Interview : Valentina d’Urbano

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C’est en participant à un concours que tout a débuté pour Valentina d’Urbano.

Cette jeune auteure italienne l’a remporté haut la main et un éditeur a ensuite publié son écrit. Un très bon choix qu’a décidé de faire également l’un de ses collègues français.

Depuis, nous avons eu le plaisir de rencontrer Valentina lors d’un passage en France pour la promotion de Le bruit de tes pas, chroniqué ici.

  

 

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 Bonjour Valentina,

Votre roman Le bruit de tes pas a été édité en France, êtes-vous contente de l’accueil que ce soit du public ou de la presse ?

Je suis très contente de l’accueil. J’ai aussi été surprise lors des rencontres, que les lecteurs participent autant, car en Italie il s’agit plutôt surtout des signatures. Et la presse est assez bonne donc tout va bien.

En participant au concours, pouviez-vous penser que vous seriez amené plus tard à voyager dans différents pays pour faire la promotion du livre ?

Non, je n’y ai pas pensé du tout. Si j’y avais pensé, je ne l’aurais probablement pas écrit car je suis très timide. Être autant amené à voyager n’est pas forcément une vie qui me plait, moi j’aime écrire rester chez moi, être tranquille mais cela fait partie de la rançon du succès.

Ce livre est très fort et j’ai qualifié la relation entre les deux héros d’amitié intense, plus que d’amour, est-ce que cela vous va  

Ça me convient très bien, d’autant que, si tant est qu’il y ait une histoire d’amour, elle existe dans la tête des personnages et dans ce qu’ils racontent, mais il n’y a pas d’échanges physiques. Je suis contente que vous l’ayez remarqué.

L’histoire est sombre, on y parle notamment d’avortement, de mort, de drogues, où avez-vous trouvé cette inspiration ?

Le quartier décrit dans le livre est celui dans lequel j’ai vécu toute ma jeunesse. J’y ai mélangé des choses que j’ai vécues, entendues. Les histoires de drogue par exemple, sont quelque chose qu’on voyait tous les jours, pas seulement en imagination.

On dit toujours qu’il y a de soi dans un premier roman, est-ce vrai pour vous ?

Quand je l’ai écrit au départ, je pensais vraiment avoir inventé des personnages très différents de moi. Quand j’ai donné le livre à lire à mes parents et à des amis très proches, ils m’ont dit « tu ne t’en rends pas compte, mais tu es comme Béatrice ». Je ne sais pas vraiment si c’était un compliment (rires).

La narration est faite à la première personne par le regard de Béatrice, était-ce pour emporter encore plus le lecteur dans l’histoire et nous faire sentir proche d’elle ?

J’ai pensé l’écriture du livre en me disant que Béatrice était le personnage le plus important, même si Alfredo l’est aussi, et, plus qu’impliquer le lecteur, je voulais vraiment raconter une vision des choses. Si j’avais été la narratrice, il y aurait eu une neutralité non-souhaitée. Je voulais une personnalité au récit, et une émotion.

En reparlant des éléments cités plus haut, vous-êtes vous censurée parfois en vous disant que vous alliez trop loin dans le côté sombre ?

Pour ce premier livre non pas du tout. Je l’ai écrit en vingt jours, car ce fameux concours avait une date limite et je me suis lancée dans l’écriture à fond. Je n’ai pas eu le temps de penser à ça. Après, j’ai retravaillé le texte avec l’éditeur mais pas forcément là-dessus. En revanche pour mon deuxième roman, l’idée m’a traversé l’esprit à certains moments de me dire « la c’est trop dur », mais au final je ne me suis pas écouté, car je me suis dit que j’écrivais pour moi et non pas pour les gens qui vont éventuellement me lire.

Pouvez-vous déjà évoquer pour nous ce prochain roman ?

Ce sera une histoire totalement différente, dans un lieu totalement différent situé dans le nord de l’Italie. C’est l’histoire de trois femmes sur trois générations qui ont une vie un peu particulière. 

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Le Mediateaseur remercie Valentina d’Urbano pour sa gentillesse et son joli sourire. Son roman Le bruit de tes pas édité chez Philippe Rey est un petit bijou d’écriture et nous ne pouvons que vous inciter à le lire.

Le bruit de tes pas de Valentina D’Urbano, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, Editions Philippe Rey, 240 pages, 19€.

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