Interview : Manu Larrouy

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Comme nous vous l’annoncions ici lors de la diffusion du clip de Je sèche, c’est ce lundi qu’est sorti dans les bacs le nouvel album de Manu Larrouy.

Ce second opus de 12 titres est baptisé Des mots doux, des mots durs et pour parler de l’album et des singles, nous avons eu le plaisir de rencontrer l’artiste il y a déjà quelques jours de cela. Un entretien très agréable à réaliser avec une personne sympathique et simple comme lui.

Bonne lecture,

 

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Bonjour Manu,

Ton deuxième album Des mots doux, des mots durs va sortir dans les bacs dans quelques jours, comment te sens-tu ?

 Je suis hyper excité et hyper content car il y a toujours un petit laps de temps entre le moment où tu termines un album, et le moment où il sort et là le fait qu’il sorte j’en suis très content. Tant qu’un album n’est pas encore sorti tu peux encore changer des petits détails etc, une fois qu’il est dans les bacs, psychologiquement il ne t’appartient plus vraiment donc tu peux passer à autre chose, écrire des autres chansons par exemple.

 Il y a déjà eu 2 singles de proposés au public, es-tu content de l’accueil qu’ils ont eu ?

 Oui, et je suis content pour 2 raisons. La première est que le premier single Ecris-moi a amorcé un univers nouveau, surprenant et qui a plu. Et puis Je sèche, je suis content que ce soit un single car parfois tous les fans te diront « moi j’adore tel titre » et leurs chansons favorites ce n’est pas forcement le single, et là pour le coup Je sèche c’est un peu mon chouchou de l’album. Je ne pensais pas forcément qu’on la mettrait en avant en single, parfois il y a des petits compromis à faire et là non pas du tout donc je suis très content.

 Ce nouvel opus est assez différent de l’univers que tu nous avais fait découvrir sur le précédent. Est-ce qu’il y a eu un déclic qui t’a fait partir dans ces sons électro-pop ?

 Ce n’est pas vraiment un déclic car en fait pour moi c’est une suite logique. Même si ça peut paraître bizarre mais Mec à la coule c’est mon premier album, avec une volonté de faire un son un peu reggae et des chansons tournées autour de la guitare, et la suite a fait que finalement le fait de découvrir les tournées, les aléas de partir 4 jours m’ont fait un peu perdre l’amour que j’avais pour une fille, et à la fin de cette tournée j’ai essayé de la reconquérir en lui envoyant des chansons. Et finalement c’est les titres de cet album. Donc pour moi c’est une suite logique. Alors effectivement dans le propos, c’est un album différent car un premier album c’est le travail de plusieurs années alors que celui-ci a été écrit presque en 15 jours. Il y a eu une sorte de fulgurance donc l’unité est beaucoup plus forte entre les titres et je voulais aussi le mettre dans un son plus contemporain et moderne, donc le choix de mettre en avant des claviers, des boites à rythme car pour moi c’est une histoire d’amour contemporaine.

Et Manu Larrouy se sent plus reggae ou électro ?

Je n’ai pas vraiment de limite. Là, c’est le deuxième album donc il y a une sorte de surprise, on va dire « tiens il y a du changement » mais peut-être que le troisième album sera un disque de chansons pour enfants enregistrés en mode Brassens et on se dira « qu’est-ce qu’il fait encore Manu Larrouy ? ». Et peut-être qu’au 4ème on dira « Tiens c’est Manu, il va forcément nous faire quelque chose de différent ». Ca pourrait être, je l’espère, une marque de fabrique. Changer d’univers et faire des tentatives comme ça, ça me plait et ça ma booste.

Cet album tu l’as co-réalisé avec Jean-Christophe Urbain et Jean-Paul Gonnod, comment les as-tu choisis ?

On l’a fait à 3 oui avec Jean-Christophe Urbain, moi et Jean-Paul Gonnod. Moi je suis musicien aussi, au-delà d’être auteur, compositeur et interprète, je touche un peu à tous les instruments et très souvent je maquette avant. Là, comme je te disais qu’il y a eu une fulgurance dans l’écriture, je n’ai pas eu le temps de maquetter les chansons et on est rentrés en studio quasiment vierges d’arrangements et d’idées donc je voulais quelqu’un pour m’épauler qui soit comme moi musicien et créatif pour ne pas sécher. Jean-Christophe, qui chantait avant dans Les Innocents, a une énorme culture musicale et il a mille idées à la seconde donc c’est super. Jean-Paul, lui, est quelqu’un qui vient de cette famille un peu de la french touch qui a beaucoup travaillé aux Etats-Unis et il a cette culture du son moderne. A 3, c’était suffisant car on faisait tous les instruments, j’ai même fait un peu de batterie sur cet album.

Tu étais déjà réalisateur du premier album, c’est quelque chose qui te plait donc ?

Oui la réalisation c’est quelque chose qui me passionne, c’est un travail un peu différent de l’auteur, il y a une notion plus musicale, c’est vraiment la création d’un univers.

Et maintenant que l’univers est créé, j’imagine que tu es impatient de le faire découvrir sur scène à ton public ?

La scène c’est quelque chose que j’adore, j’y suis comme à la maison et oui je fais presque tout ça pour ça.  Il y aura quelques dates de prévues autour de la sortie de l’album déjà et après on verra selon le succès du disque.

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Le Mediateaseur remercie encore Manu Larrouy pour sa simplicité et sa gentillesse. Son nouvel album Des mots doux, des mots durs est dans les bacs depuis ce lundi, n’hésitez pas à vous le procurer. Et pour voir Manu sur scène en concert électrique, ça se passe demain à 20h au China (Paris 12ème).

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