Interview : EMJI

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Tant attendu par son public fidèle et nombreux, EMJI a sorti aujourd’hui son premier album intitulé Folies Douces.

L’artiste découverte dans La Nouvelle Star a pris le temps de bien s’entourer et de peaufiner un opus qui lui ressemble et très réussi.

Nous avons eu le plaisir de discuter avec EMJI avant la sortie de ce premier bébé musical, retrouvez notre entretien ci-dessous.

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Bonjour EMJI,

Dans quel état d’esprit es-tu à la veille de la sortie de ton premier album ?

Je suis hyper impatiente parce que ça a mis le temps à arriver. Je suis excitée et, en même temps, fatalement angoissée car je me demande si ça va plaire. J’étais dans un contexte de reprises donc d’arriver avec des compositions originales sur un premier album, c’est une audace et on va voir si ça paie bien.

Les différents reports de sortie ont-ils eu un impact sur le moral ?

Oui, honnêtement. Je suis une personne qui est impatiente et qui aime que les choses aillent vite puis passer à autre chose. Ca a été un peu dur pour moi, mais le fait qu’il n’arrive que maintenant, c’est une bonne chose car ça m’a laissé le temps d’imposer mon image et de montrer celle que je suis vraiment aux gens.

Ce qu’on aime chez toi, notamment, c’est que tu sois auteure et compositrice en plus d’interprète, c’est important pour toi ?

Au delà du fait que ce soit important, ça donne un album qui est authentique et qui ne ment pas. On m’a proposé des chansons mais je n’arrivais pas à me reconnaitre dedans. Je suis une personne qui ne sait pas forcément ce qu’elle veut, mais je sais ce que je ne veux pas, donc j’ai pris le parti de me laisser aller à mon imagination et de manière spontanée. Ca me reflète beaucoup plus.

C’est un luxe de pouvoir sortir un véritable album personnel après un télé-crochet.

Je ne me rends pas trop compte car je suis petite nouvelle dans le label donc je ne sais pas ce qui est un luxe ou pas encore (rires). Ca s’est fait comme je le sentais, sinon on aurait été dans une mauvaise direction. J’aime bien interpréter des titres d’autres artistes, il y en a quelques uns dans l’album car je n’ai pas fait tout toute seule non plus, mais il faut que j’y trouve un intérêt personnel.

Peux-tu justement nous parler un peu de tes collaborations ?

On m’a présenté Monsieur Antoine Gaillet qui est le réalisateur de l’album avec qui on a vraiment pris le temps de discuter des directions artistiques sur lesquelles on voulait se pencher. Suite à ça, je lui ai donné mes influences et les instruments que je voyais, il a proposé des idées de son côté, et on est allés chercher des personnes qui convenaient à nos envies. Il y a donc Mathias Malzieu qui était déjà là au départ, et avec qui je voulais encore tester des choses, on a écrit les premières chansons ensemble et on a cherché un univers avec lui. Puis Elodie Frégé m’a appelée un jour en me proposant de lire un texte et cette chanson c’était Jules que j’ai trouvé géniale. On a travaillé ensemble de manière très spontanée en 2 jours, si je passe une semaine sur une chanson que je ne comprends pas, je laisse tomber.

Ce titre d’album Folies douces, est-ce que ce sont des mots qui te correspondent ?

Trouver le titre d’un album comme tu l’imagines c’est le fruit de mûres réflexions (rires) mais au final ça a été une évidence quand j’ai écrit L’oiseau vert. C’était la part de démence de l’album avec un texte et une musique barrée, je me suis bien amusée en studio et j’y ai dévoilé une autre facette encore. J’emploie ce terme de folies douces dans l’album et j’ai voulu le prendre en titre pour montrer qu’il y avait plusieurs traits de personnalités dévoilées dans l’album.

J’ai lu quelque part que tu commençais déjà à te projeter dans le prochain album, c’est vrai ?

A partir du moment où j’ai commencé à chanter, je me suis projetée dans 10 albums (rires). Il y a beaucoup de choses que j’aime et qui m’inspirent mais qui ne rentraient pas dans le contexte Folies douces, et j’aimerais potentiellement garder ces idées pour un deuxième. Donc pour répondre, je ne travaille pas concrètement sur des nouvelles chansons, mais je fonde dans ma tête l’univers de ce que pourrait être le deuxième album.

Pour un deuxième album, il faut que le premier fonctionne, tu vas t’intéresser aux retours et aux chiffres ?

Je vais essayer de ne pas le faire (rires), mais en 2016, un artiste est quand même tributaire de ça donc on est obligé de s’y intéresser un minimum. Même si ça ne m’empêchera pas de créer de nouvelles choses après au cas où. Je souhaite beaucoup de réussite à ce projet car j’y ai mis beaucoup de moi et j’ai voulu le faire bien et j’espère qu’il plaira mais ça ne m’empêchera pas d’avancer.

A côté de ça, tu seras également Milady dans le spectacle musical Les trois Mousquetaires en septembre. Comment as-tu rejoint cette aventure ?

On est venu me chercher en me disant que je ferais une très jolie méchante et on m’a proposé ce personnage. La comédie est quelque chose que je n’ai jamais fait, et laisser son image d’artiste pour aller coller à un personnage, je trouve ça très intéressant. Je vais puiser dans mes ressources différemment et c’est un autre effet de style. Et puis je suis fière car entre le casting et la production ça va être un très beau spectacle et vraiment différent de ceux qui se sont fait jusqu’à présent.

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Nous remercions EMJI pour sa gentillesse et sa spontanéité et nous vous conseillons de rapidement découvrir Folies douces, son premier album disponible dès aujourd’hui.

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