Interview : Eva Rice

eva-rice-interview-mediateaseur-home

A la fin de l’année dernière est arrivé en librairie Londres par hasard, le nouveau roman d’Eva Rice dont nous faisions une chronique ici.

Depuis, nous avons eu le plaisir de rencontre l’auteure lors d’un de ses passages à Paris pour parler de l’écriture de ce livre.

Nous espérons ainsi vous donner envie de le découvrir par vous-même.

 

 

 *****

  

 

Bonjour Eva,

Votre roman Londres par hasard a été publié en octobre prochain, êtes-vous contente de son accueil ?

Je suis très contente, c’est très agréable d’être reconnue dans un autre pays, d’autant plus que le roman est très anglais. C’est vraiment difficile de savoir si cet esprit si particulier sera bien perçu par d’autres cultures. Nous avons de très bons retours et nous avons même été premiers pendant plusieurs jours dans les romans jeunesses lors de la sortie. Pour être plus précise, je pense que les lecteurs sont des adolescents, car toute  l’époque des Stones et Beatles fascine les jeunes.

C’est votre second roman à paraître chez nous, quel est votre rapport avec notre pays ?

J’associe la France à de très bons souvenirs en famille ou avec des amis et d’une certaine manière c’est un lien familier, même si je ne la connais pas si bien que ça. Mon père est parolier (Tim Rice NDLR) il a été chargé de traduire les paroles de Starmania en anglais et je le suivais lors de ses voyages ici.

L’histoire du livre parle d’une jeune fille de Cornouailles qui part à Londres, comment est venue l’idée de situer le point de départ dans cette région ?

Je connais bien la Cornouailles, j’y ai passé de nombreuses vacances plus jeune. J’aime l’idée que ce soit situé assez loin de Londres et que l’héroïne doive faire un long voyage pour arriver dans un autre monde.

On retrouve ici certains personnages du précédent roman, vous l’aviez prévu dès le départ ?

C’était prévu dès le départ oui. Par exemple, le personnage d’Inigo n’avait pas un rôle énorme dans le précédent livre mais je trouvais intéressant de l’approfondir car à l’époque de ce livre, à cet âge, il pouvait très bien être un jeune qui se passionne pour tout ce qui se produit dans la nouvelle musique.

Ces musiques des années 60 évoquées dans le livre, c’est quelque chose qui vous plait ?

J’ai toujours été fan notamment des Beatles et des Stones et ce qui est intéressant, c’est leur influence sur toute une génération. J’aime beaucoup les histoires autour de la création de ces groupes et ma partie préférée lors de l’écriture de ce livre, c’est lorsque j’ai réfléchi à la manière d’insérer Brian Jones, des Rolling Stones, et comment  le transformer en un personnage de roman.

J’ai beaucoup aimé votre écriture et le sens du détail, avez-vous fait des recherches en amont ?

Oui, j’ai fait énormément de recherche, en particulier sur la maison de Sambourne House qui est dans Kensigton et qui est devenu Napier House dans le roman. A l’époque il y avait une tendance à vouloir détruire tout ce qui datait de l’époque Victorienne, mais la maison sur laquelle se fonde cette histoire a été sauvée, contrairement à ce qui se passe dans le livre.

Les personnages sont aussi bien décrits et avec de forts caractères, vous faites des préparations avant d’écrire ?

Non (rires), j’ai commencé à écrire avec une idée approximative et ça se développe tout seul petit à petit, je sais juste où je veux aller.

Les recherches et l’écriture vous ont pris combien de temps pour ce roman imposant ?

Probablement 18 mois, ce qui n’est pas énorme pour un tel livre. Il y a un grand écart avec le précédent livre car j’étais partie sur un autre manuscrit, mais j’ai estimé qu’il n’était pas bien.

Votre premier livre a été un best-seller, est-ce que cela met un peu la pression pour l’écriture du suivant ?

Je dois le reconnaître oui. C’est comme un deuxième album pour un chanteur. A l’écriture, nous pensons plus à ce que les gens veulent lire, car on vu les critiques du premier, plutôt qu’à ce que nous voulons écrire. Et je suis contente de l’accueil car en Angleterre il a été aussi bien reçu que le précédent.

J’ai écrit dans ma chronique du livre qu’il était plutôt destiné à un public féminin, vous êtes la mieux placée pour me donner votre opinion là-dessus.

Pas nécessairement un livre pour les femmes, mais c’est difficile de pousser les hommes à prendre un livre comme ça en main. S’il traîne à la maison ils pourront peut-être le lire, mais iront-ils l’acheter ? D’ailleurs, mon prochain livre sera moins long car là c’était très difficile à écrire avec tous ces personnages d’âges différents.

Vous avez déjà quelques mots à nous dire sur ce prochain roman ?

J’aime écrire des histoires avec des jeunes, mais dans le prochain livre il y aura un autre personnage féminin qui aura 46 ans. Ce sera la professeure de mathématiques de la jeune héroïne, et il y aura également un personnage masculin de 19 ans.

londres-par-hasard-cover

Le Mediateaseur remercie Eva Rice de nous avoir accordé un peu de temps et d’avoir fait l’effort d’essayer de répondre en partie en français.

Son roman Londres par hasard édité chez Baker Street est toujours disponible et nous vous le recommandons chaudement.

Londres par hasard d’Eva Rice, traduit par Martine Leroy-Battistelli, Editions Baker Street, 492 pages, 22€.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *