Interview : Jean Leduc

jean-leduc-interview-mediateaseur-home

Nous vous proposions ici notre critique de la pièce 13 à table qui se joue actuellement au Théâtre Saint-Georges.

Peu de temps après notre présence dans la salle, j’ai eu le plaisir de rencontrer Jean Leduc, qui reprend ici le rôle tenu à l’époque par Marthe Mercadier.

L’occasion de discuter avec lui autour d’un café de ce projet fou de remonter cette pièce et de la réadapter.

Bonne lecture.

 

*****

 

Bonjour Jean,

Vous êtes actuellement à l’affiche de la pièce 13 à table au Théâtre Saint-Georges, pouvez-vous nous dire comment vous êtes arrivé sur ce projet ?

Et bien tout simplement car je suis à l’initiative de ce projet. Il y a à peu près 2 ans que j’ai eu l’idée de reprendre cette pièce que j’ai beaucoup vue à l’époque avec Marthe Mercadier. La première fois, je devais avoir 12 ou 15 ans à la télévision dans Au théâtre ce soir et je me disais que c’était une femme incroyable et bourrée d’énergie. Et il y a  2 ans je me suis  dit « il faut que tu joues ça, tu en es capable ». Après il a fallu trouver l’adaptateur, car les textes datent de 59 ans en arrière, la production, etc… J’en ai parlé à Pierre (Palmade NDLR) et il a été partant en trouvant l’idée bonne.

Et est-ce qu’il a réfléchi longtemps avant de dire oui à l’aventure ?

Oui, quand même car il avait des projets. Donc il n’a pas tout de suite pu s’y intéresser et j’ai attendu. Et dès qu’il a été un peu libre, j’ai profité du moment en lui disant « lis la pièce et dis-moi ce que tu en penses ». A partir de là, ça s’est fait très vite. Il m’a vu aussi dans le rôle de Madeleine qui est maintenant devenu Edouard.

C’est plus facile de travailler avec quelqu’un qu’on connaît bien sur ce genre de projets ?

Ce qui est facile c’est qu’il me connaît bien, donc il sait ce que je sais faire et ne pas faire. Moi, ça ne fait que 4 ans que je suis comédien et ce n’est que ma deuxième pièce, la première étant Le comique avec Pierre justement. Donc il me connaît bien humainement et artistiquement et sait où m’emmener. Maintenant ce n’est pas forcément facile car je ne pouvais pas non plus le harceler pendant 2 ans en l’appelant 3 fois par jour.

Et l’idée de jouer dans cette pièce allait forcément avec reprendre le rôle de Marthe Mercadier ou un autre personnage aurait été possible ?

Ah non que dans ce rôle-là (rires). Je ne pouvais pas jouer le rôle du mari ça aurait été bizarre, ni le docteur ni l’espagnole. Je ne me voyais que dans ce rôle, même si c’est un gros challenge car je n’avais jamais appris autant de texte et encore moins en si peu de temps.

Et à part le personnage, y a-t-il d’autres points qui vous font vraiment aimer cette pièce ?

Le thème, car franchement le thème ne date pas. On connaît en 2012, et il y aura encore sûrement en 2500, des superstitieux. Donc je savais dans ma tête que le thème allait marcher. C’est une pièce qui est objectivement drôle et je n’avais pas de doute sur le succès avec Pierre pour la réadapter.

Vous connaissez aussi bien vos partenaires. Là aussi, est-ce que c’est plus « simple » pour travailler ?

Je les connaissais tous sauf Teresa Ovidio que j’ai découverte lors du casting. J’ai toujours joué avec des gens que je connais, et c’était encore une fois un challenge, car ils ont tous 15 ou 20 ans de jeu derrière eux et donc il fallait que je sois à la hauteur.

Vous serez sur scène dans quelques heures, avez-vous le trac avant de monter sur les planches ?

J’ai la grande chance d’être quelqu’un de zen et de posé, malgré mon énergie, et quand j’ai des challenges comme ça je me dis à chaque fois « je ne peux plus reculer » donc j’y vais sans réfléchir. Et il faut dire que je fais tout pour connaître parfaitement mon texte, pour tout prévoir. Je ne suis pas tranquille à 100% mais je le gère.

13-à-table-affiche

Le Mediateaseur remercie une fois de plus Jean Leduc pour sa disponibilité et sa vraie gentillesse.

13 à table, actuellement au Théâtre Saint-Georges (Paris 9ème), les mardis, jeudis et vendredis à 20h, le samedi à 17h et 21h et le dimanche à 16h, jusqu’au 6 janvier 2013 inclus. Avec aussi Yann Papin, Benjamin Gauthier, Teresa Ovidio, Christophe Canard, Joffrey Platel et Camille Cottin.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *