Interview : Valentin Musso

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Il y a 10 jours est sorti en libraire le polar Les cendres froides de Valentin Musso, un livre que j’ai vraiment apprécié et que je vous chroniquais ici.

Afin de pouvoir discuter avec lui de l’histoire, de sa méthode de travail et déjà de ses futurs projets, l’auteur a bien voulu nous accorder un peu de temps. Un entretien agréable et assez complet que je vous propose de découvrir ci-dessous.

Bonne lecture.

 

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Bonjour Valentin,

Votre dernier roman Les cendres froides a pour toile de fond les Lebensborn (maternités nazies qui accueillaient des jeunes femmes enceintes de soldats SS). Comment vous est venue cette idée ?

En fait j’avais vu il y a environ 2 ans un article dans l’Express qui parlait justement des Lebensborn. Cet article était surtout accès sur les maternités qui avaient été créées dans les pays occupés pendant la guerre. J’avais mis cet article de côté en pensant en faire quelque chose un jour et j’ai eu envie de traiter ça sous forme de thriller en le rattachant assez vite à une histoire de famille.

Combien de temps vous prend l’écriture d’un livre comme celui-ci avec les recherches en plus ?

Alors là, la documentation a pris un peu plus de temps que mon premier livre (La ronde des innocents NDLR). Il y a eu vraiment 6 mois durant lesquels j’ai essayé de lire à peu près tout ce qui avait été écrit sur les Lebensborn. En fait, il y a eu assez peu d’ouvrages historiques et de thèses universitaires, et c’est assez étonnant car c’est tout de même un élément central de la politique de l’eugénisme des nazis pendant la guerre. Le sujet a très très peu passionné les historiens car sur le seul Lebensborn qui ai été ouvert en France, il n’y a aucun livre. Et après les lectures, il y a eu à peu près le même temps d’écriture, on va dire.

Nous suivons dans ce livre deux époques en parallèle. Avez-vous écrit toute l’histoire d’un coup où les deux séparément avant de les réunir ?

J’ai écrit tout de manière chronologique comme pour le précédent roman. Parfois il pouvait m’arriver d’écrire plusieurs chapitres sur la même histoire mais j’ai essayé de respecter la chronologie surtout pour me mettre dans la tête du personnage central qui est le narrateur. Donc on va dire que je voulais découvrir les choses en même temps que lui.

Je dois vous avouer que j’ai eu un peu de mal à passer d’un chapitre à l’autre au début.

C’est vrai que je suis très porté sur les policiers comme ça qui sont construits en parallèle. Il y en a beaucoup comme par exemple le plus connu c’est Grangé avec Les rivières pourpres. J’aime bien cette idée, on va dire, de perdre un peu le lecteur au départ avec 2 histoires qui apparemment n’ont aucun lien et les réunir à la fin.

On en parlait, c’est votre second roman, le premier avait reçu un accueil très favorable. Est-ce que vous aviez un peu la « pression » à l’écriture de celui-ci ?

Non, pas tellement. Je ne parlerais pas de pression, parce que d’abord là c’est une idée que j’avais depuis 2 ans un peu en tête, je savais que je voulais faire quelque chose sur le sujet. Après c’est vrai que lorsque l’on se retrouve devant sa feuille ou son ordinateur, on a tendance être rapidement absorber par l’histoire et à ne penser qu’à l’écriture. Je n’ai pas pensé en l’écrivant à la réception du livre.

Vous êtes édité chez Les nouveaux auteurs dont le principe est de se faire juger directement par les lecteurs, est-ce plus difficile que par des professionnels ?

C’était le principe du premier roman et j’ai accepté de refaire la même expérience. Non, c’est plutôt une bonne chose car on a un regard qui est vraiment sans concession de la part des lecteurs. Ils n’ont pas forcément les mêmes contraintes éditoriales qu’un comité de lecture professionnelle, il y a quelque chose d’immédiat et d’assez spontané dans leurs critiques. Et du coup parfois c’est un peu plus acerbe.

Les cendres froides est sorti il y a une dizaine de jours maintenant, comment vous sentez-vous lorsque l’histoire ne vous appartient plus ?

Je pense que c’est assez sain au bout d’un moment de se séparer un peu du livre car c’est vrai qu’on baigne durant un an dans l’histoire et le paradoxe c’est qu’au moment où les lecteurs découvrent le livre, nous on est déjà passé au livre suivant.

Justement, vous avez déjà l’idée de la prochaine histoire ?

Oui, là, je commence la phase de documentation et de construction de l’histoire. J’ai déjà des idées et ce sera de nouveau un thriller avec des parties historiques, donc pas forcément un policier qui se passera de nos jours.  Là, je commence un peu à remonter dans le temps au fil de mes livres (rires).

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Le Mediateaseur remercie une fois de plus Valentin Musso d’avoir répondu à nos questions. Son roman Les cendres froides est disponible en rayon dans vos librairies, n’hésitez pas à vous y plonger, vous ne le regretterez pas.

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