Interview : Frédéric Petitjean

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Nous vous chroniquions ici début décembre le premier tome de la saga Les Dolce de Frédéric Petitjean.

Suite à cela, nous avions envie de discuter de la création de cette histoire avec son auteur, et celui-ci a accepté très facilement de nous répondre. Un entretien très enrichissant que vous pouvez retrouver dans son intégralité ci-dessous.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Frédéric,

Vous êtes l’auteur du roman Les Dolce dont le premier tome est sorti en novembre 2011. Pour commencer, pouvez-vous nous dire comment vous est venue l’idée de cette histoire ?

J’avais envie de retrouver la puissance des contes mais à l’ère moderne, c’est à dire dans un environnement qui soit totalement identifiable pour nous, qu’il soit ancré dans quelque chose de très actuelle, que ce soit le contexte économique, social ou même géographique, mais qu’il ait une saveur transgénérationelle comme dans les anciennes histoires qu’on a racontées aux plus jeunes. Ca, c’était la première intention. Et puis je voulais aussi croire à quelque chose de moins fantasmagorique envers la magie, je voulais qu’on se demande si ces gens étaient encore parmi nous.

Et cela remonte à quand ?

En fait c’est un projet qui a plusieurs années. Je travaillais pour des studios aux Etats-Unis à l’époque et c’était un projet que j’avais d’une famille totalement dépassée par la technologie et planquée aux Etats-Unis et j’en ai fait une bible de 50 pages en décrivant les personnages, leurs univers et l’histoire, quelque chose de très fourni, et puis au moment de passer au deal avec le studio, j’ai rencontré Stéphanie Chevrier, l’éditrice (des éditions Don Quichotte NDLR), qui m’a convaincu d’en faire un roman. Je suis scénariste donc c’est vraiment comparer « le sprint et le marathon », et j’ai dit oui car j’avais une totale liberté de narration et je pouvais tout mettre dedans, car faire un film c’est avant tout faire des choix et des coupes dans l’histoire. Du coup ça m’a tenté, j’y suis allé et je ne regrette pas.

Entre la recherche et l’écriture en elle-même, savez-vous combien de temps vous avez passé sur ce premier tome ?

Ah oui, et c’est marrant car j’ai un truc très précis là-dessus. Au niveau de l’écriture et du travail, Stéphanie m’a dit : « juste par challenge note le temps que tu passes dessus à partir du moment où l’on signe le contrat ». Le roman m’a demandé 2500 heures pour être précis, et sinon j’ai travaillé longtemps sur la bible mais pas de manière acharnée. C’est beaucoup de travail de recherche en tout cas.

Vous dites que l’idée a quelques années, et l’histoire du livre se passe en juin 2011, c’était de l’anticipation ?

En fait l’univers a 7/8 ans, les personnages aussi et l’histoire est beaucoup plus actuelle. C’est vraiment à partir du moment où j’ai commencé à écrire le livre que j’ai travaillé sur le contexte temporelle. Je n’avais vraiment pas pensé à faire se dérouler l’histoire en 2011 à l’époque.

Sans faire de comparaisons avec d’autres sagas de magie, nous avons trouvé à la lecture que l’histoire est assez « dure » dans le sens où il y a des vrais méchants, des tentatives de meurtres etc, visiez-vous un public en particulier à l’écriture ?

Et bien non. C’était une des discutions avec l’éditrice quand elle a décidé d’en faire un roman jeunesse. Moi je n’allais pas l’écrire de manière spécifique par tranche d’âge, je voulais vraiment le côté transgénérationel pour pouvoir parler aussi bien aux enfants qu’aux parents.

Et sur le côté « dur » vous êtes d’accord ?

Je suis complètement d’accord avec vous (rires). Ce qui m’intéresse c’est le fait que ce soit « possible », si vous avez des gens qui sont capables d’une telle stratégie terrible de condamner la terre, il faut qu’ils soient capables de choses dures et après il faut l’écrire et le dire. Je ne suis pas gore mais assez brut pour être près de la réalité et je pense qu’avec les adolescents ce n’est pas la peine de trop édulcorer les choses. Et les actes des méchants sont donc assez méchants, oui.

En ce qui concerne le caractère des personnages, avez-vous observé autour de vous pour avoir des idées ?

Non, c’est complètement imaginaire, comme leurs prénoms. Je voulais trouver pour chacun des prénoms qui n’existaient pas pour vraiment leurs autoriser à faire des choses que les autres ne peuvent pas faire.

La première chose que l’on voit en ouvrant le livre, ce sont les dates de sorties des 2 autres tomes, sont-ils déjà écrits ?

Alors les histoires et les chapitres sont faits et je suis en train de les rédiger et même de valider le tome 2 en ce moment avec l’éditrice. Le synopsis et la fin, eux, étaient déjà écrits avant que je signe le contrat, c’est impossible de faire autrement.

On a trouvé qu’Antonius était un peu plus mis en avant dans ce premier tome, est-ce que cela va continuer ? Si vous pouvez nous dire 2 mots sur la suite.

Et bien vous avez vu juste encore et il va prendre de plus en plus de place car les 2 héros vont être incarnés par Antonius et Leamedia. Je ne peux pas vous dévoiler la suite, mais les 2 qui vont vraiment faire en sorte que la Terre ait sa chance ou pas ce sont eux, et de deux manières différentes. La magie est plus puissante chez elle, mais c’est lui qui a le pouvoir.

On parle beaucoup de ce livre qui se vend très bien, j’imagine que vous devez être fier ?

Oui je suis fier car d’abord c’est nouveau pour moi, rencontrer les lecteurs c’est quelque chose que je trouve passionnant. Je suis fier aussi de l’équipe avec qui je travaille.

Ce livre vient d’un scénario, cela donne des idées pour vraiment en faire un film un jour ?

On est en négociation avec des groupes, et internationaux et français, pour l’adaptation au cinéma, oui.

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Le Mediateaseur remercie une fois de plus Frédéric Petitjean pour son temps et sa simplicité. Nous ne pouvons que vous encourager à vous procurer le premier tome de cette saga, Les Dolce, pour passer un bon moment de lecture. Pour notre part, nous sommes impatients de tenir la suite entre nos mains.

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