous espérons que cette interview vous donnera envie de découvrir l’univers d’Aurélie.

 

 

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Bonjour Aurélie,

Le premier single de ton nouvel album est désormais disponible, es-tu contente des retours ?

Le single est sorti il y a un petit mois donc on attend encore des retours, mais les premiers sont pour l’instant très positifs. Il a l’air de vraiment toucher les gens et ça me rend hyper heureuse donc pourvu que ça dure.

Un clip va arriver prochainement ?

Tout a fait. Il va être tourné d’ici une dizaine de jours sous la direction de Carole Mathieu qui réalise la plupart de mes clips. Je ne révélerai pas son contenu, pour vous laisser le découvrir mais il arrive prochainement.

Si ça ne te gêne pas, on va parler un peu de ton père qui a écrit ton premier single, était-ce une évidence de travailler ensemble ?

Ça ne me dérange pas d’en parler car ça fait partie de l’histoire de cet album. Le fait de travailler ensemble n’était pas du tout une évidence, et n’était pas non plus une demande de ma part, cela s’est fait naturellement. Je rentrais d’un concert, il m’a appelé, comme il le fait à chaque fois, pour savoir si cela s’était bien passé et il m’a dit « Si ça t’intéresse, j’ai quelques textes pour ton prochain album ». J’ai accepté évidemment, étant la première fan de son travail. Parmi ses propositions, j’ai choisi trois textes, car j’ai décidé de faire comme avec d’autres auteurs, c’est-à-dire sélectionner ceux qui me plaisent le plus. Je n’allais pas tout prendre parce qu’il est qui il est. Avec Esthen, nous avons composé les morceaux et mon père a beaucoup aimé. Donc au final, nous n’avons pas vraiment travaillé ensemble. Lui et moi, nous sommes d’accord depuis un moment que nous n’exerçons pas vraiment le même métier. On a la même base, le même amour pour la musique, mais on fait un métier avec trente ans d’écart. Comme nous n’avons pas le même apprentissage, on a choisi de faire chacun notre carrière de notre coté (rires).

Honnêtement, est-ce simple d’être une « fille de » pour vivre de sa passion ?

Beaucoup de personnes pas très sympas, par jalousie ou autre, diront qu’évidemment c’est vachement plus simple. Personnellement, en toute objectivité, je dis sincèrement que non. Bien sûr, plein de portes s’ouvrent, c’est une évidence, en revanche on n’a pas du tout droit à l’erreur. Nous sommes jugés plus facilement, plus rapidement, nous sommes attendus au tournant et la moindre petite erreur n’est pas pardonnée. De toute façon, c’est un métier compliqué, comme des milliers d’autres, il faut donc redoubler d’efforts et se battre encore plus.

L’album sort dans quelques mois, comment te sens-tu en attendant ?

Je suis super excitée et heureuse. La préparation d’un album est longue et parfois laborieuse. On compare souvent cela d’un accouchement. Ce qui est drôle, c’est que mes deux pré-productions pour mes deux albums ont chacune duré neuf mois. Maintenant que l’album est achevé, que les photos sont faites, j’ai hâte qu’il sorte et que ce soit le début d’une autre histoire.

Tu as écrit la plupart de tes textes, c’est important pour toi de ne pas être qu’une interprète ?

C’est très important, car lorsqu’on fait la musique c’est aussi une histoire de challenge. Je trouve ça beaucoup plus simple de chanter ses propres mots, même si je n’écris pas tout car j’aime aussi partager la musique. J’étais ravie  que l’on m’offre des textes, mais c’est important d’écrire. J’ai évoqué le métier d’artiste qui s’avère de plus en plus dur, et le métier c’est aussi prouver que nous ne sommes pas là pour une seule chose. Il faut se surprendre soi-même, même si ce n’est pas évident.

Dans le dossier de presse on lit que tu avais juré de ne jamais faire d’album parlant d’amour, au final on en parle beaucoup dans ces titres, est-ce qu’il y a eu un déclic finalement ?

Le fait d’être heureuse dans sa vie, ça aide. Je m’étais effectivement promis de ne pas faire un album que sur l’amour car plus jeune j’écoutais des disques qui ne parlaient que de cette thématique, et je me disais « mais avec tous les sujets qui existent sur cette planète, ce n’est pas possible qu’il fasse dix ou douze morceaux que sur ça ? ». Pour ce disque on a fait à peu près trente chansons et j’en ai sélectionné une dizaine. Avec mon réalisateur, on souhaitait vraiment que l’album soit homogène, c’est-à-dire qu’une chanson ne devait pas être moins bien qu’une autre à mes yeux. Je voulais pouvoir assumer chaque morceau. Ce n’est que plus tard que je me suis rendue compte que tous les titres parlaient d’amour et ça m’a fait rire. Après ce n’est pas non plus un disque qui ne parle que d’amour de couple, c’est le sentiment amoureux avec toutes ses facettes et ce n’est pas ennuyeux.

L’album à été enregistré près d’Agen pour garder tes racines, là tu t’apprêtes à conquérir Paris et les routes de France, ça ne te fait pas peur ?

Pas du tout, j’adore rencontrer les gens, leur parler et j’adore bouger, parler de ma passion. Et puis il ne faut pas avoir peur des êtres humains.

Il est un peu tôt j’imagine pour parler de concerts et de tournée ?

Il est un peu tôt oui. On n’en fera c’est sûr. On a commencé à nous contacter. Mon souhait est d’être au maximum cohérente et donc on attend déjà la sortie de l’album pour planifier une belle rencontre qui dure avec le public.

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Le Mediateaseur remercie Aurélie Cabrel pour sa sympathie et sa passion de la musique. Nous vous parlerons plus en détail de l’album à sa sortie et nous vous invitons à découvrir Bref, s’aimer en attendant.

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