Interview : Carmen Maria Vega

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Après avoir assisté à son concert de La Maroquinerie en avril dernier (voir sa chronique ici), il me semblait légitime de confier l’interview de Carmen Maria Vega à Cyril.

Notre chroniqueur et la chanteuse se sont donc rencontrés il y a déjà quelques jours de cela maintenant pour discuter du nouvel album, Du chaos naissent les étoiles, et du premier extrait, On s’en fout.

Bonne lecture,

 

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Bonjour Carmen,

Ton nouvel album, Du chaos naissent les étoiles, est sorti il y a peu. Le premier album avait connu un joli succès, comment se sont passés l’écriture et le travail pour celui-ci ?

L’écriture des textes et les compositions, c’est toujours Max, mon guitariste, excepté la chanson Miaou qui a été écrite par Mathias Malzieu avec qui je l’interprète en duo. L’enregistrement et le mix ont duré 1 an. Pour la méthode de travail, en général, Max m’apporte d’abord de la musique puis des bouts de textes. Alors parfois c’est super car il va m’apporter 4 phrases et je vais comprendre tout de suite où il veut aller, à l’inverse parfois je ne comprends pas du tout (rires), ce qui donne souvent lieu à des débats sans fin. Après on discute beaucoup des thématiques, des axes, aborder tel sujet avec du cynisme ou avec de l’humour…

Tu penses surtout aux versions studio des chansons quand tu les enregistres ?

Sur ce disque-là, oui. Il s’avère que sur le précédent c’était l’inverse car les chansons avaient beaucoup vécu sur scène et on les a figées sur disque bien après.  On a eu beaucoup de temps pour le faire et ça a été super dur car tu es face à toi  et on n’avait quasiment pas de matière. On avait On s’en fout, La Marquise et c’est tout donc on s’est dit « là il faut composer  en 1 mois et demi » car on s’est arrêtés de tourner en novembre 2010 et on est rentrés en studio en janvier 2011 donc on a eu 2 mois, et tu parles 2 mois, car décembre ça compte pour du beurre, et on a finalisé des choses en studio.

En écoutant l’album et en t’ayant vu sur scène, j’ai l’idée de « chanteuse réaliste » qui me vient en tête, est-ce que ça te va comme qualificatif ?

Ca ne m’horripile pas mais je ne l’apprécie pas particulièrement non plus. Disons que je trouve que ça a un côté très vieillot et ce n’est pas le côté vintage qui me plait. Le côté chanson réaliste aujourd’hui, ça reste pour le commun des mortels Piaf , Brel, Fréhel et toute cette famille là que j’aime beaucoup, mais que je n’ai pas vraiment écoutée étant plus jeune. On m’a beaucoup estampillée « Piaf manouche » à un moment sans trop comprendre pourquoi. Oui j’ai des chansons à histoire mais je ne me sens pas proche d’une famille particulière, j’ai juste envie d’explorer ma musique et ça passe, pour moi, par le mélange des genres.

Le premier single est On s’en fout,  est-ce qu’il y a un message subliminale, ou non, à faire passer avec ce titre ou c’était vraiment un choix artistique ?

Il y avait une évidence au départ. C’est la toute première chanson que Max a écrite, elle a 2 ans et demi et moi je la sentais bien comme premier single à sortir.  C’est une chanson un peu déculpabilisante car on a le droit de dire « on s’en fout », mais malheureusement on ne peut pas le penser. Par exemple je dis dans les paroles que l’avis des Inrocks, on s’en fout, alors qu’en vrai, au fond, si on a une mauvaise critique, ça fait un peu de peine.

Le clip est très travaillé, est-ce que tu t’es impliquée dans sa création ?

Complètement oui. Pour le clip j’ai insisté lourdement pour rencontrer plusieurs réalisateurs, pour discuter à chaque fois de ce que moi j’avais imaginé.  Et c’est finalement Laurie Thinot que j’ai choisie et ca a été une belle rencontre.  Je ne la connaissais pas, j’ai reçu au départ un scénario qui était génial, dans la lignée de ce que je voulais même s’il fallait modifier certaines choses, on a eu plusieurs rendez-vous pour en discuter. C’était un clip ambitieux car je voulais des changements de tenues, de maquillage, des situations loufoques et je voulais 2 jours de tournage, ce qui est complètement un luxe aujourd’hui dans le monde de la musique. Et j’ai réussi à obtenir ce que je voulais. Donc c’était cool. Et je suis super contente du résultat final, je le trouve beau, atypique, formidable (rires).

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Le Mediateaseur remercie une fois de plus Carmen Maria Vega pour le temps qu’elle nous a accordé et sa simplicité. Son album Du chaos naissent les étoiles est toujours dans les bacs.

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