Interview : Raul Paz

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En juin dernier est sorti Ven Ven, le nouvel album du cubain Raul Paz.

A l’occasion de son passage en France pour une série de concerts, nous avons eu le grand plaisir de pouvoir rencontrer l’artiste et discuter avec lui de cet opus et de la scène. Un entretien à lire ci-dessous.

 

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Bonjour Raul,

Votre dernier album Ven Ven est dans les bacs depuis quelques mois, êtes-vous content de son parcours ?

Très content, oui. On a déjà eu l’occasion de le présenter sur scène à Cuba et aux Etats-Unis ça s’est très bien passé. On vient maintenant en France et on espère que ça sera pareil.

En tant qu’artiste cubain, vous êtes heureux de pouvoir partager votre musique dans le monde entier et ici en France ?

C’est incroyable ça. Je n’en reviens toujours pas d’avoir du succès en France. On ne savait pas comment le public allait réagir car je ne chante qu’en espagnol, je n’ai qu’une seule chanson en français dans tout mon répertoire. Ca me fait énormément plaisir car le vrai travail d’un artiste c’est de toucher avec sa musique, et ça prouve que les gens sont réceptifs à ce que je fais. C’est vraiment l’univers et les notes qu’ils aiment et c’est une grande joie.

Parlez-nous un peu de votre manière de créer vos morceaux.

Ca commence toujours par une image, j’aurais pu être peintre au final mais je peins très mal (rires). J’ai quelque chose en tête et après j’essaie de construire autour doucement, selon les inspirations et les envies du moment. La chanson avance petit à petit et il y a un combat entre les paroles et la musique et quand il y en a un qui gagne, le reste suit naturellement. J’aime vraiment ça créer, me retrouver seul en studio et en faire sortir quelque chose, j’ai une famille que j’aime et qui est très compréhensive avec ça.

C’est toujours le même plaisir depuis le début ?

C’est le même plaisir et c’est surtout de mieux en mieux. Je commence à avoir quelques années de carrière derrière moi et quelques albums, et j’ose maintenant beaucoup plus jouer avec mes démons et parler de ce dont j’ai envie.

On y retrouve comme d’habitude, plusieurs styles, c’est vraiment comme ça que vous concevez de faire de la musique ?

Oui, je ne me retiens pas de faire tel ou tel style. C’est selon l’humeur du moment. Parfois c’est explosif, parfois plus posé, souvent dansant ou coloré, c’est vraiment mon tempérament et ça représente bien les musiques de mon pays. Je suis un vrai Cubain (rires).

Vous êtes donc en France pour quelques dates, comment se passe l’accueil du public ?

Sur les deux premières dates, l’accueil est très bon. Quand on fait un concert, on joue en général juste quelques chansons du nouvel album car le public veut toujours les titres de référence qu’il connait. Mais là, ils sont très ouverts et réagissent très bien aux nombreux nouveaux titres. C’est très prometteur.

Quelle est l’ambiance que le public peut retrouver sur scène ?

Je suis entouré de bons musiciens qui sont comme moi, ils n’aiment pas la musique figée, donc tous les soirs c’est différent. On aime la fête, partager notre plaisir d’être là donc on s’amuse beaucoup sur scène et on a vraiment pas envie de reproduire le disque à l’identique. Quand on fait un album en studio, il faut s’arrêter sur une musique, mais parfois on a envie de tester d’autres accords et c’est sur scène qu’on peut se permettre de le faire. Ca donne quelque chose de très joyeux et communicatif vu les réactions dans la salle.

Il n’y a pas tous les cuivres de l’album en revanche, j’imagine ?

Pour les sonorités cuivre, on a transformé ça avec les trombones sur scène. C’est mon instrument préféré, j’aime énormément les sons qui en sortent.

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Merci beaucoup à Raul Paz pour cet entretien si agréable. C’est un artiste très accessible, honnête et passionné par ce qu’il fait et ça fait du bien. Pour ses fans parisiens, il se produira ce soir au Trianon, vous pouvez toujours essayer de vous procurer des places.

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