Interview : Guena LG

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Certains d’entre vous le connaissent peut-être de nom grâce à ses nombreux remixes qu’il a réalisés pour les plus grands artistes.

Aujourd’hui, j’ai le plaisir de recevoir Guena LG pour parler notamment de son premier titre personnel intitulé Brighter. Un single interprété par Gravitonas que nous vous proposons d’écouter en fin d’interview.

Bonne lecture.

 

 

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Bonjour Guena,

On se rencontrent aujourd’hui pour ton actualité qui est ton 1er single Brighter, première question, est-tu content de l’accueil fait à ce titre ?

Je suis ravi car le titre est fini depuis quasiment un an, ça à mis un peu de temps car il y a toujours un peu de paperasserie, et on vient de le signer à l’international donc je suis très content. Le titre se développe et tout se passe bien.

On te connaît surtout pour tes remixes d’autres artistes, il y a longtemps que tu as envie d’avoir tes propres morceaux ?

Oui, depuis 2006 en fait. Si tu fouilles dans mon ordinateur, les premières créations datent de 2006.  Mon premier titre s’appel Candem Boy et je suis en train de le retravailler pour le remettre au goût du jour. Et depuis 2006, je n’ai jamais réussi à passer le cap car à chaque fois que je travaillais sur mes productions, il y avait un remix qui arrivait et je mettais mon boulot a l’écart, car à chaque fois c’était quelqu’un d’intéressant et pour qui je ne voulais pas refuser. Au bout d’un moment je me suis dit, ça suffit il faut vraiment que je fasse ce que j’ai envie de faire,  donc j’arrête les remixes, même si ça m’arrache un peu le cœur car il va falloir décliner certaines choses, mais ce n’est pas grave car j’avance sur mes créations.

Peux-tu nous raconter un peu comment tu as créé ce titre ?

Alors, si tu veux toute la genèse,  le gimmick du début qui est la partie sifflée, j’ai trouvé l’idée en faisant du shopping à Istanbul dans un magasin de chaussures. Je ne sais pas ni pourquoi, ni comment je l’ai trouvé. J’ai pris tout de suite mon smartphone, j’ai enregistré l’idée, et en rentrant en France j’ai commencé à travailler sur une mélodie. Ensuite on l’a proposé à Gravitonas pour les paroles et pour l’interprétation, nous sommes partis trois jours en Suède chez lui pour terminer l’écriture et l’enregistrer. Et au retour ici on a terminé le remixe et le morceau était prêt. Entre la toute première version et la sortie il y a eu quasiment un an de travail pour être content du résultat final.

On n’imagine pas autant de travail.

Oui, les gens ont toujours tendance à penser que la dance music, cela peut être fait en quatre jours. Alors oui, il y a des morceaux qui peuvent arriver très vite, mais sur Brighter ce n’est pas le cas. Si on écoute le titre en détail, il y a plus de 60 pistes, c’est un gros morceau.

Tu connaissais un peu Gravitonas avant de collaborer avec ?

En fait,  je connais le groupe Gravitonas, car je connais Alexander Bard, qui en est le producteur. Lorsqu’on s’est rencontré, on s’est très vite apprécié car il est très drôle. Il fait toujours 40 trucs en même temps, c’est un génie, il me fait souvent penser à Will.I.Am. Nous sommes restés en contact en disant qu’il fallait qu’on travaille ensemble un jour et quand je suis arrivé avec Brigther, j’avais besoin d’une voix masculine rock et le chanteur de Gravitonas correspondait très bien. Je leur ai proposé et ils m’ont juste dit oui on n’y va.

Le titre tourne beaucoup en radio et sur le web, il va y avoir un clip également ?

On vient de tourner le clip il y a 15 jours, nous étions dans le sud de la France avec Gravitonas. On a tourné sur trois jours, c’était beaucoup de boulot et j’espère, que le résultat sera très intéressant. On a repris une partie du thème de la lyrics-vidéo sur laquelle quelqu’un ne va vraiment pas bien,  et tombe en route sur quelqu’un qui va lui remonter le moral. C’est un peu plus simple que la lyrcis-vidéo qui était  un peu sombre, avec des images politiques ou de catastrophes.  On a voulu faire un peu plus estivale est un peu moins prise de tête mais il y aura quand même un sens.

Mettre un sens dan ce genre de musique c’est assez rare soyons honnête, ç va être ça la Guena LG Touch ?

Tout a fait. En dance music, c’est vrai qu’il faut que les mots sonnent, mais je trouve dommage qu’ils sonnent au détriment du sens. Ce n’est pas parce qu’on fait de la musique de club que nous sommes obligés de faire des conneries ou d’aller à la simplicité absolue. Je pense qu’on peut vraiment arriver à faire les deux. Moi j’aime faire le con en boite jusqu’à quatre heures du matin, mais si je peux danser sur autre chose que des débilités, c’est quand même mieux. Brigther  à un message, Stay a way qui est le prochain titre un message, et je pense que tous les prochains auront effectivement un peu de matière.

Ce single annonce un premier EP, où en est-il aujourd’hui ?

Il avance bien, Il y a un troisième titre qui sera près très rapidement, j’en ai deux autres en préparation, dont un qui devrait être en featuring avec Sophie Ellis Bextor. Au final cela devrait faire 5 ou 6 titres en fonction de la vitesse à laquelle on va, et je pense que ce sera prêt de toute manière avant cet été.

C’est une première carte de visite avant un album ?

Je ne sais pas si je vais faire un album, le marché de la musique a vraiment changé. Tu t’aperçois que les gens consomment de l’instantané donc sur ce type de musique-là, est-ce que ça a du sens de faire tout un album ? Le public veut  toujours quelque chose de nouveau et les artistes comme Lady Gaga ou David Guetta ont compris qu’on ne peut plus attendre trois ans entre chaque album alors que les gens demandent la nouveauté tous les six mois. Donc je préfère arriver avec plusieurs EPs, voir ce que ça donne sur 4/5 titres à chaque fois. Et si ça prend tant mieux, on fera peut-être un jour un espèce de Best Of des EPs je n’en sais rien, mais d’arriver directement avec 12 titres, qui ne seront sûrement pas tous intéressants ça ne me branche pas.

Tu es jeune et il y a de nombreux DJ, est-ce simple de se faire une place ?

Ce n’est pas évident, mais ça dépend de ton créneau. En fait, je pense qu’aujourd’hui la différence peut être faite dans ce que tu joues. C’est vrai que DJ c’est le truc devenu un peu à la mode ces dernières années, dans les années 90, tout le monde voulait être modèle pour Jean-Paul Gaultier, début 2000 tout le monde voulait devenir pornstar et aujourd’hui tout le monde veut faire DJ.  Ça demande beaucoup de boulot, et il y a beaucoup d’appelés pour peu d’élus. La différence est vraiment sur ta manière de jouer et ta programmation et après ta capacité à travailler  et ton univers, car aujourd’hui l’image compte autant que le titre.

Parmi tous ces DJ, est-ce qu’il y en a que tu apprécies plus que d’autres ou au contraire y en a t-il que tu n’apprécies pas ?

Honnêtement, je ne vois pas de gens qui font mal leur boulot, ou alors dans ce cas-là je les zappe complet. Donc je n’ai vraiment pas de nom  à te donner. Après j’apprécie des gens comme Gregori Klosman ou Tony Romer qui sont des gens que je connais et que j’apprécie sur le plan humain.  Je suis aussi extrêmement admiratif de la carrière de David Guetta, qu’on aime ou qu’on n’aime pas, on est obligé d’avoir du respect pour ce qu’il a réussi à faire. Ce n’est plus un DJ c’est carrément une popstar  et voir ce qu’il a réussi à faire avec sa femme en 10 ans, c’est vraiment fabuleux il y a beaucoup de travail.  Même si on n’aime pas son son ou sa personnalité, on ne peut avoir que du respect pour lui.  Ceux que j’aime sont ceux qui arrivent toujours à se démarquer et apporter quelque chose de nouveau. Le soir sur Radio FG, il y a souvent Bob Sinclar qui mixe,  et même si on va dire qu’il est moins à la pointe du mouvement qu’il ne l’était il y a cinq ou six ans,  je trouve que ces sets sont vraiment bons et qu’il a vraiment sa touche personnelle. C’est cool car ils sont de plus en plus rares malheureusement.

Que te souhaiter à toi alors, de te démarquer justement ?

Me démarquer, oui évidemment car il faudra, après que je faisais bon titre et surtout que le public accroche. J’ai beau essayé de proposer des choses intéressantes, au final c’est le public qui décide.

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Le Mediateaseur remercie Guena LG pour sa sympathie et cet entretien que, j’espère, vous aurez trouvez aussi intéressant à lire que j’ai eu à le faire.

On vous laisse avec Brighter.


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