Interview : My Little Cheap Dictaphone

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Le mois dernier sortait dans les bacs français The smoke behind the sound, le nouvel album du groupe belge My Little Cheap Dictaphone.

Pour parler de la création, du travail avec le producteur Luuk Cox et de l’arrivée dans le groupe de Manu Delcourt, nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Redboy, le leader du groupe.

Bonne lecture,

 

 

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Bonjour Redboy,

Le nouvel album de MLCD est désormais disponible en France, il l’était depuis janvier en Belgique, tu es content qu’on puisse le découvrir chez nous ?

Oui tout a fait. La Belgique est un petit pays et on aime bien en sortir et aller un maximum à l’étranger. Nous aimons toujours les bonnes excuses pour revenir en France, et nous sommes impatients d’y faire des concerts.

Cet album est très différent de The Tragic Tale of a Genius, est-ce qu’il y a eu une petite pression pour trouver le style de celui-ci ?

On a essayé de ne pas se mettre de pression, ce qu’on a voulu faire avant tout c’est se mettre le défi de produire quelque chose de nouveau et de très différent de l’album opéra rock précédent. Il y avait beaucoup d’arrangements symphoniques, une histoire et des invités et on a vraiment voulu sortir de ces styles d’arrangement. À chaque album, on cherche le contre-pied du précédent.

Le groupe a travaillé ici avec le producteur Luuk Cox, comment s’est déroulée cette collaboration ?

Nous avions démarché de nombreux producteurs, et comme nous sommes des rats du studio, on aime y passer du temps pour expérimenter des choses et développer des arrangements et des atmosphères, il nous fallait donc quelqu’un qui nous suive dans l’aventure, comme si c’était un membre du groupe. Quand on a rencontré Luuk, on a compris qu’il savait ce qu’on voulait et où nous emmener. En plus, comme on produit souvent nous-mêmes nos disques, on souhaitait vraiment se reposer cette fois sur quelqu’un qui nous amène sa vision des choses, qui nous fasse nous surpasser et nous remettre en question.

Est-ce que cela vous a fait travailler différemment des albums précédents ?

Pas pour la création, car nous avions déjà plus ou moins composé les morceaux. C’est vraiment quand il est arrivé qu’on les a remanié de façons différente et que ça a changé notre manière de les enregistrer. C’était très important pour lui que nous soyons tous les cinq dans la même pièce pour nous mettre au service de la chanson, c’est quelque chose d’assez rare aujourd’hui dans ce monde où tout se manipule par ordinateur. On a pris plaisir à enregistrer à l’ancienne, sur une table analogique privilégiant l’émotion du moment et l’énergie live du groupe.

L’album a été enregistré dans différents studios, dont un passage à Abbey Road, est-ce cela fait quelque chose de retrouver là-bas ?

Oui, c’est vraiment un lieu empreint de magie, dès que tu rentres, tu sens quelque chose qui donne une petite touche de rêve et de féérie en plus au disque.

Un nouveau membre a rejoint le groupe, comment s’est faite son arrivée ?

L’idée de départ de cet album était vraiment de le composer tous ensemble. Pour cela, nous nous sommes isolés dans différents lieux et notamment dans un mas en Provence. Une fois sur place, nous avons invité Manu, un musicien et arrangeur parisien, et nous avons commencé à jouer beaucoup de jam ensemble. Cela c’est tellement bien passé qu’on lui a dit « c’est con que tu n’habites pas à Liège sinon on te demanderait d’intégrer le groupe ». Il l’a pris au mot, deux mois après il emménagé en Belgique. Ensuite, on est restés un an en studio et chacun a vraiment mis son empreinte sur cet album.

Lorsqu’on écoute ce disque, on retrouve de nombreux titres assez « planants ». On pourrait dire que c’est l’une des marques de fabrique de MLCD, tu es d’accord avec ça ?

Oui, et encore plus sur cet album car nous avons voulu nous focaliser sur les ambiances et on a travaillé par couche. Pour la première fois, on a beaucoup utilisé des synthétiseurs, ce qui amène ce côté planant à l’album. On voulait emmener l’auditeur dans une espèce de voyage pour se vider la tête dans un univers rêveur.

Après les dates de release, qui étaient complètes, d’autres concerts sont annoncés à partir de mai, j’imagine que pour un groupe de scène comme vous, vous êtes impatients d’y être ?

Vraiment beaucoup oui. Quand on travaille sur des chansons, on pense avant tout au moment où il faudra aller sur scène. On a une énergie assez folle parfois sur scène, même si on a des chansons plus calmes, on ne peut pas concevoir sortir de scène sans avoir mouillé la chemise, ce soit une petite ou une plus grande salle. On fait de la musique pour ne pas avoir une vie normale, et partir en tournée est vraiment ce qui nous excite.

Tu nous parlais de l’envie de venir jouer en France, il y a déjà des dates de prévues ?

Oui nous serons le 6 juin à Clermont Ferrand pour le Festival Europavox, le 7 juin à La Maroquinerie à Paris et le 13 juin au Zénith de Rouen.

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Le Mediateaseur remercie Redboy de nous avoir accordé un peu de son temps pour la promotion de The smoke behind the sound qui est toujours dans les bacs.

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