Interview : Julie Zenatti

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Qu’on se le dise, Julie Zenatti sera de retour dans les bacs avec un nouvel album dans les mois à venir.

En attendant, elle propose à son public le premier extrait intitulé D’où je viens (à découvrir en fin d’interview grâce à la lyrics-vidéo). C’est à l’occasion de la promotion de ce single que nous avons eu le plaisir de rencontrer l’artiste pour discuter de ce morceau et du futur opus.

Bonne lecture,

 

 

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Bonjour Julie,

On se rencontre pour votre nouveau single D’où je viens, que vous avez co-écrit, cela faisait longtemps que vous n’aviez pas pris la plume, quel a été le déclic pour ce morceau ?

Plus de diva (l’album précédent NDLR) était un album particulier, car conceptuel, écrit par Pierre-Yves Lebert ou Delphine Dobrinine qui ont un style très poétique. Comme ce nouvel album, je le voulais très premier degré, avec des histoires du quotidien, le mieux était qu’à  un moment je m’y mette. Donc écrire et composer sur cet album s’est fait assez naturellement.

Le dossier de presse évoque un titre qui vous ressemble beaucoup, plus que vos chansons jusqu’à présent ?

Je ne me suis jamais imposée de contraintes artistiques. J’ai toujours fait les albums dont j’avais envie, au moment où je voulais les faire, donc je ne dirais pas que cette chanson me ressemble plus que les autres, mais elle me ressemble au jour d’aujourd’hui. C’est ce que en 2014, j’ai envie de partager avec les gens.

Sur ce morceau, nous avons le plaisir d’entendre à nouveau des cordes, il y en aura d’autres dans l’album ?

C’est quelque chose qui fera partie de la couleur de cet album, avec des formations beaucoup plus petites que sur les précédents. J’avais envie de quatuor, de violon solo et de choses plus brutes.

Votre public peut actuellement écouter ce single avec la lyrics-vidéo, un clip est-il prévu également ?

Nous sommes en train de finir le synopsis du clip et je pense qu’il sera disponible début mai.

D’où je viens est le premier extrait d’un album à venir, pouvez-vous nous parler en quelques mots de cet opus ?

Je suis très contente de cet album, car j’aime beaucoup ce que racontent les chansons présentes dessus. Il est nostalgique, mais en même temps lumineux, et j’aime dire que c’est un album qui avance. On regarde toujours tout droit, et on avance quoi qu’il se passe que ce soit positif ou négatif. Je ne m’enferme pas dans une mélancolie dans cet album mais au contraire je vais vers le plus joli.

Musicalement, cela ressemblera au premier single ?

Il y aura quelques titres un peu plus acoustiques, comme par exemple la chanson À l’ouest qui est un guitare-cordes et il y aura un ou deux piano-voix que j’affectionne. Mais la couleur générale est vraiment celle de D’où je viens.

Et au niveau des thèmes, quelles sont les sources d’inspirations ?

Il y a un peu d’observation et beaucoup de vécu. Je me suis inspirée de ces quatre dernières années durant lesquelles je suis devenue maman, et aussi de mon entourage et des parcours de mes amis. Je vis un peu en tribu, je suis très proche de mes amis et je me suis permise de m’inspirer de nos vies.

Vous avez collaborée notamment avec Manu Da Silva, pouvez-vous nous raconter comment se sont passés la rencontre et le travail en commun ?

Manu, c’est au départ une rencontre improbable, comme j’en ai toujours eu dans mes albums. On s’est rencontré par l’intermédiaire d’Hélène Ségara, on a discuté, on a échangé et on a travaillé ensemble pendant deux ans. Il y a eu d’abord une première mouture de travail dans laquelle je me suis laissé guider, mais il avait une mauvaise image de moi. Il voulait me rendre « plus chic et plus classe » sauf que moi, je ne vais pas dire je ne suis pas chic, mais j’aime les sentiments bruts et c’est vrai que la poésie de Da Silva m’emmenait un peu ailleurs. Finalement, il y a eu un déclic, nous nous sommes remis à travailler ensemble et il y a quatre chansons à lui dans l’album qui sont très importantes pour moi, comme cette rencontre avec lui.  Sa liberté artistique me conforte dans le fait qu’un artiste doit aller jusqu’au bout des choses, d’abord seul, avant de se confronter aux maisons de disques. Il fallait que  je sois sûre à 100 % de ce dont j’avais envie.

Plus de diva, que nous évoquions plus haut, n’a pas rencontré son public, est-ce que vous y avais pensé pendant la création de ce nouvel album ?

J’y ai pensé car évidemment, en ayant vendu seulement 30 000 exemplaires de l’album précédent, j’étais très déçue. Je le trouvais très abouti artistiquement même si nous savions que c’était un album particulier et qui n’était pas calibré pour les radios. Il y a une certaine appréhension, j’ai passé trois ans et demi à chercher des chansons en me demandant ce que j’avais envie de chanter et surtout, si j’avais toujours envie de chanter. Je suis passée par toutes ces étapes avant d’arriver chez Capitol avec l’idée d’un nouvel album, une nouvelle équipe et des idées très claires. Je me suis vraiment posé la question de savoir si j’avais encore des choses à dire.

Vous auriez pu véritablement arrêter de chanter ?

On n’arrête jamais de chanter réellement, mais oui bien sûr, j’aurais pu continuer à le faire uniquement pour mon plaisir et que ce ne soit plus mon métier.

Votre changement de maison de disque a apporté un nouveau souffle dans tout ça ?

C’est vrai que c’est toujours agréable de se retrouver face à des gens qui ont envie. L’équipe aimait les chansons, elle aime l’artiste que je suis, à partir de là, ça procure un nouveau souffle. Cela faisait 15 ans que j’étais signée chez Sony et c’est un peu comme une histoire d’amour, il y a un moment où on s’essouffle un peu et je pense qu’on en étais arrivé là.

Et ce travail en commun, vous en êtes contente ?

En tout cas, j’aime ce que je vais proposer, je n’ai pas de doute. Après, si la rencontre se fait avec le public, ça sera magique, et si ce n’est pas le cas, je serais tout de même contente de cet album quoi qu’il arrive.

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Le Mediateaseur remercie Julie Zenatti d’avoir fait une pause sur notre site. Ecoutez ci-dessous le single D’où je viens avant notre chronique de l’album à sa sortie.