Interview : Volo

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En mars dernier, Volo sortait dans les bacs son nouvel album baptisé Sans rire que nous chroniquions ici.

Très rapidement, le groupe est parti pour une longue tournée sur les routes, et nous avions eu le plaisir de l’applaudir sur la scène de l’Olympia  lors d’une superbe soirée racontée ici.

Afin de revenir sur le travail effectué autour de ce nouvel opus, j’ai eu le plaisir de rencontrer il y a quelques jours Frédéric et Olivier Volovitch pour une interview et une session acoustique.

Bonne lecture sous leur petit bonjour

 

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Bonjour à vous deux,

Votre nouvel album Sans rire est disponible depuis quelques mois maintenant, première question, est-ce important pour vous de continuer la promotion ?

Olivier : Oui, c’est important de défendre l’album dans la durée, sachant que nous sommes en tournée en ce moment et qu’on retrouve ces chansons-là sur scène. Puis on n’abandonne pas un boulot de plusieurs semaines comme ça juste après la sortie,  donc oui on veut bien encore parler de ces chansons et faire découvrir notre univers.

Frédéric : Comme tu le disais, tu nous as découvert avec ce disque et tu n’es pas le seul. Ce n’est pas comme si quiconque savait que nous avions sorti un album il y a deux mois, donc  il est important pour nous de répéter qu’on a fait ce boulotlà.

J’ai l’impression, vu de l’extérieur, qu’avec cet album on parle de plus en plus de vous et que vous séduisez un public plus large, vous en rendez-vous compte lors de vos concerts par exemple ?

Olivier : Un peu oui, cela dit nous sommes peut-être mal placés pour  nous en rendre compte car nous n’avons pas les outils. Dans l’histoire de Volo, c’est donc notre quatrième albumqui a trouvé le plus de place en radio, même si ce qui nous arrive n’est pas si énorme, cela ne l’a jamais été autant. Il se passe effectivement peut-être quelque chose avec ce disque, le fait est qu’on retrouve toujours notre public, celui qui nous suit depuis le début et qui nous fait encore la gentillesse de répondre présent.

Ainsi, vous êtes contents de l’accueil de ce disque jusqu’à présent ?

Olivier : Oui nous en sommes très contents. Les premiers retours qui nous importent, ce sont ceux en live, de ceux qui nous suivent, car ce disque est particulier pour nous, c’est la première fois  qu’on ne réalisait pas l’album nous-mêmes et que nous n’avions pas toutes les casquettes. Nous avons confié la réalisation à Florian Dubos et Jocelyn Moze. Les gens qui nous suivent n’ont pas été déroutés par cela, ils ont retrouvé ce qu’ils aiment chez nous et c’est bien accueilli dans la grande majorité.

Pour mieux vous connaître, Volo c’est donc un duo, pouvez-vous nous raconter comment se passe la création de vos chansons ?

Frédéric : On travaille chacun de notre côté dans un premier temps. Nous avons une règle, un morceau n’intègre le disque ou le set, que si nous nous sentons bien avec, tous les deux. On se lance des propositions, comme le premier public et partenaire, c’est le frangin, s’il n’y trouve pas trop d’intérêt ou ne le sent pas plus que ça, ce ne sera pas dans Volo. Il y a beaucoup d’échanges entre nous et sur ce disque il y a, ce qui n’arrive que très rarement, un morceau écrit à deux. Il s’agit de Sans rire qui donne son titre à l’album. Ce n’était pas un travail à quatre mains autour de la table, mais Olive m’a fait une première proposition qui m’avait plu, j’ai rebondi en modifiant le refrain et en suggérant un second couplet, le projet a encore rebondi, à la fin ça faisait la chanson.

Ce que j’ai aimé chez vous, c’est qu’il y a toujours des chansons qui traitent de l’actualité, est-ce important de vous servir de votre art pour faire passer des messages ?

Olivier : Alors ce n’est pas tant de se servir de la chanson pour transmettre des messages, c’est naturel pour nous, car gamins on a découvert que la chanson le permettait. Ça a toujours été notre façon d’écrire,  soit on invente des histoires,  soit on aborde des sujets graves ou légers. Dès que j’ai commencé à écrire des chansons dans ma chambre en étant ado, comme j’écoutais dans le même temps du Renaud ou du Brassens, il me paraissait naturel  d’user du droit d’aborder des sujets importants via la musique.

Il y a différents styles sur votre album, à quels moments les définissez-vous par rapport aux textes ?

Frédéric : Nous sommes pareils avec Olive, la plupart du temps il nous faut une base mélodique pour commencer à écrire. Comme nous avons la chance d’être à deux et de ne pas avoir le même style avec le frangin, c’est par le jeu de la guitare et d’un chant en yaourt qu’on va trouver l’histoire à raconter.  Je précise la plupart du temps, car parfois un texte surgit tout seul, ou parfois tu écris une chanson sur une mélodie, et deux ans plus tard c’est le même texte mais qui a changé de musicalité.

J’ai eu la chance d’entendre ces nouvelles chansons à l’Olympia il y a quelque temps, l’ambiance était vraiment folle, est-ce toujours comme ça avec vous ou l’Olympia  représentait une date particulière ?

Olivier : Eh bien nous avons la chance que ce soit toujours comme cela. Aussi dans des lieux différents de l’Olympia, car ce n’est pas le genre de salles dans lesquelles nous tournons d’habitude. Quand nous partageons le plateau avec d’autres artistes, c’est un peu différent, car le public ne nous connaît pas forcément,  mais quand on joue en notre nom et que les spectateurs ont choisi de venir nous voir, on constate toujours cet accueil chaleureux. Grâce notamment à ceux qui nous suivent depuis le début, qui aiment ce qu’on fait et qui nous le rendent bien.

Sur scène, il y a des musiciens additionnels, comment se passe la réorchestration ensemble ?

Frédéric : Il y a une originalité sur cette tournée par rapport aux albums précédents, c’est qu’on s’est retrouvés en studio avec nos camarades musiciens de la tournée, donc tout le travail d’arrangement et de réalisation s’est fait en équipe.  On les a beaucoup écoutés, du coup, quand nous sommes partis en tournée, les gars étaient d’autant plus à l’aise de retrouver des plans qu’ils avaient eux-mêmes inventés.  Quatre jours de résidence nous ont permis que chacun retrouve ses marques.

Cette tournée est encore prévue pour de longs mois, j’imagine que c’est sur scèneque vous vous sentez le mieux ?

Frédéric : Oui. Notre boulot studio nous éclate bien car il est particulier, c’est l’instant T. Mais la vie de tournée, les voyages et rencontrer le public, oui on aime beaucoup.

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Le Mediateaseur remercie encore Frédéric et Olivier pour leur gentillesse et leur disponibilité. Le nouvel album des Volo intitulé Sans rire est toujours dans les bacs et nous vous proposons d’écouter ci-dessous le titre Aucun doute en acoustique.

Pour entendre les morceaux en live, retrouvez toutes les dates de la tournée en cliquant ici.

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