Interview : Alex Fighter

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Nous vous parlions ici de la série de documentaires intitulé Rêver le futur et diffusée actuellement le dimanche soir sur Planète +.

Pour en savoir plus sur l’idée de départ et les méthodes de travail de l’équipe notamment, nous avons eu le plaisir de nous entretenir avec Alex Fighter, le producteur et initiateur du projet.

Nous espérons que vous prendrez autant de plaisir à lire cette interview que nous avons eu à la faire avec cet homme passionné et passionnant.

 

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Bonjour Alex,

Pour commencer, êtes-vous content de l’accueil des épisodes déjà diffusés ?

Oui, je suis ravi des échos que j’ai sur la série. Globalement, le projet a été bien relayé dans la presse et les retours sont bons donc c’est une très grande satisfaction. Avec l’équipe, nous avons donné le meilleur de nous-mêmes pour faire des épisodes de qualité, mais on se demandait évidemment si cela allait bien être reçu, et c’est le cas. Les téléspectateurs la trouvent inspirante et c’est totalement ce que je voulais faire, proposer des projets qui soient des bols d’airs.

Vous êtes le créateur et producteur de ce projet, comment vous est venue l’idée ?

J’ai eu l’idée il y a environ 2 ans et ensuite il y a eu 1 an de développement et 1 an de production. Pour tout dire, au départ je suis tombé sur un sondage à l’échelle planétaire sur le futur, et ce qui ressortait, c’est que la population a un rapport anxiogène avec le futur. Quand j’ai vu ça, en passionné de science et de technologie, je me suis dit qu’il pouvait être intéressant d’explorer les nouvelles solutions alternatives qui existent dans différents domaines. On s’est dit que des gens devaient travailler là-dessus, et effectivement, quand on a commencé à bosser, on a découvert qu’il y a beaucoup de passionnés qui travaillent et recherchent de nouvelles solutions, car celles d’hier ne fonctionnent plus. Et là on est partis dans la quatrième dimension à toute vitesse.

Vendre ce projet à une chaîne de télévision a-t-il été simple si ce n’est pas indiscret ?

Je dois dire que sur ce coup-là, j’ai bénéficié de la synchronicité des évènements. Ici, mon premier rendez-vous a été avec Planète, et la chaîne avait justement envie de proposer ce type de projet autour de l’innovation et du futur. Ca coïncidait parfaitement et du coup ça n’a pas été plus compliqué que cela.

Cette série de documentaires a dû être un énorme travail ?

Oui, c’était un gros boulot car l’idée était de produire une série pour le marché international et qui fasse beaucoup de bruit, donc, ça nous a obligés à enquêter aux 4 coins de la planète pour des projets qui ne soient pas que franco-français. Le boulot d’enquête a été intense mais ça a vraiment été génial car il y avait une super énergie en coulisses.

Avez-vous choisi vous-même les différents thèmes et intervenants ?

La chaîne m’a vraiment fait confiance et j’ai eu une liberté totale. On a fait énormément de réunion à la pré-production pour les informer des avancements et les échanges étaient constructifs. J’étais libre aussi car l’équipe derrière moi est solide, beaucoup ont travaillé pour ARTE, et les différents réalisateurs ont fait beaucoup de films très variés, et ce sont des vétérans. J’ai donc pu aller dans la direction que je voulais.

Sortir 10 documentaires en si peu de temps paraît fou. Vous les avez tous travaillés en même temps ?

On a travaillé en même temps sur les 10 thématiques, oui. Une chose que je dois avouer, c’est que je suis extrêmement pointilleux sur l’organisation et le rétro planning est quasiment scientifique (rires), mais tout en restant fun car je ne suis pas un dictateur. Mais cette rigueur nous a permis de sortir cette performance de 10 documentaires en 8 mois.

Les épisodes sont complets et intéressants, tout en étant accessibles grâce à la « vulgarisation », comment s’est fait le travail pour arriver à ce résultat ?

L’idée était vraiment de rester accessible et de mettre le curseur au bon endroit. Une personne importante de l’équipe est Hélène Le Meure, c’est une scientifique, et on a travaillé main dans la main sur la construction. Elle apportait son approche scientifique, et comme elle vient de la presse écrite, elle avait l’habitude de traiter des sujets en vulgarisant. Moi j’était plus du côté pop, pour voir à quel moment on ne tombait pas dans quelque chose de trop poussé. Au montage on se mettait dans la peau d’un téléspectateur qui n’y connaît pas grand chose à la science, et ça passait aussi par l’utilisation de référence populaire.

Pour terminer, une question qui n’est pas simple, mais avez-vous un épisode préféré parmi tous ?

Celui qui m’a le plus scotché est celui sur la musique du futur. Ca a été un long débat car la musique on l’écoute, ça ne se regarde pas, donc parler de son en documentaire paraissait compliqué. Et on s’est pris une claque au montage car les innovations en cours sont totalement bluffantes, je le trouve dingue. Mais après je les aime tous évidemment.

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Nous remercions Alex Fighter pour sa disponibilité et cet agréable moment. La série continue jusqu’au 8 mai, avec dès ce soir à 20h45 L’habitat du futur.

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