Interview : Roberdam

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Roberdam, vous ne le connaissez peut-être pas encore bien, et pourtant ce n’est pas un débutant dans la musique. Mais après 2 groupes, il décide de faire le grand saut en solo et vient de nous proposer son album Je voudrais être star, disponible à l’achat sur son site officiel (accès en cliquant ici).

Pour accompagner ce disque, l’artiste propose un film dans lequel il joue le rôle d’un chanteur qui n’a que 10 jours pour écrire son album. Il va finir par trouver l’inspiration parmi les gens du cirque qui l’entoure, mais de manière peu ordinaire. Je vous laisse découvrir les vidéos, elles sont aussi disponibles sur le site.

Afin de vous le faire connaître un peu plus et de vous donner envie de découvrir l’univers de Roberdam, je l’ai rencontré début juin à 2 heures à peine de l’un de ses concerts.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Roberdam,

Pour commencer cette interview, peux-tu nous dire un peu qui se cache derrière ce pseudo et quel est ton parcours jusqu’à aujourd’hui ?

Je m’appelle Damien Robert, j’ai 35 ans, et ça fait maintenant 20 ans à peu près que je fais de la musique, j’écris mes chansons, je chante. J’ai commencé à être musicien pro vers l’âge de 23 ans avec un groupe qui s’appelait Ravid’Vour’Voir, on a tourné beaucoup en France et en Europe avec 3 albums et 800 concerts. J’ai vraiment appris le métier sur scène à cette période-là, et après j’ai monté un autre groupe Les garçons-trottoirs, qui existe encore d’ailleurs, et à un moment j’en ai eu assez des groupes et j’ai voulu me lancer en solo pour voir ce que je pouvais faire tout seul.

Ton style et ton univers c’est la chanson française, c’est le même depuis toujours ?

J’ai toujours été bercé par la chanson française avec des figures comme Brel, Piaf, toute cette vieille tradition de chansons françaises. Et après j’ai toujours aimé la nouvelle scène française car il y a des trucs vraiment sympa, j’aime beaucoup M, Renan Luce, Bénabar. J’étais déjà dans le métier avant donc ce n’est pas eux qui m’ont donné envie de faire ça mais je trouve que c’est une bonne branche de la musique.

Ton 1er album solo Je voudrais être star est maintenant terminé et disponible, comment te sens-tu ?

Pour le coup c’est un album que j’ai mis 2 ans à faire. Je suis passé par plein de phases, j’ai jeté, j’ai recomposé, j’ai repris des anciens textes, j’ai fait plusieurs studios aussi car je n’étais jamais content. Et c’est bien d’avoir pris le temps car il a bien maturé, et maintenant qu’il est sorti c’était plus un accouchement, je me suis dit à un moment faut qu’il sorte, arrête de faire ton difficile, il est bien comme ça cet album. Et du coup il y a des chansons qui commencent à dater sur ce disque et pour moi il n’est plus hyper frais. Pour le public oui car c’est la première fois qu’il écoute le disque mais pour moi certains titres ont plusieurs années. Je pense que mon prochain disque que je suis en train d’écrire je vais faire l’inverse, je vais essayer de tout écrire en 6 ou 10 mois, ensuite rentrer 15 jours en studio et le sortir direct après pour garder la surprise aussi pour moi.

Tu es content de son accueil depuis sa sortie ?

Alors oui je suis très content de l’accueil qu’il a au niveau du public. J’ai de très bons retours sur le côté généreux, sur les mélodies qui restent, on me dit qu’il pourrait y avoir 4 ou5 singles dessus. Les gens aiment aussi les arrangements, la clarinette et le côté visuel du disque. J’ai travaillé là-dessus avec le photographe CETROBO. Après je n’ai pas le même retour professionnel, je n’ai peut-être pas fait les bonnes démarches, je ne sais pas. Pour le moment c’est un album qui n’est pas distribué, il n’y a pas de prod dessus, tout reste ouvert.

On voit bien dans le film de quelle manière tu trouves l’inspiration. Mais en vrai, comment fais-tu ?

C’est la même chose, et fais gaffe il me manque des chansons pour ce soir (rires). Non, en gros il n’y a pas de règle, je pars assez souvent sur des ressources personnelles, sur des ressentis ou des choses que j’ai vécues. Après j’essaye toujours d’avoir une petite accroche phonétique qui va sonner bien en bouche, je pars un peu plus du son que du sens, je laisse évidemment une grande place au sens mais une fois que je suis rentré dans l’écriture.

Ce film qui accompagne cet album se passe dans un cirque, comment t’est venue l’idée de cette atmosphère ?

En fait quand je cherchais où pouvoir continuer à faire mon disque après les différents studios, je me suis dit « qu’est ce qui pourrait être anachronique pour un enregistrement ? ». Et j’ai pensé au cirque en me disant que dormir dans les caravanes etc, ça pourrait faire un bon disque, et je suis parti là-dessus. Mes potes du  Cirque Gones m’ont prêté leur chapiteau et du coup après j’ai pensé à mettre une équipe vidéo, au moins pour immortaliser pour moi. J’ai rencontré Frédéric Arnould, un réalisateur de Nancy, et il était partant avec l’idée de cliper tout le disque, au lieu de ne filmer qu’une chanson, et de faire un film musical. Et ce film a tellement pris le dessus sur l’album que sous le chapiteau nous n’avons fait que le film et pas l’enregistrement des chansons.

C’est très original comme concept d’arriver avec un album et un film qui va avec.

C’était aussi le but car arriver avec un énième album de chansons françaises, il faut dire ce qui est, même si je le trouve très bien, il fallait essayer de me démarquer. Et ça n’a pas mal marché dans l’intérêt que ça a suscité. Maintenant on va voir ce que ça donne et si ça ouvre des perspectives de signature ou pas.

Tout ce côté cirque, mise en scène etc., il se retrouve sur scène également ?

Non. Enfin il se retrouve au moins visuellement car on monte sur scène avec les mêmes costumes rétro du film. Après je n’ai pas envie de dénaturer la scène, je suis là pour rencontrer des gens, c’est du spectacle vivant et j’ai envie d’être moi et de ne pas être dans un truc fixer de concert en concert. Il y a très peu de mise en scène on essaye juste d’avoir un son propre et de bien jouer pour que les gens aient du plaisir à nous écouter. Et comme aussi on fait souvent des projections-concerts, dans lesquelles le film est projeté avant, l’aspect plus figé, les gens l’ont sur l’écran.

Là tu montes sur scène dans un peu plus d’une heure, comment l’appréhendes-tu ? Tu as l’air assez à l’aise là.

Alors en fait ça dépend de la scène, c’est vrai que si c’est dans un petit bar je serais d’humeur un peu plus festive et je voudrais me mettre dans l’ambiance d’un bar. Après si c’est une scène importante où je sais qu’il y a des centaines voire des milliers de gens, je vais être beaucoup plus concentré sur moi-même et avoir du trac. Là aujourd’hui c’est l’OPA Bastille donc je me sens bien, c’est un café-concert que j’aime bien.

Tu parlais de ton prochain album en écriture, tu as déjà l’occasion de jouer quelques nouveaux titres de temps en temps ?

Justement c’est pour ça que là je repas un peu sur les routes tout seul en guitare chant, c’est pour étrenner un peu les nouvelles chansons du prochain disque. J’ai envie de voir les réactions, ma réaction, voir comment je le passe moi. C’est la première fois que je fais ça mais c’est une prise de risque que j’aime bien. Là ce soir il y aura 50% de nouveaux titres.

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Le Mediateaseur remercie une fois de plus Roberdam pour sa disponibilité et ce titre en bonus. N’hésitez pas à aller jeter un œil au film et à écouter les extraits disponibles sur le site du chanteur, et si ça vous plait, et bien achetez l’album Je voudrais être star, c’est tout simple.

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