Interview : Felipecha

Le nouvel album de Felipecha est sorti lundi dernier dans les bacs. Intitulé Les lignes de fuite, nous vous en avions parlé sur le site ici.

Afin de discuter de cet opus, de la manière de travailler du duo et un peu de la scène, nous avons eu le plaisir d’interviewer  Philippe Chevallier, la voix masculine. Cela donne l’entretien que nous vous proposons de découvrir ci-dessous.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Philippe,

Votre nouvel album Les lignes de fuite vient de sortir il y a quelques jours dans les bacs, comment vous sentez-vous après cette sortie ?

Le jour de la sortie, lundi 14, nous étions le matin à Radio France pour jouer 2 titres dans l’émission de Stéphane Bern, Le fou du roi, nous sommes sortis, pour aller répéter notre « live » au Glazart, où nous commencions une résidence de trois jours. Nous sommes assez occupés en ce moment ! Mais on se sent bien, on est contents et fiers de notre travail, et on a vraiment envie d’aller le proposer sur scène.

Y a-t-il un peu plus de  « pression » avant la sortie d’un second opus ?

Oui, bien sûr, et forcement. Surtout quand le premier nous a permis d’être diffusés, de faire une belle tourné, de commencer à avoir un public… d’exister en quelque sorte. Pour le public, ou les gens qui ont aimé De fil en aiguille, le second doit être mieux, ou au moins aussi bien, nouveau pour certains, différent pour d’autres, différent mais pas trop, etc… et chacun peut projeter ce qu’il veut… On a aussi beaucoup moins de temps pour écrire et composer. Le premier album s’est écrit sur plusieurs années, alors qu’on avait que quelques mois au final pour travailler le second. Et il y a aussi et surtout ce vers quoi on a envie d’aller ensemble, avec Charlotte, et tous ceux qui sont concernés de près par le projet. A nous de faire notre recette avec tous ces ingrédients, et on est très contents du résultat.

Avez-vous déjà eu l’occasion d’avoir le retour du public sur ce nouvel album ?

Pas encore. Réponse à Lille la semaine prochaine, et au Divan du Monde à Paris.

Le titre de l’album n’est pas un titre de l’une des chansons présentes dessus. Pouvez-vous nous expliquer ce que sont ces « lignes de fuite » ?

Les lignes de fuites sont un peu à l’image de notre « duo », deux regards différents, qui convergent parallèlement et au final ne sont qu’un… La photo de la pochette de l’album illustre ces regards différents, mais qui donnent un album.

De quelle manière travaillez-vous vos chansons en tant que duo ?

Notre duo travaille à trois. Charlotte (Savary NDLR) et moi écrivons, composons, séparément ici, ensemble là, et avant de figer les choses, on retrouve Manuel Armstrong, notre réalisateur – ami – guitariste – bassiste – chanteur, etc pour enrichir nos morceaux dès la phase de création. On savait qu’on ne voulait pas refaire la même chose que le premier album. On voulait un son plus électrique, plus pop, plus rock. Donc on a fait une sorte de ping-pong à trois, au studio.

Savez-vous déjà à l’écriture qui chantera tels ou tels passages ?

Pas forcément, parfois les textes sont taillés pour Charlotte, d’autres me ressemblent plus, d’autres sont plus évidents dans le partage des rôles, comme London shopping, ou Le petit diable. C’est selon les titres, on n’a pas une formule qu’on applique sur tous nos morceaux. Il arrive souvent de  retravailler les textes jusqu’au dernier moment. Et rien n’est vraiment figé, jusqu’au mixage, tout est encore possible. Et sur scène on peut chanter ensemble des textes qu’on a enregistré à une voix, faire des chœurs, chanter avec le public,  etc. Rien n’est jamais figé. Le disque est comme une photographie musicale. Un instantané. Heureusement que la musique est vivante, sinon on n’aimerait pas jouer tous les jours les mêmes choses.

Vous serez déjà sur scène dès ce soir pour présenter l’album en live. C’était une réelle envie de partir à la rencontre du public aussi rapidement ?

Oui. Bien sûr. C’est sur scène qu’on a l’impression de partager quelque chose, de présenter et de représenter quelque chose. Et les émotions sont garanties.

Les morceaux vont-ils être réorchestrés pour l’occasion ?

C’est Live donc différent à chaque fois, et on fera à cinq ce qu’on a bricolé sur l’album. Le son est plus brut en concert, plus direct, même si on essaye de retrouver la couleur de notre disque. Plus électrique, plus pop aussi. Mais je ne peux pas trop en dire pour l’instant. Ce n’est pas fixé, et donc encore une surprise…

Pour le public qui ne vous connaît pas encore bien, pouvez-vous nous dire à quoi ressemble un concert de Felipecha ?

Je leur dirais de venir juger de leur personne, car pour moi, c’est un grand moment de bonheur, d’intensité, de chaleur humaine, de plaisir, de concentration, et ça passe à une vitesse folle. J’espère retrouver ces sensations-là…

D’autres dates seront prévues que celles déjà présentes sur votre site ?

On essaye de le tenir à jour dès que les dates se confirment, donc à suivre régulièrement. Les infos sont aussi sur myspace et facebook.

felipecha-cover-abum

Le Mediateaseur remercie encore une fois Philippe Chevallier pour le temps qu’il nous a accordé. Felipecha sera notamment en concert à La Péniche à Lille ce soir, ne ratez pas l’occasion de découvrir les nouveaux morceaux sur scène. 

One thought on “Interview : Felipecha

  1. Un bon groupe, j’avais acheté leur premier album, j’écoute le second 😉 (et je le prendrai certainement aussi).

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