Interview : Kafka

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Le Mediateaseur vous a parlé hier de la sortie en salle ce mercredi du film Henry, une coréalisation de Kafka et Pascal Rémy.

Quoi de mieux que de pouvoir poser quelques questions au réalisateur lui-même, quand celui-ci accepte aussi facilement et gentiment. Ce sont donc les réponses de Kafka à propos du film que je vous propose de découvrir ci-dessous. Bonne lecture.

 

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Bonjour Kafka,

C’est votre première réalisation, en aviez-vous envie depuis longtemps ?

Oui, j’avais envie depuis très longtemps. Moi, ça me paraissait presque naturel car je raconte des conneries. J’ai fait de la bande dessinée et je faisais surtout des histoires d’une ou deux pages car j’étais fainéant  (rires), et quand j’ai su que je pouvais faire des choses un peu plus longues, je me suis aperçu que j’avais la flemme de les faire. J’ai toujours aimé le format un peu plus long mais en BD j’étais trop fainéant.

Ce film est une coréalisation, était-ce plus facile de se lancer dans l’aventure à 2 ?

Oui beaucoup plus facile. Au niveau de l’écriture, on a commencé à travailler à 2, j’écrivais le plus gros et j’envoyais à Pascal Rémy. Il me retournait avec quelques idées, et c’est important, car ce n’est pas des sketches comme à Groland, là. Pour faire une histoire longue, tu as besoin d’au moins un deuxième regard. Et puis ça m’emmerderait je crois de le faire tout seul, si j’ai l’occasion de faire un autre film, ça serait encore avec quelqu’un. Moi, j’ai travaillé sur la préparation mais sinon la réalisation c’est beaucoup plus Pascal, je lui laissais faire son boulot car lui est réalisateur, et moi je ne connaissais pas certains aspects techniques. Et puis le fait aussi que je sois dans beaucoup de scènes, je préférais être plus concentré sur mon rôle de comédien.

Vous avez pris le pseudonyme de Kafka pour faire ce film, c’est pour ne pas faire l’amalgame avec Groland ?

En fait, on le fera quand même de toute façon, mais disons que Francis Kuntz je préfère garder ce nom pour le personnage de Groland. C’est d’ailleurs mon vrai nom et quand Moustic m’a proposé de faire un reporter j’ai cherché un nom et on m’a dit de garder le mien car c’était rigolo. Moi je ne trouve pas (rires) mais ça les faisait marrer. Quand je faisais de la BD,  je signais Kafka, mais quand tu fais de la télé après les gens te voient beaucoup plus. Pour le film, si je mettais Francis Kuntz, ça aurait pu être une escroquerie pour le coup, cela pouvait amener des spectateurs sur une fausse piste. C’est une question d’honnêteté personnelle par rapport au personnage de Groland, là il s’agit d’un nouveau personnage même si on reprend un peu le principe du salaud.

Justement ce personnage est un salaud sans trop de scrupules, êtes-vous parfois censuré dans l’écriture pour ne pas aller trop loin ?

Je pense que ce qu’on pourrait nous reprocher dans ce film c’est de nous dire « vous auriez pu aller plus loin ». Il aurait pu être un vrai salaud, c’est d’ailleurs la différence entre le personnage de Groland et lui. Dans Groland il est journaliste, c’est lui qui tient le micro, il fait ce qu’il veut, là dans le film, lui est autant minable que salaud et on se rend compte qu’il n’a même aucune envergure tant c’est un petit salaud. Il veut faire des choses mais il n’y arrive pas (rires), comme vouloir faire enfermer sa sœur, il est quand même assez naze.

Votre sœur, parlons-en, elle est incarnée par Elisa Larnicol, comment le choix s’est porté sur elle ?

On ne savait pas trop, moi j’avais une amie, pas connue du tout, on lui a fait faire un casting et ce n’était pas mal mais elle avait tendance à tirer trop vers le drame. Les producteurs avant avait fait un petit casting et la première fille c’était Elise. Là, j’ai dit oui tout de suite car c’était ma préférée des Robins (Des Bois NDLR). Après je l’ai vue quelques fois dans des films mais toujours des petits trucs et j’étais frustré. J’avais envie de la voir beaucoup car c’est une grande comique capable de faire tout le reste. On a toujours envie de voir des belles actrices mais une belle actrice qui est drôle ce n’est pas facile et Elisa a beaucoup de charme et elle a une présence énorme. Et dans la vie de tous les jours, elle nous fait beaucoup rire. C’est un vrai plus que peu d’actrices ont.

A la fin son personnage est féminin, mais très peu mis à son avantage au début. A-t-elle accepté facilement ?

Ah oui car justement, c’est une vraie comédienne et elle y va pour le rôle. C’est son vrai plus, elle y est allée sans problème en portant des choses moches sur le dos. C’est vrai qu’au début, elle est très déprimée et elle était ok dès le début.

L’univers du film tourne autour de la musique, c’est un univers que vous connaissez bien ?

Oui, moi j’adore ça, j’ai fait de la batterie dans un groupe de musique progressive quand j’étais gamin (rires). Mais j’ai toujours adoré la musique, j’ai plein de guitares chez moi et je compose pour le plaisir. Je n’ai jamais vraiment pratiqué d’un instrument mais j’adore la musique, oui.

Vous êtes actuellement en tournée de promotion comment se passe l’accueil du public ?

C’est toujours difficile à dire car les gens qui ont la curiosité de venir à une petite avant première d’un film dont on parle assez peu, on a forcément des gens assez positifs. Il est clair que moi, ma promo elle vient aussi de Groland, des gens se disent tient allons voir, ça peut être rigolo. Mais c’est vrai que pour l’instant l’accueil est assez bon

Allez-vous être du genre angoissé à regarder les chiffres à la sortie ?

Je pense que peut-être oui car l’enjeu ca serait un deuxième film. Cette fois-ci avec un peu plus de budget. Comme j’aimerais vraiment en faire un deuxième, du coup j’aurais un peu l’angoisse. En plus, j’aurais envie de retravailler avec Elise et avec Jean-François Derec. Ce sont vraiment des gens avec qui j’aimerais retravailler.

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Merci encore beaucoup à Kafka / Francis Kuntz pour sa simplicité, sa convivialité et son temps. Le Mediateaseur souhaite vraiment un joli parcours à ce film et vous encourage vivement à vous rendre dans les salles pour le voir et à en parler autour de vous.

Henry, sur les écrans depuis le 31 mars.

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