Interview : Claudia Meyer

claudia-meyer-interview-mediateaseur-home

Nous vous présentions ici Claudia Meyer et sa reprise très personnelle du titre Lady D’Arbanville de Cat Stevens.

Aujourd’hui, c’est un petit entretien avec l’artiste dans lequel nous évoquons ce single que je vous propose ci-dessous.

Bonne lecture.

 

*****

 

Bonjour Claudia,

Nous nous rencontrons pour parler de votre actualité avec le single Lady d’Arbanville, extrait de votre album Fuego. Pour commencer, êtes-vous contente de l’accueil fait à ce disque ?

Je suis contente de l’accueil car j’ai eu des très bonnes critiques et je n’ai pas à m’en plaindre. Même s’il est vrai que c’est très dur en ce moment d’avoir un accueil médiatique car en plus je chante en espagnol, donc l’accueil est plus important à l’étranger. Je n’ai pas beaucoup de promotion, mais c’est vraiment sur la scène que je m’exprime  Et j’ai la chance d’avoir un public qui me suit depuis longtemps.

Cette chanson que vous vous réappropriez, a-t-elle une histoire pour vous ?

Exactement. J’ai commencée la guitare,  et quand on commence la guitare, on joue souvent des morceaux qui vont bien avec ça.  Chez moi j’avais des grands frères qui avaient des disques de Léonard Cohen, Bob Dylan, Cat Stevens et Cat Stevens c’est le premier artiste que j’ai travaillé avec ma guitare. Cette chanson me rappelle mon adolescence, et comme c’est un album autobiographique  elle était obligée d’être dessus.

Votre version a reçue l’autorisation de l’artiste originale, vous souvenez-vous du jour de cette annonce ?

Oui, c’est mon manager qui me l’a annoncé et là je me suis dit c’est pas possible. J’étais dans un restaurant et je me rappelle bien avoir sautée de joie, c’était un moment très émouvant.

Il s’agit-là d’une version très ensoleillée, cela a demandé beaucoup de travail de réorchestration j’imagine ?

Oui, c’est un arrangement sur lequel il y a eu du monde car je voulais inviter tous mes amis sur ce titre. Il est le mélange de beaucoup d’influences qu’elles soient orientales, sud-américaines, latine, toutes les musiques que j’aime. J’ai fait cet arrangement il y a quelques années, et je ne l’avais mis de côté en disant qu’il ne sortirait jamais. Et quand on a eu l’autorisation et que l’on a voulu la mettre sur cet album, on a refait un peu les arrangements.

Elle est aussi très lointaine de ce qu’on a tous en mémoire.

Je crois que c’est ça qui a interpellé Cat Stevens, il avait écrit cette chanson dans les années 70 pour une femme qu’il aimait, et je pense qu’avec le recul, qu’est-ce qu’on garde de la vie ce sont les bons souvenirs. Il a beaucoup aimé ce côté ensoleillé qui n’à vraiment absolument rien à voir. Lui parle à cette femme comme un amoureux, moi j’ai voulue lui rendre un hommage, comme si elle était toujours là.

La partie espagnole est une traduction du texte ou un ajout de votre part ?

C’est moi qui ai écrite cette partie. J’avais fait plusieurs versions, une toute en espagnol et une autre toute en anglais, et je trouvais que c’était bien de mélanger les deux. Du coup la chanson se divise en deux parties d’un côté en anglais la version originale que tout le monde connaît, et après ça part en live (rires). J’aime beaucoup passer d’une ambiance à l’autre et je l’ai sentie comme ça.  Ce n’est pas exactement la traduction, j’ai réinventée un peu l’histoire pour que ce soit un souvenir un peu moins triste.

my-lady-darbanville-single-cover

Le Mediateaseur remercie Claudia Meyer pour sa disponibilité et son enthousiasme. Son album Fuego est toujours disponible dans les bacs.

Si vous vouez entendre cette version de Lady D’Arbanville et d’autres titres, rendez-vous au Scop’Club le 22 mai prochain. Claudia y invite Daniel Fernandez dans le cadre de sa carte blanche.

Et pour rester informé de l’actualité de l’artiste, ça se passe ici sur son site.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *